-
"Plus de 400 drones" russes contre l'Ukraine, l'une des pires attaques en plein jour, selon l'armée à l'AFP
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Ski alpin: Shiffrin intraitable en slalom pour se rapprocher d'un 6e gros globe de cristal
-
Les mammifères ne peuvent pas être clonés indéfiniment
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud, selon le chef de la diplomatie à l'AFP
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Voiture incendiée dans le quartier juif d'Anvers: enquête pour participation à un groupe terroriste
-
L'Afghanistan libère un prisonnier américain
-
Pédocriminels : en Autriche, des familles face au mur du silence
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud (chef de la diplomatie à l'AFP)
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sceptiques quant à une sortie de crise rapide
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris (sources proches du dossier à l'AFP)
-
Top 14: Heguy (Bayonne) hospitalisé depuis deux mois à cause d'un syndrome rare
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
-
Mercedes VLE électrique : Prix et performances ?
-
Ski: victoire et globe du géant pour Pinheiro Braathen à Hafjell, Pinturault fait ses adieux
-
Obsèques publiques de Lionel Jospin jeudi à Paris, après l'hommage national aux Invalides
-
L'état de la baleine échouée sur la côte allemande se détériore
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux dans l'expectative face aux incertitudes
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, trois morts près de Beyrouth
-
Le Danemark vote lors de législatives serrées mais Mette Frederiksen donnée favorite
-
Des Républicains aux socialistes chaude ambiance post-municipales, 2027 dans toutes les têtes
-
L'UE et l'Australie célèbrent un accord qui crispe les agriculteurs européens
-
Arc: environ 250 licenciements secs sur 700 suppressions de postes, selon le repreneur
-
A Tyr, dans le sud du Liban, des joyaux de l'antiquité sous les bombes israéliennes
-
Ukraine: des frappes massives russes font au moins cinq morts à travers le pays
-
L'Iran frappe Israël, le flou persiste sur de possibles pourparlers
-
La Bourse de Paris avance à tâtons dans le brouillard de la situation au Moyen-Orient
-
Un forage confirme la présence "importante" d'hydrogène naturel en Lorraine
-
"De graves atteintes aux droits" au pôle psychiatrie de l'hôpital de Melun
-
Ligue des champions féminine: derby londonien Arsenal-Chelsea et Classico Real-Barça au menu des quarts
-
Ligue des champions féminine: premier test pour l'OL Lyonnes face à Wolfsburg
-
En Côte d'Ivoire, le "casse-tête" des stocks de cacao qui s'accumulent
-
Les Français ont continué de vider leur Livret A en février
-
NBA: les Spurs suivent le rythme du Thunder, les Pistons freinent les Lakers
-
Aux Saintes en Guadeloupe, les chèvres nuisent à la biodiversité
-
Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël
-
Laits infantiles: les députés prêts à décortiquer l'action de l'Etat et des industriels
-
Dictature argentine, 50 ans après: la mémoire reste un combat
-
Le Danemark vote pour des législatives serrées mais Mette Frederiksen donnée favorite
-
Colombie: au moins 66 morts dans le crash d'un avion militaire
-
L'Australie et l'UE signent un vaste accord commercial
-
Liban: Israël frappe le sud de Beyrouth et annonce la capture de deux combattants du Hezbollah
-
Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie
-
Au Texas, les professionnels de l'énergie sur le qui-vive face à la guerre au Moyen-Orient
-
Bill Cosby condamné à verser 19 millions de dollars pour agression sexuelle
-
Prix des carburants: le gouvernement annonce des mesures mais pas d'aide directe
-
Colombie : le crash d'un avion militaire fait huit morts et 83 blessés
Anutin Charnvirakul, un caméléon politique déterminé à rester Premier ministre de Thaïlande
Riche héritier et caméléon politique, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul devrait conserver son siège à l'issue des élections législatives anticipées de dimanche qu'il a convoquées, selon les observateurs.
Après avoir collectionné les portefeuilles ministériels dans des coalitions variées pendant plus de deux décennies, l'homme politique de 59 ans est devenu début septembre 2025 chef du gouvernement et n'entend pas céder sa place de sitôt.
