-
Trump fustige une élection "truquée" au Brésil après la victoire surprise de Lula
-
Ligue 1: victoire contre Lyon et première place pour le PSG
-
Jordanie: arrestation de suspects et frappes meurtrières en Syrie après l'attaque contre une église
-
Foot: la cérémonie du Ballon d'Or 2026 a débuté
-
Les clés de la réélection historique de Lula au Brésil
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à négocier, le gouvernement ironise sur son retour
-
En Serbie, un peuple euphorique après la victoire des étudiants aux législatives
-
L'Iran dit avoir eu de "très bonnes" discussions avec des responsables saoudiens, turcs et pakistanais
-
Crise lycéenne: les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à négocier, la présidente Rodriguez ironise sur son retour en forme de "show"
-
Netanyahu et ses rivaux s'écharpent sur l'Iran dans les dernières heures de campagne
-
Tennis: Monfils confirme sa retraite et annonce un "show" au Masters 1000 de Paris
-
Attentat dans les Yvelines : reprise de la garde à vue du suspect, qui conteste tout mobile raciste
-
Crise lycéenne: les pistes du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation
-
Walter Koenig, acteur de la série "Star Trek", est mort à 90 ans
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à rencontrer la présidente par interim
-
Coupe Davis : Alcaraz participera à la phase finale avec l'Espagne, Zverev présent avec l'Allemagne
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement évoque le remplacement de Parcoursup
-
Croissance météorique et risques en pagaille, Anthropic lève le voile avant son entrée en Bourse
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, mais fait plonger la Bourse de Sao Paulo
-
Décès de l'écrivain René Belletto
-
Le rappeur Chris Brown écope de prison avec sursis pour une rixe en discothèque à Londres
-
Maintien de l'ordre : Macron monte en première ligne
-
Face aux craintes d'une reprise de la guerre, des discussions de haut rang en Iran
-
La Norvège, un "pays de chiottes" pour Trump privé de Nobel
-
Europe 1 mise en demeure pour "incitation à la haine" après une émission en janvier
-
La célèbre Oxford Street de Londres devient partiellement piétonne
-
En Serbie, un peuple plein d'espoir après la victoire des étudiants aux législatives
-
Jordanie: trois membres d'une même famille arrêtés après l'attaque contre une église
-
Wall Street ouvre en hausse avant les résultats des géants technologiques
-
Macron promet de maintenir le "calme" avant un nouveau samedi "à risque"
-
"Marionnette" de Trump: le patron d'Audi provoque un tollé en Allemagne
-
Biodiversité : au Gabon, des botanistes en quête de nouvelles espèces
-
Attentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect "ne change rien" au mobile "raciste" selon Nuñez
-
Japon : la Première ministre promet une prompte réaction aux cyberattaques
-
En Serbie, l'espoir de réformes après la victoire des étudiants aux législatives
-
Les Houthis ciblent encore l'Arabie saoudite, son ministre de la Défense attendu à Téhéran
-
Cisjordanie: l'accélération de la colonisation israélienne
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, contestée par Bolsonaro
-
Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance
-
Les défis de Lula pour son quatrième mandat à la tête du Brésil
-
La BCE face au risque de la dette française
-
Dans le Maine, les relations avec le Canada malmenées par la guerre commerciale de Trump
-
Dans les terres conservatrices du Kansas, les démocrates se prennent à rêver de victoire
-
Le secteur caritatif attend une manne de l'entrée en Bourse d'Anthropic
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement promet lundi "des réponses très concrètes"
-
Netanyahu accusé par ses opposants de jouer un jeu dangereux avec l'Iran à la veille des élections
-
Climat: quinze jeunes s'attaquent à l'État canadien dans un procès inédit
-
L'IA et sa désinformation s'invitent dans les spots de campagne aux États-Unis
-
Dans une ancienne cité industrielle américaine, un centre de données divise les habitants
Argentine/présidentielle: derrière la surprise Massa, l'incertitude et toujours la crise
La première place de Sergio Massa, ministre argentin d'une économie en souffrance (138% d'inflation), au premier tour de la présidentielle a surpris et freiné l'ascension de l'ultralibéral "antisystème" Javier Milei.
La peur de l'inconnu a pu jouer, mais des reports incertains, et l'état de économie maintiennent l'incertitude pour le second tour, estiment les analystes.
