-
L'Australie vaccine en urgence ses manchots pygmées contre la grippe aviaire
-
"Viser juste" d'Adèle Haenel, des mots contre "le mur du déni"
-
A 59 ans, "King Kazu" marque deux buts et entre dans l'histoire du football japonais
-
"Une lueur d'espoir": à Gaza, une banque de semences renaît dans les ruines de la guerre
-
À Rome, le rafting sur le Tibre pour fuir la chaleur
-
Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers
-
A la frontière avec le Brésil, la Bolivie face à la violence des gangs
-
Natalie Harp, assistante dévouée de Trump soudain en pleine lumière
-
Crash d'hélicoptère au Kenya: le chef du renseignement de l'Equateur et cinq Américains tués
-
Trump annonce une "guerre économique" inédite contre l'Iran
-
Le prince Harry et Meghan vont revenir vivre au Royaume-Uni
-
Espagne: un Atlético à deux visages réussit ses débuts en Liga contre Malaga
-
Procès Meta: certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer", accuse un ex-ingénieur du groupe
-
Wall Street clôture en hausse, salue le recul des taux obligataires
-
La Nasa annonce l'échec de sa mission pour secourir un téléscope en orbite
-
Ligue 1: la pelouse du Parc victime de la canicule, le PSG débutera dimanche à Rennes
-
En Ukraine, le pari politique risqué de l'ex-ministre Fedorov
-
Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong Un cette année
-
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Esport: "Je me suis construit au sein de Vitality", raconte Mathieu "Zywoo" Herbaut
-
Ligue 1: une valse des entraîneurs sans précédent
-
Cyberattaques: Lecornu demande la création d'une "nouvelle unité cyber"
-
Incendie en Belgique: les habitants autorisés à rentrer chez eux
-
Affaire Bruel: une avocate annonce une nouvelle plainte pour tentative de viol
-
Canicule en France: déjà 7.300 morts en excès recensées cette année, selon un bilan provisoire
-
Décès accidentel du couple Altmayer-Favier: information judiciaire ouverte pour "homicide involontaire"
-
Deux interpellations après la découverte du corps calciné d'une "influenceuse" dans le Gard
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU de Strasbourg
-
En Floride, la gauche crée à nouveau la surprise aux primaires démocrates
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients, selon le CHU Strasbourg
-
Les drones de livraison aux détenus, un risque "vital" pour les patients (CHU Strasbourg)
-
Présidentielle: Francis Lalanne en meeting samedi pour lancer sa campagne
-
Wall Street ouvre en hausse, profite du répit sur les taux
-
Canicule en France: 1.243 morts en excès du 3 au 22 juillet, 2eme vague de chaleur, selon Santé publique France
-
Espagne: le Real Madrid mise sur Mourinho pour détrôner le Barça de Flick
-
En Chine, les centres de données pour l'IA mettent le cap à l'ouest
-
F1: Isack Hadjar forfait pour le GP des Pays-Bas, remplacé par Lawson chez Red Bull
-
Les entreprises chinoises roulent des mécaniques au salon de la robotique de Pékin
-
"Sentiment d'apocalypse" : canicules, sécheresse et incendies attisent l'éco-anxiété
-
Strasbourg : les drones de livraison aux détenus font peser un risque "vital" sur les patients du CHU
-
L'UE soutient la Cour pénale internationale après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Royaume-Uni: l'inflation repart à la hausse en juillet à cause de l'énergie
-
Moderna et Merck annoncent des résultats encourageants pour un vaccin thérapeutique contre le cancer de la peau
-
En Chine, une école pour robots en quête de débouchés commerciaux
-
La Russie et l'Ukraine échangent 103 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Inde : l'incendie d'un hôtel fait neuf morts à Calcutta
-
Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés
-
A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer
-
Tennis: Kyrgios rattrapé par un contrôle positif à la cocaïne
-
En France, la vague de chaleur en cours devient la 2e plus longue jamais enregistrée, selon Méteo-France
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
Marcher sur la Lune d'ici 2030, y bâtir une base, avant (peut-être) d'aller sur Mars: forte d'une expertise patiemment affinée en 30 ans, la Chine bouscule le leadership des Etats-Unis sur les vols spatiaux habités.
Zoom sur les capacités chinoises, au moment où quatre astronautes (trois Américains, un Canadien) s'apprêtent à embarquer début avril avec l'agence spatiale américaine (Nasa) pour la mission Artémis 2, premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans.
- Où en est le programme habité chinois? -
Il a été lancé en 1992. La Chine, progressivement écartée de la coopération internationale par les Etats-Unis, a développé seule son expertise.
Elle a mené une quinzaine de missions habitées depuis le premier vol d'un astronaute chinois, Yang Liwei, en 2003.
