-
Fin du suspens pour la verrerie Duralex qui attend son sauveur
-
Budget 2027 : les débats démarrent dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits
-
Ligue des champions: le Bayern accroché à Stavanger (3-3) après un match à rebondissements
-
Ligue des champions: Lille battu à l'usure par Arsenal
-
Le pape opéré sans complications d'un nodule cancéreux au poumon
-
Budget 2027 : le débat s'ouvre dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits
-
Ryad revendique des frappes au Yémen et dit intercepter plusieurs missiles
-
Wall Street clôture en baisse, entre IA et résultats d'entreprises
-
Les objets connectés infiltrés par une IA malveillante, ce n'est plus de la science-fiction
-
Ligue des champions : Lens battu par un Sporting Portugal plus réaliste
-
Pour la première fois, l'IA aide une parlementaire britannique à retrouver sa voix
-
Avec El Niño, période de vaches maigres pour les éleveurs du Salvador
-
Au CHU de la Guadeloupe, des opérations déprogrammées après la découverte d'un rat au bloc opératoire
-
L'opération du pape au poumon "s'est bien déroulée"
-
Grippe aviaire, dermatose: après les crises, la réforme du sanitaire animal avance doucement
-
L'Assemblée nationale adopte la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles
-
Conséquences des attaques de centres de données russes, ce que l'on sait
-
Foot: Pierre Sage retrouve l'OL, le club qui l'a "sorti de l'anonymat"
-
Foot: "Manchester City mérite ses trophées", soutient Luis Enrique
-
Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert
-
L'acteur Francis Renaud en garde à vue pour "viols, harcèlement et violences"
-
Des chaussures non conformes vendues sur Shein, Temu et AliExpress, selon une étude
-
Hongrie : la majorité pro-UE supprime des lois anti-LGBT+ d'Orban
-
"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions
-
La Bourse de Paris freinée par le luxe et les semi-conducteurs
-
Le géant américain Nvidia entre au capital du français Doctolib, annonce son patron Jensen Huang
-
Rues inondées, véhicules submergés: en Libye, de fortes pluies paralysent la capitale et causent un décès
-
Lunettes connectées: signalez quand vous filmez, demande le régulateur européen
-
Ryad frappe un site pétrolier au Yémen, selon un média des Houthis
-
Mer Noire : onze disparus après de nouvelles frappes sur deux navires près des côtes bulgares
-
Israël : une ville du désert à l'épreuve de l'expansion ultra-orthodoxe avant les législatives
-
Trump renvoie son ambassadrice en Grèce, Kimberly Guilfoyle, éclaboussée par des scandales
-
La Fonderie de Bretagne en route vers la liquidation faute de repreneur
-
En Hongrie, la majorité pro-UE commence à supprimer les lois anti-LGBT+ d'Orban
-
Un retour "éprouvant", mais de premiers résultats "époustouflants" pour Sophie Adenot
-
Wall Street piétine, tiraillée entre craintes sur la tech et résultats
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire"
-
Ryad menace un site pétrolier yéménite à Sanaa, appelle les civils à évacuer
-
Thélyson Orélien dément avoir utilisé l'IA mais reconnaît des plagiats
-
Les lycéens de nouveau dans la rue avant un nouvel appel pour samedi
-
"C'est en rupture partout": à La Réunion, la débrouille et l'exaspération face aux coupures d'eau
-
Budget 2027 : Lecornu et le PS se confrontent, le RN veut aller "au débat"
-
Incendies en Indonésie: 300 maisons brûlées, 1.000 personnes évacuées dans le sud de Sumatra
-
L'UE appelle la France à "la clarté budgétaire" (entretien AFP)
-
Ligue des champions : Manchester City vise "le match parfait" contre le PSG (Maresca)
-
Au Mondial de l'Auto, la CGT demande un "changement de cap industriel"
-
Les lycéens de nouveau dans la rue, avec l'appui inattendu de Greta Thunberg
-
Visé par une enquête de la BBC, Abramovitch nie toute fraude fiscale
-
Le pape Léon XIV hospitalisé pour être opéré du poumon
-
Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l'économie mondiale
Contre les "zombies", des experts du feu à la rescousse des pompiers
En Lorraine, au sous-sol truffé d'obus de la Première Guerre mondiale, les autorités ont confié à des chercheurs la tâche d'étudier la propagation des incendies sous la terre, pour diminuer les risques encourus par les pompiers.
