-
Turquie : effondrement d'une colonne rocheuse en Cappadoce, deux morts
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat du déstockage des réserves stratégiques
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par Alphabet, qui décroche de plus de 10%
-
Pour Russell Brand, la monogamie était "difficile", dit son épouse à son procès pour viols
-
JO-2030: Roux de Bézieux nouveau président après le départ de Grospiron
-
La BCE maintient ses taux, focus sur l'après-Lagarde
-
Six ans après son agression par des policiers, Michel Zecler toujours marqué et "en colère"
-
Ukraine : 14 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat de la libération de stocks stratégiques
-
Albanie : après la rue, le Parlement s'enflamme
-
Incendies en Indonésie: à Palangkaraya, les habitants fêtent le répit apporté par la pluie
-
Ebola: la Centrafrique renforce les contrôles à sa frontière avec la RDC
-
Données personnelles : la Cnil inflige une amende de 7 millions d'euros à Fnac Darty
-
À quelques jours des élections, Obama, figure fédératrice pour les démocrates
-
Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises
-
TotalEnergies, Shell, Repsol: résultats exceptionnels portés par la flambée des hydrocarbures
-
L'image de Mbappé, du Real Madrid et de la Liga entachée pour longtemps en Chine
-
BCE: statu quo attendu sur les taux, les regards tournés vers l'après-Lagarde
-
Ukraine : 13 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Commerces pillés : vers des ouvertures dominicales jusqu'à Noël pour compenser
-
Au Texas, les Latinos déçus par Trump courtisés par les démocrates
-
Attentat des Yvelines : l'assaillant reconnaît le mobile raciste
-
مطالبة فلسطينية بكشف أسباب حجب رواتب موظفين وتجميد حسابات في غزة
-
مركز حقوقي يطالب بتحقيق دولي في قصف موظفين مدنيين بمواصي خانيونس
-
أسرة نازحة في غزة تواجه الجوع والمرض داخل خيمة تفتقر إلى الأساسيات
-
نيويورك تقيد روبوتات الدردشة الموجهة للقاصرين بقانون واسع النطاق
-
انتخابات الكونغرس تحدد هامش حركة ترمب في النصف الثاني من ولايته
-
بوتين يشيد بماسك وسط قيود على اتصالات أوكرانيا عبر شبكات سبايس إكس
-
إخماد حريق في مختبر سافانا ريفر النووي من دون تلوث خارجي
-
واشنطن تحظر واردات ثلاث شركات جينات صينية بسبب اتهامات بالعمل القسري
-
السيسي يشدد في موسكو على الجدول الزمني لمحطة الضبعة النووية
-
وساطة قطرية لفتح مسار نووي مع إيران وتفادي حملة عسكرية جديدة
-
أرباح الشركات ترفع الأسهم العالمية قبل قراري المركزي الأوروبي وبنك اليابان
-
الصين توسع تحركها الدبلوماسي لحماية الملاحة وخفض توترات المنطقة
-
الادعاء الكوري يطلب إعدام يون سوك يول في استئناف قضية الأحكام العرفية
-
إغلاق الخليل يعطل سلاسل الإنتاج والتجارة ويضغط على العمال والمصانع
-
WTA : Rybakina, victorieuse au 2e tour à Tokyo, assurée de finir l'année N.1 mondiale
-
Un an après une contestation réprimée dans le sang, un deuil sous chape de plomb en Tanzanie
-
Attentat raciste dans les Yvelines : Kévin T. reconnaît avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines
-
Covid, inflation, guerre en Ukraine : les moments-clés du mandat Lagarde à la BCE
-
BCE : Christine Lagarde quittera la présidence le 7 février 2027, avant la fin de son mandat
-
Espagne: ce que l'on sait de la catastrophe meurtrière entre deux trains
-
Du métal de guerre des Malouines à l'autel: le calice argentin de Léon XIV
-
Volkswagen dans le rouge vif, la direction presse le pas face à la crise chinoise
-
Piratage du fisc: un deuxième suspect, âgé de 16 ans, mis en examen
-
La Bourse de Paris en hausse après une salve de résultats
-
Arrêts maladie : début des négociations entre syndicats et patronat en vue d'une réforme
-
La firme de Hello Kitty se désolidarise d'une série télé japonaise critiquée en Chine
-
Le Pakistan a brièvement fermé son espace aérien aux vols taïwanais, affirme Taipei
-
Attentat raciste des Yvelines : l'assaillant au tribunal en vue de sa mise en examen par un juge antiterroriste
Dans l'est de l'Allemagne, prôner la paix avec Poutine fait recette
"La peur de la guerre est de retour": devant des électeurs de l'est de l'Allemagne, Sahra Wagenknecht, leader d'un nouveau parti de gauche, prêche pour la paix avec les Russes en Ukraine.
