-
Nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité après le chaos du 17 octobre
-
Rubio appelle les Cubains à collaborer avec la CIA
-
Mondiaux de gym: Elena Colas, une 6e place prometteuse au concours général
-
Des signes laissent présager une reprise des frappes américaines contre l'Iran
-
Ligue 1: Nice plombé puis sauvé par Diouf
-
Foot: Messi reçoit le prix Princesse des Asturies du sport
-
La tempête Austen s'éloigne de la France, 242.000 foyers sans électricité
-
Wall Street clôture en baisse, minée par une nouvelle envolée du pétrole
-
Lycéens, forces de l'ordre : Macron en première ligne avant une nouvelle journée de contestation
-
Tirs meurtriers dans les Yvelines, un "tournant" pour Macron qui dénonce une attaque "raciste"
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et plusieurs blessés, Macron dénonce un "attentat terroriste raciste"
-
Tuerie dans les Yvelines : "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe" (maire de Trappes)
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le Nord-est, 242.000 foyers sans électricité
-
Yvelines : Macron dénonce un "attentat terroriste raciste" ayant fait un mort et des blessés
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, la dette française attend Moody's
-
Allemagne: Vincent Kompany, l'entraîneur du Bayern, hospitalisé après un malaise
-
Grand Paris Express : le démarrage de la ligne 18 pourrait être reporté à 2027
-
"Une agression": en Colombie, des indigènes en lutte contre le nouveau président de droite
-
Prix des carburants: les transporteurs routiers italiens cessent leur mouvement de grève
-
Mobilisation du 24 octobre : ce qui est prévu
-
Iran : huit pays d'Europe et du Moyen-Orient plaident pour la paix à Istanbul
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le nord, 288.600 foyers sans électricité
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père pour détention d'images pédocriminelles
-
Violences urbaines: Darmanin demande à la justice d'informer les "employeurs des pilleurs"
-
Le typhon Champi secoue Taïwan
-
Iran : huit hauts diplomates d'Europe et du Moyen-Orient à Istanbul
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme
-
Venezuela : la précarité des quartiers riches au révélateur des séismes
-
En Inde, des écoles françaises mitonnent l'élite de la gastronomie
-
Macron reçoit les lycéens avant de rendre visite aux forces de l'ordre
-
Le premier long métrage généré par IA en Chine sort en salles
-
Wall Street ouvre en baisse, entre questionnements sur l'IA et hausse du pétrole
-
Sept ans après leur "bromance", Trump toque à nouveau à la porte de Kim
-
"Tout le monde s'en fout" : à l'Assemblée, le spleen budgétaire bat des records
-
Tempêtes météo et tempêtes sociales : perturbations dans les transports publics vendredi et ce week-end
-
Safran s'envole avec son moteur phare Leap et muscle ses usines militaires
-
Deux soldats israéliens tués en Cisjordanie, Netanyahu annonce une opération militaire majeure
-
L'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de la "Sécu", qui part au Sénat
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père de détention d'images pédocriminelles
-
La championne du monde du marathon Peres Jepchirchir suspendue provisoirement pour dopage
-
Ligue 1 : des chocs en altitude, PSG-OL reporté
-
Macron en première ligne avec les lycéens et les forces de l'ordre
-
Fibre Excellence : pas d'offre de reprise déposée, mais syndicats et région restent confiants
-
Dopage à l'EPO: la championne du monde du marathon Peres Jepchirchir suspendue provisoirement
-
Plombé par la concurrence chinoise, Volvo Cars dans le rouge réduit encore ses effectifs, l'action s'effondre
-
Tempête Austen : 288.600 foyers sans électricité, 23 départements en vigilance orange
-
Netanyahu ordonne le bouclage de la Cisjordanie après une attaque à l'approche des élections en Israël
-
371 livres écrits en 20 mois avec l'IA : l'autrice Coral Hart défend son oeuvre sous une pluie de critiques
-
Ski alpin: le Cirque blanc fait son retour à Sölden
-
Les droits de douane de Trump laissent un goût amer au vin californien
"Année blanche" et deux jours fériés supprimés: Bayrou dévoile sa potion budgétaire, déjà rejetée par les oppositions
François Bayrou a présenté mardi une cure budgétaire draconienne de 43,8 milliards d'euros pour 2026, avec la suppression de deux jours fériés et le gel des prestations sociales et des retraites, immédiatement décriée par les oppositions qui le menacent de censure.
