-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
محمد بن راشد يتابع مخططات وقف تحدي القراءة العربي في دبي
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
الشارقة الإسلامي يدرج صكوكاً بقيمة 500 مليون دولار في ناسداك دبي
-
جاسيندا أرديرن تدرّس القيادة القائمة على التعاطف في جامعة سيدني
-
النائب العام العسكري الإماراتي يؤكد المساواة في أداء الخدمة الوطنية
-
قمة في دبي تناقش الامتثال ومكافحة الجرائم المالية في قطاع الصيرفة
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
رأس الخيمة تطلق إطار التنقل الذاتي ومنطقة لتجارب المركبات
-
حور القاسمي تبحث قيادة المؤسسات الثقافية خلال الأزمات في الدوحة
-
عشرة مقتنيات منزلية قديمة قد تهدد الصحة والسلامة وأمن البيانات
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
قراصنة العملات المشفرة يستولون على 20.6 مليار دولار منذ أول اختراق
-
السيطرة على تسرب ناقلة نفط في مياه الإمارات واستمرار المعالجة
-
إحالة متهمين إلى الجنايات العسكرية في قضية تلاعب بالخدمة الوطنية
-
أسبوع القاهرة للمياه يعزز الحوار والشراكات لمواجهة تحديات الموارد
-
التضخم السنوي في بولندا يتراجع إلى 3.5% خلال أكتوبر
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
الجمارك المصرية توسع الميكنة لتقليص زمن الإفراج عن البضائع
-
الكرملين يتهم أوكرانيا بتجاهل طلب وقف ضرب مصافي النفط الروسية
-
اتصالات التحذير قبل الغارات الإسرائيلية تثير أسئلة قانونية وإنسانية
-
وقفة في الخليل تطالب بعودة عائلات هجرتها القوات الإسرائيلية
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
حماس تدعو إلى توسيع التحرك النقابي الدولي المتضامن مع غزة
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
تقارير عن اعتقالات واستدعاءات سياسية متواصلة في الضفة الغربية
-
القدس والأقصى في سباق الانتخابات الإسرائيلية بين التسريع والتدرج
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
الاتحاد الأوروبي يقر دعماً عسكرياً لموريتانيا بقيمة 20 مليون يورو
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
اتهام 13 شخصاً من حزب الله بالاعتداء على أمن الدولة في لبنان
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
مدفيديف إلى نصف نهائي فيينا ويحجز مقعده في ختامية تورينو
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
سلاح حزب الله يعود إلى طاولة النقاش بعد عقدين بلا اتفاق تنفيذي
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
Il y a deux ans, Fernando Nuñez a fait du porte-à-porte par plus de 40°C en Arizona pour aider Donald Trump à reconquérir la Maison Blanche. Mais pour les élections de mi-mandat, ce jeune latino ne votera pas pour les candidats soutenus par le président.
"Trump nous a trahis, il a fait un virage à 180 degrés", s'indigne cet Américain de 22 ans, issu d'une famille mexicaine.
Les promesses du milliardaire républicain l'attiraient : faire baisser les prix, en finir avec les guerres à l'international, et publier l'intégralité du dossier Epstein.
Alors, il enrage face au manque de transparence du gouvernement concernant le délinquant sexuel et à la guerre menée contre l'Iran, qui renchérit les prix à la pompe et alimente plus largement l'inflation, bloquée au-delà de 3%.
"L'essence, l'assurance, la nourriture : tout a augmenté et c'est plus cher que jamais", râle ce commercial dans la téléphonie, qui gagne 1.600 dollars par mois. "On n'est pas censés être en guerre avec l'Iran. On est seulement dans cette guerre à cause d'Israël."
Le 3 novembre, ce conservateur désabusé votera pour des candidats indépendants, ni républicains, ni démocrates.
Le comté de Yuma, où il habite, illustre bien le virage à droite de la communauté latino qui a permis la victoire de Donald Trump en 2024. Dans ce coin du sud-ouest où le mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique bouche l'horizon, le républicain l'avait emporté avec 20 points d'avance.
- "Réveil violent" -
À Somerton, village agricole quasiment entièrement latino et habituellement acquis aux démocrates, environ 40% des habitants avaient voté pour Donald Trump.
Le maire Gerardo Anaya l'explique par le mécontentement de ses administrés face à l'inflation galopante sous Joe Biden et à l'afflux quotidien de milliers de migrants à la frontière voisine.
"C'était donc davantage un vote sanction", résume l'édile de gauche. Ceux qui ont choisi Donald Trump subissent désormais un "réveil brutal", avance-t-il.
Dans cette bourgade entourée de champs de salades, le parking de l'unique supermarché bruisse de plaintes.
Les habitants rencontrés par l'AFP sont scandalisés par le prix de la "carne asada" (viande grillée, ndlr) ou celui du gasoil, qui renchérit l'un des rares loisirs du coin: rouler en buggy dans le désert.
L'aura d'homme d'affaires de Donald Trump ne convainc plus. "Je pensais qu'il allait tout arranger, mais maintenant je ne veux plus rien avoir à faire avec lui", confie un jardinier, sous couvert d'anonymat.
- "Raciste" -
Le nombre de migrants à la frontière a drastiquement chuté. Mais cet homme d'origine mexicaine ne digère pas les descentes musclées aux quatre coins des États-Unis qui aboutissent à l'expulsion de nombreux immigrés sans casier judiciaire.
"Trump avait dit qu'il s'attaquerait aux criminels. Ce n'est pas ce qui s'est passé", dénonce-t-il. "C'est un raciste, un point c'est tout."
Cette désillusion de l'électorat latino est largement partagée, selon les sondages nationaux. Les démocrates espèrent capitaliser dessus pour reprendre le Congrès le 3 novembre.
Mais à Somerton, les déçus du trumpisme ne se rabattent pas forcément vers la gauche : le jardinier en colère compte s'abstenir.
Dans son salon de coiffure, Jaime Sanchez est lui encore indécis. Ce barbier de 52 ans avait choisi Donald Trump par opposition à l'avortement et attachement aux "valeurs familiales".
Mais il s'avoue perplexe face à sa politique migratoire, qui expulse des parents sans histoire, avec le risque de les séparer de leurs enfants Américains.
"Dans une famille qui n'est pas unie, il y a plus de dangers : plus de gangs, plus de drogues, parce qu'il n'y a pas de figure de référence pour les guider", s'inquiète-t-il.
"Je vois beaucoup de mécontentement", témoigne José Manuel Castro, pasteur évangélique de la ville voisine de San Luis.
Cet électeur conservateur de 75 ans s'attend à un vote sanction de ses ouailles.
Mais à long terme, il estime que la bascule des latinos vers les républicains ne fait que commencer, car beaucoup sont mal à l'aise avec une gauche américaine qui défend l'avortement et les droits des personnes transgenres.
"Le parti démocrate promeut ce qui va contre les principes de la parole de Dieu", juge-t-il.
R.Shaban--SF-PST