-
"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
-
Décès de Loana: M6 va diffuser la série "Culte" mardi lors d'une soirée spéciale
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa bien placé après le court
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide entendu par un juge au Portugal
-
A Paris, départ du premier train de nuit Paris-Berlin European Sleeper
-
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
-
Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU
-
Népal: le futur Premier ministre salue sa victoire dans un clip de rap, appelle à l'unité
-
La Bourse de Paris rechute (-0,98%) après trois jours de reprise
-
Tour de Catalogne: Vernon gagne la 4e étape au sprint devant Godon, toujours leader
-
Décharges sauvages: 750.000 euros d'amende et la remise en état des sites requis contre Nestlé
-
Un bébé singe doré est né au ZooParc de Beauval, une première hors d'Asie
-
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
-
Dans l'espace, les spermatozoïdes ont du mal à trouver leur chemin
-
Les Etats-Unis attaquent l'OMC au premier jour de sa conférence ministérielle
-
Paul McCartney annonce la sortie d'un nouvel album à 83 ans
-
Un mort et des blessés en Israël après une vague de frappes d'Iran et du Liban
-
Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro de retour devant la justice américaine
-
Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections
-
Comment des activistes aux Etats-Unis aident des Iraniens à accéder aux terminaux Starlink
-
Kaboul enterre des victimes d'une frappe pakistanaise, des proches toujours sans réponse
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide présenté à un juge au Portugal
-
Presse et plateformes numériques: les députés cherchent à débloquer les droits voisins
-
Décharges sauvages de Nestlé: les parties civiles demandent des analyses complémentaires
-
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
-
Mondiaux de patinage: Kaori Sakamoto, le temps des adieux
-
Un bicorne de Napoléon Ier sorti de l'oubli bientôt exposé près de Paris
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours guidée par les cours du pétrole
-
L'Afrique du Sud écartée du G7 en France sous pression américaine, selon Pretoria
-
Face à un Iran inflexible, Trump somme Téhéran de "devenir sérieux"
-
Cinq morts dans des frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah intensifie ses attaques
-
L'OMC lance sa conférence ministérielle à Yaoundé dans un contexte de crise
-
Black Friday: un tiers des commerçants en ligne trichent selon l'UE
-
Thales, Exail: des systèmes français de lutte antimines sous-marines
-
Vidéo générée par l'IA: ByteDance (TikTok) déploie SeeDance 2.0 à l'international
-
F1: Hamilton conquérant, Verstappen défaitiste avant le Grand Prix du Japon
-
La guerre au Moyen-Orient pourrait créer un "stress systémique" sur les marchés, selon le vice-président de la BCE
-
Protection des mineurs: l'UE épingle des sites pornographiques et enquête sur Snapchat
-
Les eurodéputés valident l'accord commercial avec les États-Unis, avec de fortes réserves
-
Droits télé/LFP: Nasser al-Khelaïfi (PSG) visé par un signalement d'Anticor
-
L'Iran ignore les menaces de Trump, Israël tue un cadre militaire
-
Un rapport recommande une large restriction des polluants éternels en Europe
-
Arrivée de pétrole russe aux Philippines en "état d'urgence énergétique"
-
Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants
-
Le Bélarus et la Corée du Nord signent un "traité d'amitié et de coopération"
-
Pyrénées: la population d'ours poursuit sa croissance mais s'appauvrit génétiquement
-
Meta: le conseil de surveillance met en garde contre le fact-checking fait par les utilisateurs
-
Dans le nouveau Népal de la Gen Z, l'incontournable Rabi Lamichhane
-
Face au ralentissement des dons, Greenpeace France va supprimer un quart de ses effectifs
"La paix au milieu du chaos": un enseignant thaïlandais transforme les bunkers en fresques
Sur les murs des abris en béton d'une école thaïlandaise proche des combats à la frontière cambodgienne, un homme peint calmement des scènes de soldats portant des blessés, transformant les bunkers en fresques colorées.
" La paix au milieu du chaos. Tout le monde ne peut pas ressentir ça", témoigne Watthanachai Kamngam, un professeur de musique de 38 ans, dont les fresques touchantes sont inspirées par la dure réalité qui l'entoure.
"Je vis ces combats au quotidien et je veux simplement immortaliser ce moment, montrer que c'est vraiment notre réalité", dit-il à l'AFP.
La Thaïlande et le Cambodge sont engagés depuis le début de la semaine dans de violents affrontements le long de leur frontière contestée, qui ont fait au moins 20 morts au total et de nombreux blessés.
Plus de 600.000 personnes ont été contraintes d'évacuer les zones frontalières des deux côtés, mais certaines ont préféré rester et ont trouvé refuge dans des abris en béton pour se protéger des explosions.
Watthanachai Kamngam avait déjà pris son pinceau en juillet, lorsqu'un premier conflit ouvert entre les deux voisins d'Asie du Sud-Est avait déjà fait 43 morts en cinq jours.
Après s'être assuré que les élèves de son école étaient tous en sécurité, il a choisi de rester sur place et de s'adonner à son passe‑temps thérapeutique malgré le grondement des combats.
" Bien sûr que j'ai peur", confesse l'enseignant alors que des tirs d'artillerie font trembler les vitres des salles de classe vides de l'école, située à seulement cinq kilomètres de la frontière.
"Mais l'art m'aide à reprendre le contrôle de mes émotions", ajoute-t-il sous sa casquette en peignant un obus.
- "Sûr et réconfortant" -
Un peu plus loin, d'autres bunkers fraîchement construits et recouverts de sacs de sable bleus et blancs offrent une oasis de calme à ses occupants.
Sommai Sisuk est assis avec ses compagnes d'infortune près d'un petit feu, grâce auquel ils préparent du riz gluant pour le dîner tout en se protégeant de la fraîcheur relative de la fin de journée.
"On n'avait pas de bunkers lors des derniers combats" en juillet, raconte l'agriculteur de 62 ans, également vendeur de billets de loterie.
" Tout le monde avait peur, on ne savait pas quoi faire. On se sent un peu plus en sécurité cette fois parce que les autorités ont construit ce bunker pour nous. Il a l'air solide, les gens sont contents."
Le sexagénaire explique que ces abris sont devenus des lieux de rassemblement pour ceux qui ont choisi de ne pas évacuer afin de surveiller leurs maisons, leurs champs ou leur bétail.
" Avoir ce bunker ici, ça change la vie", affirme-t‑il. "Quand les tirs s'intensifient, on peut tous courir se mettre à l'abri ensemble. C'est chaleureux, sûr et réconfortant."
Soudain, un cri brise le calme alentour: "Allez-y, vite!"
Une dizaine de personnes, dont de jeunes enfants, s'engouffrent dans le bunker. A l'extérieur, de petits points lumineux percent l'obscurité du ciel -- des roquettes tirées depuis le Cambodge -- avant de retomber quelque part près du front.
X.AbuJaber--SF-PST