-
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
-
Sud-Ouest: face aux mégafeux, les pompiers au défi de garder un "coup d'avance"
-
Des vendanges "5 étoiles" mais des caves déjà pleines: les vignerons italiens s'interrogent
-
A Lourdes, une foule de fidèles pour Léon XIV, attendu sur les violences sexuelles
-
Soudan: dans Khartoum en ruines, la désillusion du retour
-
A Kiev, Moscou cible aussi le panier de courses
-
IA: une start-up allemande appelle l'Europe à "plus d'optimisme" malgré les craintes
-
Sénatoriales: journée décisive pour le RN, en quête d'un groupe au Sénat
-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
-
Laver Cup: l'Europe mène 7 à 5 après la deuxième journée
-
Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid
-
Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre
-
Top 14: Paris fait tomber le leader Lyon, Pau et Bayonne à l'affut
-
Mode à Milan: la créatrice Louise Trotter s'affirme chez Bottega Veneta
-
Porté par le succès populaire, le pape Léon XIV est arrivé à Lourdes
-
Triathlon: Cassandre Beaugrand, un 2e titre mondial au terme d'une année parfaite
-
Mondiaux de cyclisme: le couronnement de Demi Vollering
-
Women XV Global Series: les Bleues, solides et disciplinées, s'offrent le Canada
-
Après la messe géante à Paris, le pape Léon XIV arrive à Lourdes
-
"J'ai peur pour mes enfants": des marches pour le climat partout en France
-
Canaux qui débordent et routes submergées: graves inondations à Bangkok
-
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
-
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
-
Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Après la messe géante, le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, part pour Lourdes
-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
«إعلان أبوظبي» يتصدر أجندة المواجهة الدولية للجريمة الرقمية
-
العراق يبحث إعلان طوارئ بيئية مع تصاعد تلوث دجلة والفرات
-
لماذا يحتفظ مسلسل «رأفت الهجان» بجاذبيته بعد أربعة عقود؟
-
إصابات في هجمات على كييف وضربة أوكرانية تستهدف مصفاة إيلسكي
-
هولندا توسع حظر منتجات المستوطنات ليشمل أمتعة المسافرين
-
مصر و«الفطيم» تبحثان مشروعات لوجستية وتوسعات استثمارية
-
صناديق الأسهم العالمية تستقطب أكبر تدفقات في ثلاثة أشهر
-
منصة رقمية موحدة في مصر لتأسيس الشركات والتراخيص
-
محافظ بنك فرنسا يحذر من التعويل على المركزي الأوروبي في أزمة الديون
-
مصر تخطط لإنشاء تسع مناطق استثمارية خلال ثلاثة أعوام
-
البيت الأبيض يعلن إلغاء نحو مليار دولار من الإنفاق الحكومي
-
تفاهم صيني أميركي على خفض رسوم بقيمة 30 مليار دولار
-
قنوات الاستفسار عن المساعدة المالية بقيمة 1250 شيكلاً في غزة
-
غزة تطالب بحماية الصحفيين بعد ارتفاع حصيلة القتلى إلى 262
-
عاصفة قوية تقطع الكهرباء وتربك الرحلات في نيوجيرسي
-
المحكمة العليا الأميركية ترفض مجدداً خريطة دوائر ميزوري
-
الجيش الأميركي يختبر جاهزية وحدات لتحرك محتمل في كوبا
-
أمن المقاومة في غزة يعلن إحباط مخطط استهدف مستشفى ناصر
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
Dans les montagnes verdoyantes du Kurdistan irakien, le conflit au Moyen-Orient a réveillé de douloureux souvenirs chez ceux qui, tout jeunes, ont vécu la guerre avec l'Iran voisin et craignent désormais une nouvelle bascule dans la violence.
A l'époque, la ville frontalière de Penjwen se trouvait en première ligne. Cette fois encore, elle a été fréquemment survolée par des drones et missiles, depuis le début du conflit déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.