Voici quelques clefs d'un panorama politique inattendu et les perspectives en vue du duel du 19 novembre.
Milei, la peur a-t-elle gagné ?
"Dégagiste" assumé contre la "caste politique" au pouvoir incapable de dompter l'inflation, "ennemi de l'Etat" omniprésent, Javier Milei s'est "surtout rendu populaire par sa rhétorique anti-establishment", rappelle Benjamin Gedan, spécialiste de l'Argentine au think tank Wilson Center.
Mais la "tronçonneuse" contre la dépense publique qu'il brandissait en meetings a fini par inquiéter. "C'est qu'au bout de la tronçonneuse, il y a des emplois, des services publics, des factures de fin de mois, des budgets de familles: beaucoup ont trop à perdre", estime-t-il.
En outre, Milei a peut-être méjugé "le décalage" de ses postures "avec la société" (sur la dérèglementation des armes à feu, sur une solution de marché à la pénurie d'organes). Sans compter ses propos sur le pape --"jésuite qui promeut le communisme", "personnage néfaste", "imbécile"-- saillies risquées s'agissant d'un pontife argentin, dans un pays à plus de 75% catholique.
Au final "le vote de la peur a fonctionné, la crainte du saut dans le vide", diagnostique le politologue Juan Negri, de l'Université Torcuato di Tella.
Massa: comment a-t-il fait ?
En multipliant d'une part les mesures sociales pour amortir l'inflation (subventions, exemptions d'impôts, bonus) "qui ont bénéficié à une part importante de l'électorat mais qui pourront avoir un grave coût budgétaire à court terme", constate Sergio Morresi, politologue de l'Université de Buenos Aires.
D'autre part en se dissociant de l’exécutif sortant - ni le président Alberto Fernandez, ni Cristina Kirchner, figure péroniste (centre-gauche) de la dernière décennie, ne sont apparus ni se sont exprimés en campagne.
"La prochaine étape sera MON gouvernement, pas CE gouvernement", a insisté Massa, à l'ADN centriste, bien plus pragmatique qu'idéologique, et sans doute "le moins péroniste des péronistes", selon M. Gedan.
D'autant qu'il a joué la carte "d'un gouvernement d'union nationale s'il est élu, proposition inédite dans l'Argentine démocratique" et au fort potentiel d'adhésion dans une société lasse de la polarisation, assure Raul Timerman analyste politique indépendant.
Quels reports, quel second tour ?
La spectaculaire "remontada" de Massa par rapport à la primaire d'août (+15%) a montré la capacité de mobilisation intacte de la base péroniste, notamment dans la populeuse et cruciale province de Buenos Aires. "Le péronisme est sorti de sa sieste", a résumé Hector Daer, leader de la CGT, plus grand syndicat du pays.
Javier Milei tend déjà la main à la coalition de centre-droit de Patricia Bullrich, arrivée troisième dimanche (23,8%), et pourtant membre de la "caste politique" qu'il a combattue. Lundi, il a dit qu'il incorporerait dans son gouvernement Mme Bullrich qu'il traitait "d'assassine" il y a deux semaines à peine.
La coalition d'opposition "va éclater", assure Raul Timerman. L'appui de Mauricio Macri, ex-président libéral (2015-2019), qui a déjà exprimé des affinités avec l'ultralibéral Milei, "sera total". En revanche, l'aile radicale (social-démocrate) de cette coalition, héritière de l'emblématique président post-dictature Raul Afonsin (1983-89) "n'appuiera pas Milei".
L'économie, encore décisive ?
L'Argentine honorera cette semaine une nouvelle échéance de remboursement au FMI de sa dette de 44 milliards de dollars. Mais, souligne l'agence de notation Moody's Investors Service, "notre scénario de base prévoit un risque de défaillance élevé et persistant en 2024-25".
Le cours parallèle, baromètre de l'anxiété des Argentins, s'est encore dégradé lundi (1.100 pesos pour un dollar contre 1.060 vendredi, 950 jeudi) démontrant le scepticisme envers une stabilisation de la devise argentine que Milei entend laisser mourir.
"La situation économique reste très fragile et peut encore se détériorer d'ici au second tour, auquel cas l'opposition, même avec une posture radicale, aura des chances de l'emporter", considère Sergio Morresi.
N.Awad--SF-PST