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Au Sénégal, le Premier ministre présente un vaste plan pour redresser et "souverainiser" l'économie
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a dévoilé vendredi un "plan de redressement économique et social" très attendu, qui doit être financé à "90%" par des ressources internes pour "souverainiser" le pays, dans un contexte économique et financier très difficile marqué notamment par une suspension des décaissements du FMI.
Ce pays d'Afrique de l'Ouest est confronté à une situation économique préoccupante, avec un déficit budgétaire de 14% et un encours de la dette publique représentant 119% du PIB. Le taux de chômage est évalué à 20% alors que la pauvreté atteint 35,7% de la population.
"Toute la trame de ce plan répond à cette option forte de souverainiser notre pays", a lancé M. Sonko, en présence du président Bassirou Diomaye Faye, lors d'une cérémonie qui s'est tenue dans une salle comble au Grand Théâtre de Dakar.
"Je voudrais dire au peuple sénégalais que ce plan que nous vous avons présenté ne se fera pas sans vous. Il se fera pour vous, avec vous", a de son côté souligné le président Faye dans son discours.
Selon le Premier ministre, "90% des ressources (de ce nouveau plan) sont attendues de la mobilisation des ressources endogènes et sans endettement" extérieur, a-t-il déclaré.
Trois principaux chantiers ont été énumérés: "la réduction maîtrisée de la dette publique, la mobilisation des ressources domestiques et le financement endogène complémentaire hors endettement".
Parmi les mesures annoncées figurent la réduction des charges et du train de vie de l'Etat, la réduction des coûts des voyages à l'étranger, la taxation de niches de financement "sous-fiscalisées" comme le numérique, le "mobile money", les jeux de hasard et en ligne, ou le foncier.
La renégociation des contrats dans le pétrole, le gaz et les mines, la réduction des frais d'eau et d'électricité dans l'administration publique et un ciblage des bénéficiaires des subventions dans l'énergie font aussi partie des volets de ce plan.
M. Sonko a été nommé Premier ministre en avril 2024 au lendemain de la victoire de son second, Bassirou Diomaye Faye, à la présidentielle, qu'il avait fait élire après que sa propre candidature a été invalidée.
- "Sans brader nos ressources" -
Les nouvelles autorités affirment avoir hérité d'un lourd passif, selon elles, de l'ex-régime du président Macky Sall (2012-2024), accusé d'avoir dissimulé les vrais chiffres sur des indicateurs clefs comme la dette publique et le déficit budgétaire.
Le plan de redressement est annoncé alors qu'une mission du FMI est attendue fin août au Sénégal. L'institution a suspendu ses décaissements pour avoir, selon elle, des réponses et des engagements de la part des nouvelles autorités afin que cette dissimulation d'indicateurs alléguée ne se reproduise pas à l'avenir.
"Rien ne justifie le retard des décaissements du FMI (qui) a sa part de responsabilité dans la situation dont nous avons héritée. Ils ne peuvent pas venir chaque année et ne pas voir (des éléments) aussi gros", a lancé M. Sonko. "On a l'impression qu'il y a un souci (une volonté, NDLR) d'asphyxier le pays, mais (il) tient encore", a-t-il ajouté.
Le Sénégal a plusieurs fois sollicité ces deux dernières années le marché financier sous-régional pour pallier les difficultés d'accès aux fonds internationaux.
M. Sonko a indiqué que le nouveau plan se fonde sur plusieurs principes dont "le respect des engagements internationaux" du Sénégal, notamment dans le paiement de la dette. "Nous voulons remonter cette situation héritée, sans pour autant aggraver la dette publique et sans brader nos ressources naturelles et foncières", a-t-il souligné.
Il a par ailleurs affirmé que le plan sera mis en oeuvre "sans mettre trop de taxes supplémentaires sur les investisseurs au détriment de l'attractivité de notre pays".
Face aux difficultés économiques criantes d'une majorité de Sénégalais, ce plan inclut un volet social prévoyant la poursuite de mesures de réduction du coût de la vie, un meilleur financement des services sociaux, ou le renforcement des aides aux ménages les plus pauvres.
Les mesures annoncées par M. Sonko doivent, selon lui, permettre de mobiliser 5.667 milliards de FCFA (plus de 8,6 milliards d'euros), soit autant que le budget 2025 du pays.
Ce nouveau plan fait suite à celui, plus large, présenté en octobre 2024 baptisé "Sénégal 2050: agenda national de transformation", visant une transformation de l'économie et de l'Etat.
R.Shaban--SF-PST