"Chaque fois qu'un avion ou un missile passent au-dessus de nos têtes, les souvenirs refont surface", confie à l'AFP Omid Hassan, un ouvrier de 57 ans. "Repenser à tout cela m'inquiète et m'attriste".
Le 22 septembre 1980, l'Irak de Saddam Hussein attaquait son voisin iranien, déclenchant une guerre qui allait durer huit ans, tuer des centaines de milliers de personnes et plonger le pays dans une très longue période d'instabilité.
Installé sur l'un des marchés de la ville pour boire son thé, Ahmed Faraj, du même âge, se souvient "très clairement du 6 juin 1981, quand l'Iran a lourdement bombardé le centre-ville, faisant des dizaines de victimes".
- "Les frontières n'existent plus" -
Penjwen avait alors été en grande partie évacué et plus tard, Téhéran s'est emparé des collines environnantes, relate-t-il. "Finalement le régime irakien a rasé la ville, démolissant ses maisons à coups de TNT et de bulldozers, afin que les forces iraniennes ne puissent pas y pénétrer et établir une base".
Et en 1987-88, le gouvernement de Saddam Hussein a mené l'impitoyable "opération Anfal", au cours de laquelle environ 180.000 Kurdes auraient été tués.
"En temps de guerre, les frontières n'existent plus", souffle Ahmed Faraj.
Ancien élu au Parlement de cette région irakienne autonome, Abdul Rahman Ali Reda avait lui 10 ans quand les forces irakiennes ont incendié sa maison familiale à Penjwen.
"Cette image ne m'a jamais quitté", dit-il, aujourd'hui âgé de 53 ans.
"Les maisons, les écoles, les administrations et les lieux de culte ont tous été rasés, et même après toutes ces années, de nombreux bâtiments sont encore en ruines et n'ont jamais été reconstruits".
Il souligne que les habitants des zones frontalières sont ceux qui souffrent le plus, et doivent désormais se tenir prêts à affronter "toute catastrophe potentielle".
Ces derniers mois, le Kurdistan irakien a été régulièrement pris pour cible par Téhéran et les factions armées irakiennes qui lui sont alliées. Car la région abrite des troupes américaines et des groupes kurdes iraniens opposés à la République islamique, établis de longue date dans la zone.
- "Pas notre guerre" -
Au début du conflit, le président américain Donald Trump s'était prononcé en faveur d'une offensive de ces factions contre la République islamique, avant de revenir sur ses déclarations.
Des combattants de ces groupes - qualifiés de terroristes par Téhéran - ont eux écarté toute intervention en l'absence d'une insurrection populaire en Iran.
Si la violence des affrontements s'est atténuée en plus de six mois de guerre, le conflit, qui s'enlise et s'étend, provoque régulièrement des poussées de fièvre.
Parmi les groupes qui ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, le parti Komala, fondé en 1969 par des étudiants et des intellectuels à Téhéran et dans les villes kurdes, a été visé dernièrement par des drones et missiles iraniens, à plusieurs reprises.
Téhéran "craint un soulèvement potentiel" et a envoyé des troupes au Kurdistan iranien, y compris le long de la frontière avec l'Irak, au cours des derniers mois, s'inquiète Idriss Kolahduzi, membre du Komala.
Selon lui, ce déploiement militaire supplémentaire ne peut "qu'accabler davantage les Kurdes, qui ne possèdent ni usines ni grandes installations industrielles, et dépendent essentiellement de l'agriculture dans les zones frontalières".
Dans un café de Pejwen, Hadi Abdullah, fonctionnaire de 56 ans en habits traditionnels kurdes, peste contre l'impact économique du conflit, qui a déjà engendré instabilité et hausse des prix.
"Ce n'est pas notre guerre et nous ne devrions pas y être entraînés", s'agace-t-il.
A.AbuSaada--SF-PST