Adroit manœuvrier, il s'est assuré le poste de Premier ministre grâce au soutien du Parti du peuple, réformiste, le plus grand groupe parlementaire, que les sondages donnent à nouveau en tête dimanche, devant le parti de centre droit qu'il dirige, le Bhumjaithai.
Mais sans majorité absolue attendue, les analystes prévoient qu'Anutin ressorte des négociations post-électorales à la tête d'une nouvelle coalition.
Son partenaire le plus probable: le Pheu Thai, parti populiste du clan Shinawatra qui domine la politique thaïlandaise depuis des décennies, mais est affaibli depuis l'emprisonnement de son fondateur, l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, et la destitution de sa fille Paetongtarn du poste de Première ministre - à laquelle a succédé Anutin.
"Je ne me suis pas préparé à une défaite", lance l'héritier fortuné devant un bol de nouilles, en campagne dans le quartier chinois de la capitale.
Sa famille a bâti sa fortune grâce à une puissante entreprise de construction, Sino-Thai Engineering, et de juteux contrats publics, comme le principal aéroport de Bangkok, ou le bâtiment du Parlement.
Mais Anutin se présente en homme du peuple. Sur les réseaux sociaux, il cuisine en short et joue de vieux airs pop thaïlandaise au piano et au saxophone.
- Cannabis -
S'il est surnommé "Noo" ("souris" ou "rat", en thaïlandais), c'est aussi un caméléon: il a été ministre de la Santé, ministre de l'Intérieur puis vice-Premier ministre de trois gouvernements entre 2019 et 2025.
Lors de la crise du Covid-19, il avait dû présenter ses excuses après avoir accusé les Occidentaux de propager le virus dans son pays dépendant du tourisme.
Anutin a aussi fait les gros titres lorsqu'il a soutenu la dépénalisation du cannabis en 2022 en tant que ministre de la Santé.
Sa carrière politique est liée dès le départ à celle de l'omniprésente famille Shinawatra.
A la fin des années 1990, après des études d'ingénieur industriel à New York, il devient conseiller du ministère des Affaires étrangères du royaume et membre du parti de Thaksin.
Mais après la dissolution de la formation politique pour fraude électorale en 2007, Anutin Charnvirakul est interdit d'activité politique pendant cinq ans.
Il apprend à piloter et se constitue une petite flotte d'avions privés pour transporter des malades à l'hôpital et livrer des organes.
- Instincts conservateurs -
Sa peine purgée, il revient en politique en 2012 en prenant la tête du parti de centre droit Bhumjaithai, succédant à son père Chawarat - Premier ministre par intérim lors de la crise politique de 2008, puis ministre de l'Intérieur pendant trois ans. Il obtient des portefeuilles ministériels succcessifs au sein des diverses coalitions.
Son parti s'est hissé à la troisième place lors des élections législatives de 2023.
Mais en juin 2025, il retire son parti, le Bhumjaithai, de la coalition avec le Pheu Thai après la fuite d'un échange téléphonique entre Paetongtarn Shinawatra, alors Première ministre, et l'ex-dirigeant cambodgien Hun Sen, qui déclenche une crise politique.
Le conflit transfrontalier de longue date entre Thaïlande et Cambodge s'est à nouveau embrasé et des combats en juillet et en décembre ont causé des dizaines de morts et près d'un million de déplacés.
Selon les analystes, la vague de nationalisme suscitée par le conflit a renforcé le soutien à Bhumjaithai, dont l'opposition à l'assouplissement des strictes lois de lèse-majesté est considérée comme la preuve de ses instincts conservateurs.
"Le conflit a recentré les priorités des électeurs autour du rôle de l'armée" et "la souveraineté territoriale de la Thaïlande", note le politologue Napon Jatusripitak. "Le seul parti crédible qui puisse adopter (...) une posture nationaliste et belliciste sur la question est le Bhumjaithai", a-t-il ajouté.
En campagne dans les rues de Bangkok, Anutin plaide : "Personne ne veut de combats, personne ne veut de conflit. Mais nous devons défendre notre intégrité et notre souveraineté".
bur-sjc-sco-ega/jnd/lgo
A.Suleiman--SF-PST