-
La Finlande, la Grèce et Israël qualifiés lors de la demi-finale de l'Eurovision
-
Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
-
En Inde, les assurances anti-chaleur commencent à faire leur trou
-
Les dix finalistes à l'issue de la première demi-finale de l'Eurovision
-
Procès OpenAI: Altman contraint d'admettre qu'il lui est "arrivé de ne pas dire la vérité"
-
Privées de bonnes nouvelles, les Bourses mondiales en baisse
-
Régler les crises mondiales sans l'Afrique est une "faute", estime Macron, à la fin d'un sommet franco-africain
-
Wall Street recule, minée par la faiblesse de la tech
-
Trump part à la rencontre de son "bon ami" Xi, l'Iran en toile de fond
-
Régler les crises mondiales sans l'Afrique est une faute, estime Macron, à la fin du Sommet franco-africain de Nairobi
-
Real Madrid: Florentino Pérez convoque des élections à l'issue d'une saison tourmentée
-
Albrecht Weinberg, rescapé de l'Holocauste, est décédé à l'âge de 101 ans
-
Le patron de Voodoo (jeux mobiles) prend le contrôle de Konbini et du Gorafi
-
La Bourse de Paris repasse sous le seuil des 8.000 points après quatre jours de baisse
-
Kevin Warsh, de Wall Street au sommet de la Fed
-
Tennis: un record égalé, Sinner lancé vers un festin à Rome
-
Et si les humains éradiquaient tous les moustiques?
-
Moyen-Orient: les Bourses prises dans la spirale conflit, pétrole, inflation et tech
-
Des Etats-Unis à la Chine, la consommation mondiale de vin continue de reculer
-
Tour d'Italie: Narvaez console UAE, Ciccone enchante l'Italie
-
Starmer s'accroche au pouvoir, les travaillistes divisés sur son maintien
-
Trump attendu à Pékin pour un sommet américano-chinois, avec la guerre au Moyen-Orient en toile de fond
-
Luc Besson accusé de viol: le parquet général requiert une réouverture des investigations
-
Les Bourses européennes terminent en recul, prises dans le cocktail pétrole et inflation
-
Moyen-Orient: la réalité du conflit rattrape les marchés boursiers
-
Carburants: la "cagnotte" a fondu à cause d'une chute de la consommation
-
L'inflation au plus haut depuis près de trois ans aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre hausse du pétrole et bond de l'inflation
-
Starmer s'accroche tandis que les appels à sa démission se multiplient dans son camp
-
Masters 1000 de Rome: Ruud écoeure Musetti, fin de parcours pour Priznic
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales entre hausse du pétrole et fin de l'euphorie de la tech
-
Hantavirus : beaucoup de questions avant le point de la ministre de la Santé
-
L'UE a invité une délégation de représentants talibans à Bruxelles pour parler migration
-
Pas de "détails concrets" sur une fin de la guerre en Ukraine, dit le Kremlin
-
L'Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump
-
Aide à mourir: vers un nouveau rejet et des débats écourtés au Sénat
-
Au procès libyen, condamnation intégrale requise pour Sarkozy pour son "accord" avec Kadhafi
-
Masters 1000 de Rome: Ruud écoeure Musetti et file en quarts de finale
-
eBay "refuse" l'offre de rachat de GameStop à près de 56 milliards de dollars
-
Hantavirus: la France demande une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires dans l'UE
-
Sommet de Nairobi: Ruto fustige les "inégalités" financières et diplomatiques que subit l'Afrique
-
Hantavirus: "Notre travail n'est pas terminé", met en garde le patron de l'OMS
-
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant de s'envoler pour Pékin
-
Keir Starmer va-t-il partir? Ce que l'on sait
-
La guerre au Moyen-Orient fait passer les paquets de chips japonais au noir et blanc
-
La Bourse de Paris évolue en baisse face à l'impasse diplomatique au Moyen-Orient
-
Peter Jackson: le sorcier de la Terre du Milieu qui a transformé le cinéma
-
Japon: plus de 14.000 ours abattus sur la dernière année
-
L'Antarctique, terre de science sous protection internationale
-
L'UE va inviter une délégation de représentants talibans à Bruxelles pour parler migration
Menace Russe en Norvège
Au début du mois de février 2026, le chef des forces armées norvégiennes, Eirik Kristoffersen, a reconnu qu’Oslo envisageait le scénario d’une incursion russe sur son territoire. Dans un entretien accordé à la presse, il a expliqué que son pays n’excluait pas « une saisie de territoire » par Moscou pour sécuriser les installations nucléaires situées de l’autre côté de la frontière. Cette déclaration intervient dans un contexte de grande tension, plus de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, et souligne la place stratégique du Grand Nord dans les calculs militaires russes.