Dans leur laboratoire, au-dessus d'un bac en acier rempli de sable, Anthony Collin et Idir Khaldi positionnent un panneau chauffant, pour simuler le passage d'un incendie sur cette surface.
A mesure que la surface chauffe, des capteurs de température posés à différentes profondeurs leur indiquent comment la chaleur se propage.
Depuis plusieurs années, les chercheurs de l'Université de Lorraine font leurs expériences dans un ancien bâtiment agricole, dans la campagne autour de Nancy.
Cette fois, leur objectif est de savoir si le sol peut devenir trop chaud à une profondeur où l'on peut trouver des obus - environ 50 à 60 centimètres, estiment les démineurs, en tenant compte de la matière organique qui s'est accumulée en un siècle.
Même après avoir éteint le panneau chauffant, la température mesurée par les capteurs continue de monter, par inertie, à quelques centimètres au-dessous de la surface.
"La question à laquelle on doit répondre, c'est: est-ce que j'ai de la chance d'avoir 100, 120 degrés à 50 centimètres au-dessous de la surface de la terre, et si oui, dans quel temps, sous quelles conditions?", expose Anthony Collin.
La préfecture de la Meuse leur a commandé plusieurs recherches pour "modéliser les risques" propres aux "zones rouges", marquées par les stigmates de la Grande Guerre.
- La menace de Verdun -
La plus importante est celle des forêts au nord de Verdun, où eut lieu la terrible bataille de 1916, qui fit plus de 300.000 morts et 400.000 blessés en dix mois de combats.
Les très nombreux obus toujours enterrés empêchent des interventions normales en cas d'incendie.
"C'est dans l'intérêt de la protection des personnels, on ne s'engage pas directement dans le bois", explique le lieutenant-colonel Sylvain Grumbach, des pompiers de la Meuse.
"Le risque prédominant, ce sont les obus explosifs qui, suite au passage d'un feu, peuvent détoner jusqu'à 48 heures après le passage du sinistre."
Les chercheurs espèrent étendre leurs expériences aux feux souterrains, dits "zombies", quand ce sont des tourbières ou des veines de charbon en sous-sol qui brûlent sans émettre de flammes.
Ces feux, extrêmement difficiles à éteindre, peuvent couver pendant tout l'hiver et causer à nouveau des incendies en surface en été.
Par exemple, le gigantesque incendie de Landiras (Gironde) en 2022 avait touché une veine de lignite affleurant à la surface, causant un feu zombie qui n'a été totalement éteint qu'en... 2025!
Les chercheurs envisagent de placer un combustible comme de la tourbe à une certaine profondeur dans leur bac, voire de faire des essais dans de vrais sols, afin de mesurer selon quels paramètres il peut s'embraser, même lorsqu'il n'est pas directement en contact avec la matière qui brûle.
"Si on est dans cette situation-là, où notre combustible qui est en dessous n'est pas en contact direct, est-ce que c'est possible que l'incendie se transfère de l'un à l'autre?", résume Anthony Collin.
Pour les pompiers, la prévention des feux souterrains est capitale, tant la lutte contre ceux-ci est fastidieuse.
"On a des temps de mobilisation de moyens sur ce genre de feux qui sont énormes, du fait de la difficulté technique d'aller chercher l'eau pour noyer le feu, de faire les contrôles derrière, de repasser...", détaille le pompier Sylvain Grumbach.
Z.AlNajjar--SF-PST