-
Coupe Davis : Alcaraz participera à la phase finale avec l'Espagne, Zverev présent avec l'Allemagne
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement évoque le remplacement de Parcoursup
-
Croissance météorique et risques en pagaille, Anthropic lève le voile avant son entrée en Bourse
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, mais fait plonger la Bourse de Sao Paulo
-
Décès de l'écrivain René Belletto
-
Le rappeur Chris Brown écope de prison avec sursis pour une rixe en discothèque à Londres
-
Maintien de l'ordre : Macron monte en première ligne
-
Face aux craintes d'une reprise de la guerre, des discussions de haut rang en Iran
-
La Norvège, un "pays de chiottes" pour Trump privé de Nobel
-
Europe 1 mise en demeure pour "incitation à la haine" après une émission en janvier
-
La célèbre Oxford Street de Londres devient partiellement piétonne
-
En Serbie, un peuple plein d'espoir après la victoire des étudiants aux législatives
-
Jordanie: trois membres d'une même famille arrêtés après l'attaque contre une église
-
Wall Street ouvre en hausse avant les résultats des géants technologiques
-
Macron promet de maintenir le "calme" avant un nouveau samedi "à risque"
-
"Marionnette" de Trump: le patron d'Audi provoque un tollé en Allemagne
-
Biodiversité : au Gabon, des botanistes en quête de nouvelles espèces
-
Attentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect "ne change rien" au mobile "raciste" selon Nuñez
-
Japon : la Première ministre promet une prompte réaction aux cyberattaques
-
En Serbie, l'espoir de réformes après la victoire des étudiants aux législatives
-
Les Houthis ciblent encore l'Arabie saoudite, son ministre de la Défense attendu à Téhéran
-
Cisjordanie: l'accélération de la colonisation israélienne
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, contestée par Bolsonaro
-
Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance
-
Les défis de Lula pour son quatrième mandat à la tête du Brésil
-
La BCE face au risque de la dette française
-
Dans le Maine, les relations avec le Canada malmenées par la guerre commerciale de Trump
-
Dans les terres conservatrices du Kansas, les démocrates se prennent à rêver de victoire
-
Le secteur caritatif attend une manne de l'entrée en Bourse d'Anthropic
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement promet lundi "des réponses très concrètes"
-
Netanyahu accusé par ses opposants de jouer un jeu dangereux avec l'Iran à la veille des élections
-
Climat: quinze jeunes s'attaquent à l'État canadien dans un procès inédit
-
L'IA et sa désinformation s'invitent dans les spots de campagne aux États-Unis
-
Dans une ancienne cité industrielle américaine, un centre de données divise les habitants
-
Le TGV et la SNCF : 45 ans d'histoire technologique française
-
Après la taxation des petits colis, l'UE impose des frais de traitement
-
Elections en Israël : Eisenkot prône l'unité, Netanyahu brandit la menace iranienne
-
Lula, l'idole de gauche qui défie les années et l'extrême droite
-
Ligue 1: sans Kvara ni Dembélé, les recrues estivales comme solutions au PSG
-
Foot: Ballon d'Or du suspense pour l'édition 2026
-
الظفرة يطلب كشف تفاصيل قرار ركلة الإقصاء أمام خورفكان
-
Le Sénégal accueille les Jeux de la jeunesse, premier événement olympique en Afrique
-
NBA: le Thunder perd Williams sur blessure, les Knicks patinent
-
طرق دبي تفتتح الجمعة الجسر الأخير في مشروع دوار المركز التجاري
-
نقل رالي دكار 2027 من السعودية في قرار استثنائي
-
مهرجان الظفرة الرابع يختتم منافسات الهجن بتتويج الفائزين
-
بوتين يؤكد استمرار واردات أوروبا من الطاقة الروسية
-
Les forces saoudiennes disent avoir intercepté un missile houthi vers Riyad, l'aéroport à nouveau visé
-
العاصفة «بويلو» تعطل الكهرباء والرحلات الجوية في بريطانيا
-
جمارك دبي تنجز 1.36 مليون طلب لاسترداد التأمينات في ستة أشهر
Groenland: l'indépendance au coeur d'élections dans l'ombre de Trump
L'indépendance, oui mais quand? Les Groenlandais votent mardi lors de législatives dont l'un des enjeux est de déterminer à quel moment rompre les amarres avec le Danemark, l'actuelle puissance tutélaire, sans tomber dans l'escarcelle de Donald Trump.
L'insistance parfois menaçante du président américain à prendre possession du Groenland a donné un coup de fouet aux aspirations indépendantistes parmi les 57.000 habitants du territoire, nombreux à dire ne vouloir être ni danois ni américains, mais groenlandais.
