-
Les députés ouvrent les débats sur l'avenir des barrages français
-
Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi
-
La Russie menace de poursuivre la guerre en Ukraine en pleines négociations à Abou Dhabi
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an (étude)
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
Téhéran confirme des discussions vendredi avec Washington, Trump maintient la pression
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate
-
Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
Minneapolis: retrait de 700 policiers de l'immigration, Trump envisage d'être plus "délicat"
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, un mort au Portugal
-
Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Xi s'entretient avec Poutine et Trump, plaide pour la "stabilité mondiale"
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison
-
Minerais critiques: face à la Chine, Washington joue le multilatéralisme
-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Bourse: la tech et l'IA patinent, Paris en profite
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe, le Mondial en ligne de mire
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
JO-2026: Julia Simon "dans les temps" pour décrocher une médaille
-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Norvège: à son procès pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit reconnaît une vie d'excès
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
Dans le nord-ouest de Mayotte, l'attente de l'aide et le sentiment d'isolement
Les jours passent et les débris sont toujours entassés, l'électricité coupée, la nourriture et l'eau potable rationnées. Près de deux semaines après le passage du cyclone Chido, les habitants du nord-ouest de Mayotte disent se sentir "abandonnés" et attendent des aides.
À Mtsahara, village côtier à la pointe nord de l'archipel, près duquel s'est engouffré le 14 décembre l’œil du cyclone, "on vit dans le stress, psychologiquement c'est très difficile: on pense sans cesse à comment avoir assez d'eau, assez de nourriture", raconte Natidja Ali Saansa, 36 ans. Dans sa rue pendent des câbles électriques arrachés par le vent.
"À Mamoudzou, la vie reprend, il y a de l'électricité, du réseau. Ici on est abandonnés, alors qu'on est les plus touchés", poursuit la jeune femme, qui tient sa fille par la main.
Dans le village, la première distribution de nourriture a eu lieu mercredi matin. Après avoir remonté la longue file d'attente, les habitants sont repartis avec quelques boîtes de conserve, du sucre, de la farine et deux bouteilles d'eau minérale.
"Il n'y en aura pas pour tout le monde", prévient Anli Mari Moussa, agent municipal, qui supervise la distribution. "On reçoit trop peu de nourriture. Et pour les déchets, les débris, c'est pareil, on se débrouille tout seuls", explique-t-il.
D'un village à l'autre, les routes sont bordées de branches et de tôles. Les arbres qui apportaient autrefois ombre et verdure ne sont plus que des troncs effilés: par endroit, le paysage rappelle les terres lunaires après les feux de forêt.
- "On s'entraide" -
Sur la plage qui longe la commune d'Acoua se dressent de longs tas de tôle, de branches et de débris soufflés par le vent.
Lassés d'attendre un déblayage qui tarde à venir, des habitants se sont mis au travail.
En robe rouge et gants de chantier, Harouna Nadjaria, 46 ans, fait brûler sur le sable des branches de palmiers arrachées.
Près du brasier, son fils sépare la tôle et les métaux des ordures dont s'échappe une odeur âcre.
"Personne n'est venu déblayer, alors on essaye de faire ce que l'on peut. De grosses pluies arrivent, si on laisse ça comme ça, tout peut se répandre dans les rues ou bien pourrir ici", explique Harouna Nadjaria.
Pour la sénatrice Salama Ramia (RDPI), en visite mercredi à Acoua, "il est temps que l'armée entre en jeu". "Je veux alerter notamment sur l'insalubrité: si on ne fait rien maintenant, on va devoir gérer une crise sanitaire en plus de la catastrophe naturelle", alerte l'élue auprès de l'AFP.
Un peu plus loin, installé près de l'océan sous un abri en tôle, Chaydou Hamidouni, 45 ans, soupire: "On s'organise avec nos propres moyens, on s'entraide. Chacun vole avec ses ailes."
- "Effet de communication" -
D'après la préfecture, "la distribution de l'eau, des denrées alimentaires et matériels de première nécessité à toute la population monte en puissance" et "toutes les communes ont été livrées une ou plusieurs fois" au 24 décembre.
Plus de 3.900 membres (dont 1.500 en renfort) de la sécurité civile, de la police, de la gendarmerie et des armées sont engagés à Mayotte, ont précisé les autorités mercredi.
Sur le terrain cependant, "on a beaucoup, beaucoup de mal à avoir des aides", constatait Saïd Salim, responsable départemental de l'action sociale de Mayotte, lors d'une réunion lundi entre élus et membres de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale.
Lui décèle dans la situation un "effet de communication pour dire +on maîtrise+". "Mais sur le terrain, il y a un écart."
À Mtsamboro, au nord d'Acoua, l'électricité est toujours coupée mais de l'eau coule depuis deux jours au robinet. L'eau potable, par contre, fait encore défaut.
"Il y a des gens qui boivent du coup l'eau courante. À la dernière distribution, on avait une bouteille par personne", raconte Khadja Ali Daoud, 32 ans. Elle ajoute: "Combien de temps on va rester comme ça ? Les gens dépriment tellement."
B.Mahmoud--SF-PST