Cette station lui permet d'accumuler une expérience cruciale (sorties dans l'espace, amarrages, maintenance, effets sur le corps humain) pour ses missions habitées.
La Chine progresse suivant une feuille de route à long terme et non une succession de projets isolés. Les incidents sont rares, aucun n'a été mortel.
"Cette efficacité s'explique par une ferme volonté politique au sommet de l'Etat, des financements stables, des ingénieurs spatiaux de rang mondial, la priorité donnée aux avancées techniques plutôt qu'aux pressions de calendrier et par l'intégration de toute la chaîne industrielle au projet", souligne Richard de Grijs, professeur à l'Ecole des sciences mathématiques et physiques de l'Université Macquarie en Australie.
" Comparé à l'approche occidentale, et particulièrement américaine, où le cap peut changer au gré des volontés politiques, ce modèle présente de nets avantages en matière de prévisibilité et de gestion des risques", ajoute-t-il.
- A quand des astronautes chinois sur la Lune? -
"D'ici 2030", espère l'agence spatiale chinoise CNSA.
La Chine a déjà envoyé plusieurs robots sur la Lune et a ramené des échantillons lunaires.
Une mission habitée nécessite toutefois un matériel différent, actuellement en période de test.
La Chine doit ainsi effectuer courant 2026 le vol d'essai en orbite de son nouveau vaisseau Mengzhou ("Navire des rêves"). Remplaçant du vieillissant Shenzhou, c'est lui qui devra acheminer les astronautes vers l'orbite lunaire.
Les ingénieurs élaborent aussi une nouvelle fusée ultra-puissante d'environ 90 mètres (la Longue marche-10), indispensable pour propulser le vaisseau vers la Lune. Elle a effectué un premier vol à basse altitude le 11 février.
L'atterrisseur Lanyue ("Etreindre la Lune"), qui transportera les astronautes de l'orbite à la surface lunaire, pourrait effectuer son vol inaugural vers 2028-2029.
- La Chine veut-elle vraiment une base lunaire? -
Oui.
La Chine espère d'ici 2035 avoir construit la version "basique" d'une base scientifique habitée, appelée Station internationale de recherche lunaire (ILRS).
Elle doit être édifiée près du pôle sud lunaire, où la présence d'eau, sous forme de glace, est présumée.
Le projet est mené avec la Russie et associe d'autres pays comme la Thaïlande, le Pakistan et le Bélarus.
La base devrait être construite avec des briques fabriquées sur place, à partir de sol lunaire, grâce à des imprimantes 3D. Testée sur Terre et sur Tiangong, la technique doit l'être sur la Lune durant la mission robotique Chang'e-8, prévue vers 2028.
La CNSA dit vouloir y faire des recherches pour comprendre l'origine de la Lune, réaliser des découvertes scientifiques, des percées dans les technologies jugés stratégiques, ou encore exploiter les ressources lunaires.
Une version élargie de la base est prévue vers 2040.
La Chine développe également une constellation de satellites autour de la Lune, dénommée "Queqiao", qui sera notamment chargée d'assurer des services (communications, navigation et télédétection) nécessaires aux futures activités sur l'astre.
- Est-ce une course avec les Etats-Unis? -
Oui et non.
La Chine ne parle jamais de "course à la Lune" et de concurrence avec les Etats-Unis.
"Ils ont de l'ambition pour leur programme spatial et voient la Lune comme la prochaine étape logique de leur progression. Pour sa valeur propre, non par rivalité. Cela ne changerait rien pour eux si les Américains n'y allaient pas", affirme Jonathan McDowell, astrophysicien et analyste spatial.
"Mais si la Chine installe une base lunaire la première, ça représenterait un sérieux défi pour la capacité des Etats-Unis à faire de même. Car les zones propices près du pôle sud lunaire sont très limitées", prévient-il.
Pour l'heure, la Chine "reste derrière les Etats-Unis" en matière de vols habités, juge Chen Lan, spécialiste du programme spatial chinois, qui pointe la supériorité des vaisseaux Dragon et Orion, utilisés par la Nasa, par comparaison avec l'actuel Shenzhou.
Mais si elle marche sur la Lune en 2030 grâce à ses nouveaux vaisseau et alunisseur, "elle rattrapera" les Américains, estime-t-il.
- Et ensuite, Mars? -
C'est possible.
Après 2040, la base lunaire chinoise servira à "valider les technologies et capacités pour une mission habitée vers Mars", affirme la CNSA.
Des responsables d'entreprises spatiales et des scientifiques chinois ont évoqué dans le passé la planète rouge comme une potentielle destination pour des astronautes.
"Mais je ne pense pas que des projets concrets vers Mars voient le jour avant l'alunissage et la première étape de la base lunaire", conjecture Chen Lan.
G.AbuOdeh--SF-PST