Au pied des barres d'immeubles d'un quartier populaire de Iéna, sa ville natale, cette oratrice charismatique évoque des souvenirs que partagent les quelques centaines de personnes, retraitées pour la plupart, venues l'écouter: "J'ai grandi pendant la guerre froide et enfant, j'avais peur que des bombes atomiques tombent sur l'Europe".
Elle a créé il y a neuf mois l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), après avoir claqué la porte du parti d'extrême gauche Die Linke, dont elle était l'une des grandes figures.
Le BSW a fait une entrée fracassante dans le paysage politique allemand. Il est crédité de 15 à 20% des suffrages aux scrutins régionaux de dimanche en Thuringe et en Saxe, et au Brandebourg dans trois semaines. Il s'annonce incontournable pour les autres partis qui devront bâtir des coalitions dans les parlements de ces régions d'Allemagne de l'est.
Mme Wagenknecht prône l'arrêt des livraisons d'armes à l'Ukraine et rejette le projet de déploiement des missiles américains longue portée en Allemagne.
Le discours de cette politique chevronnée de 55 ans touche particulièrement les citoyens de l'ex-RDA communiste, traditionnellement plus proches de la Russie que ceux de l'ouest.
- Responsabilité occidentale -
"Le plus important pour moi, c'est la paix (...) l'argent public allemand doit aller ailleurs que dans les livraisons d'armes", déclare Margit Hoffmann, ancienne infirmière de 83 ans venue au meeting de Iéna, en Thuringe, appuyée sur son déambulateur.
Lors d'un meeting de campagne jeudi soir à Erfurt, capitale de la Thuringe, Mme Wagenknecht a été aspergée de peinture rouge. "Nous ne laissons pas intimider", a-t-elle réagi ensuite sur X. Un suspect a été interpellé.
Dans un entretien à l'AFP, Mme Wagenknecht convient que "Vladimir Poutine a déclenché une guerre contraire au droit international", mais juge que "l'ouest a sa part de responsabilité", faute d'avoir "pris au sérieux les préoccupations sécuritaires de la Russie".
Elle rejette les accusations d'être la voix de Moscou. "C'est une honte de nous reprocher cela", dit-elle, questionnée sur de fausses informations répandues sur internet par des membres de son parti.
Pour le BSW, ces trois élections régionales sont "très importantes", après les 6,2% atteints aux européennes de juin, son premier scrutin.
"Si nous faisons notre entrée dans chacun de ces parlements régionaux avec un score à deux chiffres, on ne nous considérera plus comme un phénomène médiatique mais comme un parti destiné à changer la politique de notre pays", dit-elle.
- "Inverser la politique migratoire" -
Toujours élégante et coiffée d'un chignon, elle harangue aussi la foule à Iena sur l'immigration.
Le sujet est sensible quelques jours après l'attentat meurtrier à Solingen, dans l'ouest du pays, imputé à un Syrien accusé de liens avec l'organisation Etat islamique: "Le BSW veut clairement inverser la politique migratoire. Nous ne pouvons pas accueillir tout le monde en Allemagne".
A l'AFP, elle explique vouloir s'inspirer du Danemark, très restrictif: "Ils ont fait baisser drastiquement les chiffres en signalant au monde entier qu'il n'y avait aucune perspective de rester chez eux pour toute personne déboutée du droit d'asile".
Les positions du BSW sur l'Ukraine et l'immigration lui ont valu d'être comparé à l'AfD, l'Alternative pour l'Allemagne, parti d'extrême droite, qui devrait triompher aux trois scrutins régionaux de septembre.
Mais Mme Wagenknecht, née d'un père iranien qu'elle a peu connu et d'une mère allemande, exclut toute coalition avec ce parti: "l'AfD a une aile d'extrême droite très radicale, surtout à l'est du pays. On ne peut pas faire une coalition avec des gens qui ont une idéologie +völkisch+ (affirmant la pureté de la race germanique, ndlr)".
A terme, le parti BSW, très centré sur la personnalité de sa dirigeante, conseillée par son époux de 80 ans, Oskar Lafontaine, ancienne gloire de la social-démocratie allemande, est censé abandonner son nom.
"On garderait les mêmes initiales mais on changerait les mots derrière, comme Sécurité pour S, Wohlstand (prospérité en allemand, ndlr) pour W", dit-elle.
B.Mahmoud--SF-PST