"C'est notre moment de vérité", a déclaré le Premier ministre, la mine grave, lors d'une conférence de presse.
Depuis des mois, le dirigeant centriste, qui a fait de la lutte contre les déficits et la dette son ADN politique, a multiplié les images esquissant un sombre tableau des finances publiques pour, dit-il, préparer les Français à un effort considérable.
Dans ce contexte, et malgré un paysage politique fracturé qui présage d'une mission quasi-impossible pour faire adopter les budgets pour 2026 au Parlement à l'automne, François Bayrou a présenté "un plan pour dire stop à la dette et un plan pour dire en avant la production".
- "Année noire" -
Pour le premier, l'objectif est de ramener le déficit à 4,6% du PIB l'an prochain, contre 5,8% en 2024. Le tout dans un contexte international inflammable qui a conduit Emmanuel Macron à demander une enveloppe additionnelle de 3,5 milliards d'euros en 2026 pour la défense.
Résultat, l'effort réclamé atteindra l'an prochain 43,8 milliards au lieu des 40 initialement évoqués, a annoncé le chef du gouvernement.
Et la potion risque de paraître amère.
De la même manière, il a décidé d'une "année blanche" pour toutes les prestations sociales, y compris les pensions de retraite, c'est-à-dire qu'elles seront gelées sans revalorisation au rythme de l'inflation. "Année rouge" ou "noire", ont pesté en réponse les opposants.
Même gel pour les barèmes de l'impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée - ce qui revient pour les détracteurs de cette mesure à augmenter ces prélèvements, alors même que la hausse des impôts est censée être une ligne rouge pour les partis qui soutiennent le gouvernement.
Le plan prévoit par ailleurs le doublement à 100 euros de la franchise annuelle sur les remboursements de médicaments.
- "Provocation" et "guerre sociale" -
Parallèlement, au titre du second plan, le Premier ministre a proposé une mesure qui fait déjà grand bruit: la suppression de deux jours fériés, par "exemple" le "lundi de Pâques" et le "8-Mai", pour économiser "plusieurs milliards".
Dans le même but de doper l'activité qu'il juge insuffisante en France, François Bayrou va proposer aux partenaires sociaux de nouvelles négociations sur l'assurance chômage et le droit du travail.
Sans majorité, il a reconnu être "à la merci des oppositions", qui, si elles joignent leurs voix de la gauche à l'extrême droite, peuvent le faire tomber comme ce fut le cas en décembre pour son prédécesseur Michel Barnier, justement sur des textes budgétaires. Mais il a assuré vouloir "changer les choses", "qu'importe le risque" de censure.
Or les premières réactions sont très négatives.
La suppression de jours fériés est une "provocation" et "une attaque directe contre notre histoire, contre nos racines, et contre la France du travail", a protesté le président du Rassemblement national Jordan Bardella. "Si François Bayrou ne revoit pas sa copie, nous le censurerons", a mis en garde Marine Le Pen.
"Bayrou déclare la guerre sociale", a lancé, à l'autre extrémité de l'échiquier politique, la cheffe des députés La France insoumise Mathilde Panot. Son leader Jean-Luc Mélenchon a exhorté le RN et le Parti socialiste à se joindre à "une censure sans illusions ni palabres" pour "faire partir Bayrou".
Si LFI et le RN décident de renverser le gouvernement, son sort dépendra de fait du PS.
Le patron des socialistes Olivier Faure a déploré que la taxe Zucman réclamée par la gauche, qui vise à prélever 2% par an du patrimoine des "ultra-riches", ne soit "même pas évoquée" dans le plan gouvernemental.
François Bayrou s'est borné pour l'instant à promettre une "contribution de solidarité pour "les plus hauts revenus" aux contours encore flous.
De son côté, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a dénoncé un "budget brutal et inacceptable", qui demande "toujours plus à ceux qui ont peu... et si peu à ceux qui ont beaucoup".
Mais à ce stade, les ténors du PS ne brandissent pas le mot qui fâche, "censure".
De la macronie au parti Les Républicains de Bruno Retailleau, les alliés de François Bayrou, eux, sont restés extrêmement discrets après sa conférence de presse.
I.Saadi--SF-PST