-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
-
Au Liban, des familles ayant fui la Syrie accueillies dans un camp contrôlé par le Hezbollah
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Dati répète que "l'audiovisuel public français doit être préservé"
-
Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française
-
JO-2026: Benvenuti au village olympique de Cortina, "fonctionnel" et cosy
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
-
JO-2026: à Milan, Maxim Naumov patine en mémoire de ses parents
-
L'Ukraine et la Russie d'accord pour un échange de prisonniers, pas d'autres avancées sà Abou Dhabi
-
Adèle Van Reeth quitte la direction de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Emoi aux Etats-Unis après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé
-
Le Parlement entérine la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
Japon: le premier parc à thème permanent "Pokémon" ouvre ses portes à Tokyo
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit nie avoir drogué quiconque
-
Peur et détermination sur le rail ukrainien pilonné par les attaques russes
-
MaPrimeRénov' va rouvrir pour tous "dans quelques jours", annonce le ministre du Logement
-
Russie: un grand morceau de météorite découvert dans un conteneur en partance pour le Royaume-Uni
-
Dépression Leonardo: fin de l'alerte rouge en Andalousie, où une femme est portée disparue
-
La Bourse de Paris prudente avant la BCE
-
"La Malaisie m'a volé 909 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Nucléaire: Pékin renvoie Russes et Américains dos à dos, l'Otan appelle à la retenue
-
L'Ukrainien Aonishiki, étoile montante du sumo japonais au plus près du firmament
-
"La Malaisie m'a volé 900 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade
-
L'Ukraine et la Russie entament la deuxième journée de pourparlers à Abou Dhabi
-
Malgré son déclin, le plus puissant clan de Thaïlande entend se poser en faiseur de roi
-
JO-2026: "c'est un lion", la Stelvio, piste mythique et redoutée
-
Pour Milei, un exercice d'équilibriste entre le commerce avec la Chine et l'allégeance à Trump
-
Aux Etats-Unis, la "galère" du quotidien pour les foyers modestes
-
NBA: les Knicks doivent en passer par deux prolongations pour dominer Denver
-
Gestion de l'eau: les collectivités reprennent la main sur "le bien le plus précieux"
-
NBA: gros coup pour Washington qui reçoit Anthony Davis, de Dallas, dans un énorme transfert (presse)
-
Sophie Adenot, une vie à rêver d'espace
-
Anutin Charnvirakul, un caméléon politique déterminé à rester Premier ministre de Thaïlande
-
Des grandes surfaces au gouvernement, Serge Papin nouveau chantre du "Made in France"
-
JO-2026: Romain Allemand pour un premier frisson bleu en snowboard
-
JO-2026: les Bleues du hockey en quête de visibilité et des quarts pour leur grande première
Procès Depardieu: 18 mois avec sursis requis contre l'acteur, jugement le 13 mai
Dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis jeudi contre Gérard Depardieu, jugé pour des agressions sexuelles que le parquet a présentées comme "intentionnelles" avant que la défense ne plaide la relaxe en fustigeant une "organisation" pour faire tomber l'acteur.
Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 13 mai.
"Ça fait trois ans qu'on me traîne dans la boue par des mensonges, des calomnies qui rongent mon sang et mon désir de communication avec les êtres de tous âges", a dénoncé Gérard Depardieu devant le tribunal avant de quitter la salle.
Plus tôt, dans son réquisitoire, le procureur avait rappelé que les victimes étaient "des femmes en situation d'infériorité sociale et en décalage par rapport à la célébrité de l'agresseur sur le tournage" du film "Les Volets verts" en 2021.
Le procureur a aussi demandé une obligation de soins psychologiques, une inéligibilité de deux ans et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.
L'avocat de l'acteur a lui plaidé la relaxe pour son client, victime de "harcèlement".
"Je veux que dans ce dossier le cauchemar, l'enfer dans lequel Gérard Depardieu a été jeté se termine", a demandé Me Jérémie Assous.
Sa très longue plaidoirie a été marquée par des passages survoltés à l'encontre des plaignantes. "Votre trauma, combien même l'agression aurait bien eu lieu, il est relatif ! C'est pas Guy Georges !", a-t-il crié faisant référence au tueur en série.
Pour l'avocat, cheveux gominés coiffés vers l'arrière, Amélie et Sarah (prénom modifié) sont des affabulatrices au service d'une "organisation" de "féministes enragées", "d'agitées du bocal" qui bénéficie de "la publicité de Mediapart avec la complicité du parquet".
Pour les parties civiles, les réquisitions ont "fait la démonstration de la culpabilité" du prévenu, selon Me Carine Durrieu Diebolt, avocate d'une des plaignantes.
Amélie, 54 ans, était décoratrice sur "Les Volets verts". A la barre elle a raconté avoir été "coincée entre les jambes de Gérard Depardieu" qui lui a "malaxé les fesses et les seins" en proférant des propos à caractère sexuel.
Des accusations niées plusieurs fois par l'acteur.
- "Un autre temps" -
"Je ne vois pas pourquoi je m'amuserais à peloter une femme, des fesses, des seins, je ne suis pas un frotteur dans le métro", a-t-il lancé, assis sur un tabouret face au président du tribunal.
Sarah, 34 ans et 3e assistante réalisatrice sur le tournage, a elle indiqué que l'acteur lui avait posé une main sur une fesse et qu'il avait recommencé sur ses seins.
"Plus grave que quoi ?", l'a interpellé l'avocate de Sarah, Me Claude Vincent.
"Plus grave qu'une main aux fesses. Enfin, je n'ai pas mis de main aux fesses !", s'est empressé d'ajouter l'acteur, qui a affirmé être "d'un autre temps".
Un temps où les femmes "ne parlaient pas", "ne déposaient pas plainte" quand un homme les touchait, ont rappelé les parties civiles, dénonçant "l'apologie du sexisme".
"Menteuses, hystériques, allez pleurer !", a ainsi crié Me Assous pendant le procès à Amélie et Sarah.
Ce procès, a rappelé l'avocate de Sarah, "est la meilleure illustration que non, on ne peut pas séparer l'homme de l'artiste ! Il n'est ni Jean Valjean, ni Cyrano de Bergerac ! Il n'est pas les hommes qu'il a joués. Il est Gérard Depardieu et il est misogyne !"
"On a cru en nous traitant d'hystériques qu'on allait nous humilier mais ce qu'ils ne comprennent pas c'est qu'on est fières d'être femmes", a terminé Me Vincent.
- "Dire non"-
Géant du cinéma français, mondialement connu, Gérard Depardieu est par ailleurs mis en examen pour "viols" et "agressions sexuelles" depuis le 16 décembre 2020.
Pendant le procès, quatre femmes en plus des plaignantes sont venues témoigner d'agressions sexuelles entre 2007 et 2015.
A chaque fois, elles ont évoqué "les mains sur les seins", "la main dans la culotte" et aussi le silence gardé, "parce qu'à 20 ans, c'est difficile d'aller au commissariat et de porter plainte contre M. Depardieu", a témoigné l'une d'entre elles.
L'interprète d'Obélix au cinéma a lui reçu le soutien de son amie Fanny Ardant.
L'actrice, 76 ans également, a assuré à la barre ne "jamais avoir assisté à un geste de l'acteur qu'elle aurait trouvé "choquant". Elle a aussi assuré que l'on pouvait lui "dire non".
K.AbuDahab--SF-PST