"Donald Trump a en quelque sorte relancé la question de l'indépendance", décrypte la politologue Maria Ackrén à l'université du Groenland.
"Ce n'est pas nouveau pour les Groenlandais, (...) mais cela donne maintenant aux décideurs et aux politiciens groenlandais un élan pour peut-être atteindre des objectifs qui n'étaient pas possibles jusqu'à présent", dit-elle à l'AFP.
La question a donc pris une grande place dans la campagne électorale, au milieu de thèmes comme l'éducation, les affaires sociales, la pêche - 90% des exportations de l'île - et le tourisme.
La quasi-totalité des partis politiques souhaitent que l'immense territoire glacé, 50 fois plus grand que le Danemark mais 100 fois moins habité, vole de ses propres ailes.
Les nombreuses grues hérissées au-dessus de Nuuk, la capitale, témoignent d'une modernisation rapide qui a rendu vulnérable une partie de la population très majoritairement inuite, tournée vers la chasse et la pêche.
Visible à l'oeil nu, la misère sociale se retrouve aussi dans les statistiques: un taux de suicide parmi les plus élevés au monde, un nombre d'avortements supérieur à celui des naissances, une espérance de vie de moins de 70 ans chez les hommes...
- Fast track? -
Si l'envie d'indépendance est largement partagée, les formations politiques en lice pour se disputer les 31 sièges du Parlement divergent sur le calendrier: "fast track" (voie rapide) ou plus long terme?
Parmi les plus impatients, le parti nationaliste Naleraq (opposition), très visible pendant la campagne, réclame d'entamer rapidement le processus d'indépendance. Au précédent scrutin en 2021, il avait recueilli 12% des voix.
"L'intérêt que nous constatons, non seulement de la part des Etats-Unis mais aussi du monde entier, (...) joue en notre faveur", déclare à l'AFP Juno Berthelsen, l'un de ses candidats les plus en vue.
L'indépendance? "On peut se hasarder à prédire que cela se fera dans un ou deux cycles électoraux" de quatre ans chacun, dit-il. Mais "cela dépendra de la façon dont les négociations se dérouleront entre le Groenland et le Danemark".
Colonisée par les Danois il y a plus de trois siècles, l'île de l'Arctique a gagné son autonomie en 1979, mais les fonctions régaliennes (affaires étrangères, défense...) lui échappent encore.
Depuis une loi de 2009, les Groenlandais peuvent déclencher eux-mêmes le processus d'indépendance qui suppose de négocier un accord avec Copenhague, lequel doit ensuite être approuvé par référendum au Groenland et par un vote au Parlement danois.
- "Prison" -
Les deux composantes de la coalition sortante, Inuit Ataqatigiit (IA, formation gauche-verte du Premier ministre Mute Egede) et Siumut (parti social-démocrate), sont globalement moins pressées, même si des divisions internes peuvent exister.
Le territoire, selon elles, doit avant tout atteindre une certaine viabilité économique alors que l'aide annuelle d'environ 530 millions d'euros versée par Copenhague représente un cinquième de son PIB.
"Les discussions sur l'indépendance sont toujours sur la table. C'est l'objectif final pour beaucoup d'entre nous au Groenland, mais ce sera dans 10, 20 ans ou plus", affirme Aaja Chemnitz, membre d'IA et l'une des deux représentantes du Groenland au Parlement danois.
"Il est important de parler du développement économique du Groenland et de voir comment nous le faisons de manière beaucoup plus durable", dit-elle.
Le chef de Siumut, Erik Jensen, ministre des Finances sortant, s'agace, lui, que la question de l'indépendance ait éclipsé, en tout cas dans les médias étrangers et danois, celles liées au quotidien des gens.
L'indépendance, "c'est aussi un aspect important de notre programme, mais tout le monde ici au Groenland parle de santé, des écoles et des crèches", a-t-il dit à l'AFP.
Dans les rues venteuses de Nuuk, les habitants balancent entre envie de prendre le large et réalisme économique.
"Bien sûr, nous voulons être indépendants du Danemark, car nous sommes considérés comme des citoyens de seconde zone", lâche Peter Jensen, un entrepreneur. Mais, avec ses subventions, la métropole "nous a gardés dans cette +prison+".
L'exploitation des ressources minérales de l'île, souvent présentée comme un nouveau tremplin financier, reste à ce stade embryonnaire.
"On doit d'abord réfléchir à la manière dont on peut devenir autosuffisant en matière de nourriture et de carburant parce que tout ce qu'on a provient de l'étranger", juge Ole Moeller, cadre dans une entreprise de transport.
"Or, comme on peut le voir, le monde n'est pas très sûr en ce moment."
Z.AbuSaud--SF-PST