Pourquoi la Russie inquiète la Norvège
La Norvège partage une frontière de 196 km avec la Russie, principalement tracée le long du fleuve Pasvikelva. Au‐delà se trouve la péninsule de Kola, où est concentrée une grande partie de l’arsenal nucléaire russe – sous‑marins lanceurs d’engins, missiles terrestres et aviation à capacité nucléaire. Le général Kristoffersen juge plausible qu’en cas de crise majeure Moscou cherche à établir une zone tampon en territoire norvégien afin de protéger ces capacités stratégiques. Il précise toutefois que la Russie ne nourrit pas de projet de conquête semblable à ceux qui visent l’Ukraine, mais que la situation impose de préparer toutes les éventualités.
Se préparer au pire et contrer les menaces hybrides
Pour le chef de la défense norvégienne, anticiper un assaut classique ne doit pas faire oublier les risques de sabotages et de menaces hybrides. Il évoque notamment les cyberattaques, la désinformation ou les activités clandestines en mer, que Moscou utilise depuis plusieurs années. Les forces norvégiennes observent par ailleurs des brouillages GPS et quelques violations de l’espace aérien, que le général attribue à un manque d’expérience des pilotes russes et non à des gestes hostiles. Oslo et Moscou conservent des canaux de communication : les deux armées se rencontrent régulièrement à la frontière et mènent des opérations conjointes de recherche et de sauvetage dans la mer de Barents. L’officier souligne que le comportement de la marine russe dans l’Atlantique Nord reste moins agressif que dans la mer Baltique.
La question de Svalbard et la polémique américaine
L’archipel norvégien de Svalbard, démilitarisé par le traité de 1920 et abritant une colonie russe, est un autre point de friction. Eirik Kristoffersen assure que son pays respecte le statut de l’archipel et n’a aucune intention de le militariser. Il estime que les accusations de « militarisation furtive » lancées par Moscou relèvent de la propagande. Le général a également critiqué des propos récents de l’ancien président Donald Trump, qui affirmait que les alliés de Washington n’avaient pas combattu en première ligne en Afghanistan. Il rappelle que la Norvège a perdu dix soldats et que ses troupes ont participé à toutes les missions, des arrestations de chefs talibans à la formation des forces afghanes.
Réactions et mobilisation en Europe
Les déclarations de Kristoffersen s’inscrivent dans un climat de remilitarisation du Grand Nord. Le Royaume‑Uni a annoncé le déploiement du porte‑avions HMS Prince of Wales, accompagné de navires de guerre, d’avions F‑35 et d’hélicoptères, pour patrouiller l’Atlantique Nord et dissuader l’agression russe tout en protégeant les infrastructures sous‑marines vitales. Les autorités britanniques soulignent qu’en deux ans le nombre de navires russes menaçant leurs eaux a augmenté de 30 %. Cet envoi s’ajoute à la participation de la France, de l’Allemagne, de la Norvège et du Royaume‑Uni à l’exercice « Arctic Endurance » organisé au Groenland en janvier 2026. La présidente de la Commission européenne a de son côté exhorté l’Union à accélérer son autonomie stratégique et à assumer davantage ses responsabilités en matière de défense.
Ce qu’en disent les analyses et les vidéos
La vidéo d’actualité consacrée à ce sujet souligne que la déclaration d’Oslo ne signifie pas qu’une invasion est imminente, mais qu’elle vise à alerter l’opinion et à préparer la défense. Elle rappelle que le scénario envisagé par les militaires norvégiens repose sur la localisation de l’arsenal nucléaire russe à Kola et sur la nécessité, pour Moscou, de protéger sa capacité de seconde frappe. Le sujet explique aussi que la Norvège souhaite renforcer son armée, moderniser ses équipements et s’appuyer sur la solidarité des alliés sans pour autant rompre le dialogue avec la Russie. À l’échelle européenne, ces informations relancent les débats sur la sécurité de l’Arctique, la protection des câbles sous‑marins et le partage du fardeau au sein de l’Otan.
Conclusion et perspectives pour l'avenir proche
L’hypothèse d’une annexion partielle de la Norvège par la Russie n’est aujourd’hui qu’un scénario de planification. Elle souligne toutefois la vulnérabilité des pays nordiques face à leur puissant voisin et la complexité des enjeux nucléaires et arctiques. En invitant ses concitoyens et ses partenaires à se préparer au pire tout en maintenant des canaux de communication ouverts, Oslo cherche à prévenir toute escalade et à renforcer sa crédibilité stratégique. Cette mise en garde rappelle que la stabilité du Grand Nord repose autant sur la dissuasion que sur la diplomatie.