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Trump invite plusieurs dirigeants à siéger au Conseil de paix pour Gaza
Le Conseil de paix pour Gaza présidé par Donald Trump commençait à prendre forme samedi, avec plusieurs dirigeants invités à y siéger, dont ceux de l'Egypte, de l'Argentine, du Canada et de la Turquie.
Ce conseil aura pour mission de superviser la phase 2 du plan Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza, après trois mois de fragile cessez-le-feu obtenu sous la pression de Washington.
Le président américain, qui a promis avec son emphase habituelle le "plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé", considère le Conseil de paix comme un rouage essentiel de sa politique visant à mettre fin à plus de deux ans de bombardements de l'armée israélienne dans le territoire palestinien.
Après avoir reçu une invitation, le président argentin Javier Milei a déclaré que ce serait un "honneur" d'y siéger. Le dirigeant canadien Mark Carney aurait également l'intention d'y participer, selon un de ses conseillers.
La communication du président turc s'est elle contentée de dire que Recep Tayyip Erdogan avait reçu l'invitation et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi "étudie la question", selon son chef de la diplomatie.
Ces dirigeants sont invités à rejoindre le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui multiplie les casquettes au sein du gouvernement de Donald Trump, et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui a déjà joué les médiateurs au Moyen-Orient.
La réputation de l'ancien dirigeant travailliste, qui s'est dit "honoré" de faire partie du conseil et loue le "leadership" de Donald Trump, a toutefois été ternie par son engagement dans la guerre en Irak en 2003.
- Proches de Trump -
Donald Trump a aussi placé de nombreux proches, dont son émissaire Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, homme d'affaires et médiateur officieux dans cet organe. Le président de la Banque mondiale Ajay Banga y figure aussi.
La Maison Blanche a créé en parallèle un "founding executive board" avec sept personnalités, dont cinq Américains, composé notamment de Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d'investissement Apollo Global Management.
Il n'était pas clair dans quelle instance pourraient siéger les dirigeants invités. La Maison Blanche, qui avait fait savoir que d'autres membres allaient être nommés, n'a pas dans l'immédiat fourni de clarifications samedi.
La présentation des membres de ce Conseil de paix a été lancée peu après le lancement de la deuxième phase du plan Trump, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza, selon les termes du plan endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre.
Le plan prévoit aussi le déploiement de la Force internationale de stabilisation. Elle doit permettre d'aider à sécuriser Gaza et de former des unités de police palestiniennes.
Le Conseil de paix devra aussi superviser un comité palestinien temporaire et technocratique composé de 15 personnalités formées pour administrer temporairement la bande de Gaza.
Le Hamas avait rejeté en octobre la création du conseil, un de ses hauts responsables, Osama Hamdan, dénonçant un retour "à l'ère des mandats et du colonialisme".
I.Saadi--SF-PST