-
En vogue, les marques de distributeurs peaufinent leurs recettes
-
Angleterre: Arsenal se rêve en nouvelle puissance hégémonique
-
Ligue 1: le PSG seul au monde
-
Après CNews, Sonia Mabrouk promet "une conversation saine" sur BFMTV, sans se renier
-
Rentrée des radios et télés : cap sur la présidentielle
-
Italie: à la poursuite de l'Inter Milan
-
Hong Kong: deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"
-
Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU
-
Futur chef de l'ONU: les cinq femmes et les trois hommes en lice
-
Les conséquences d'un phénomène El Niño record pour le monde
-
Dans la Hongrie post-Orban, la liberté retrouvée au festival de musique de Sziget
-
Dans les Appalaches, la "maladie du poumon noir" ronge de plus en plus les mineurs
-
"On s'aimait bien pourtant": sur les îles turques, l'incertain pari du retour pour les exilés grecs
-
Gamescom 2026: l'industrie du jeu vidéo se réunit à Cologne en attendant "GTA VI"
-
En Syrie, l'administration kurde désormais intégrée dans celle de l'Etat
-
Washington menace les pays qui ne rejoindraient pas sa guerre économique contre l'Iran
-
Wall Street recule, pénalisée par le rebond des coûts d'emprunt
-
Basket: "Wemby" se remet doucement à flots, mais les Bleus coulent de peu en Serbie
-
"Dilemme écologique": l'expansion du solaire en Chine nuit aux oiseaux, selon une étude
-
Athlétisme: Duplantis supplante Karalis et enchante Lausanne
-
Tennis: absent depuis des mois, Alcaraz annonce son "retour" pour l'US Open
-
A Kiev, le marché aux puces fait de la résistance face aux frappes russes
-
F1: le Néerlandais Verstappen, reconduit chez Red Bull, veut gagner le dernier GP à domicile
-
Washington presse ses alliés et la Chine de rejoindre sa guerre économique contre l'Iran
-
France: la vague de chaleur débutée fin juillet devient la plus longue, ex aequo avec 1983
-
Renewi Tour: Philipsen succède au malchanceux Milan
-
F1: Verstappen reconduit chez Red Bull veut gagner le dernier GP à domicile
-
Nouvelle émission sur RTL pour Flavie Flament, fin de son duo santé avec Jimmy Mohamed
-
Bangladesh : Mirza Fakhrul Islam Alamgir, du parti au pouvoir, élu président
-
Royaume-Uni: forages en mer du Nord, la décision qui embarrasse Downing Street
-
Belgique: l'incendie des Hautes Fagnes "désormais contrôlé"
-
Changement climatique: les surfaces brûlées en Europe vont augmenter, préviennent des chercheurs
-
Le patron de Meta Mark Zuckerberg s'offre un château en Irlande
-
Indonésie : 200.000 hectares ont brûlé mais le pire est à venir, disent les autorités
-
Epidémie d'Ebola : 70.000 doses de vaccin Ervebo mises à disposition de la RDC, selon l'OMS
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la remontée des taux obligataires
-
Inquiétudes pour deux réalisateurs français arrêtés et détenus au Togo avec un collaborateur local
-
Enquête pour cyberharcèlement et menace de mort ciblant Gisèle Journo, proche de Lena Situations
-
Des scientifiques découvrent l'étoile la plus rapide de notre galaxie
-
Le Japon lancera en octobre une sonde vers les lunes de Mars, selon l'agence spatiale
-
Budget: Lecornu dément certaines pistes d'économies
-
A Saint-Louis du Sénégal, comptoir d'esclaves méconnu, les traces de la traite s'évanouissent
-
Défense : l'Inde et le Japon conviennent de renforcer leurs liens
-
Canicule: record mortel en Allemagne
-
Après la surprise, les questions sur le retour de Harry et sa famille au Royaume-Uni
-
Contre l'Iran, Trump veut mener une "guerre économique" sans précédent
-
Séoul détecte des tirs de missiles nord-coréens après une rencontre avec Kim promise par Trump
-
L'opérateur SFR victime d'une fuite de données affectant ses abonnés fibre
-
Ukraine : au moins 16 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
F1: "quatre ans de plus à fond", Verstappen reste chez Red Bull
De la Chine au Moyen-Orient, les négociants font le dos rond
"De lourdes répercussions": au plus grand rendez-vous commercial de Chine, fournisseurs chinois et acheteurs venus du Moyen-Orient s'alarment de la guerre, entre chute des commandes, blocage du détroit d'Ormuz et flambée des coûts du transport.
Dans les allées archicombles de la Foire de Canton (sud du pays), au milieu des voitures électriques, machines à glaces et appareils électroménagers chinois, dont les prix ont grimpé avec le conflit, morosité et prudence dominent.
Cet événement commercial, l'un des plus grands au monde, permet aux acheteurs étrangers de rencontrer les fabricants chinois en face-à-face, d'examiner leurs produits de près et de signer de nouveaux contrats.
Mais la guerre change la donne.
Debout devant une rangée de friteuses et de fours, Li Jin, responsable commerciale d'une entreprise chinoise d'articles de cuisine, déclare à l'AFP que beaucoup d'acheteurs venus du Moyen-Orient "n'osent pas passer commande".
Certains de ses clients n'ont toujours pas reçu leurs marchandises, souligne-t-elle.
L'une des raisons: la fermeture du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes après le déclenchement de la guerre, consécutive aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran le 28 février. Les Etats-Unis ont débuté lundi leur propre blocus.
Les nouvelles commandes en provenance du Moyen-Orient se sont taries, explique Li Jin, ajoutant qu'environ 20 à 30% des exportations de son entreprise partent habituellement vers la région.
"Sans la guerre, les commandes auraient continué d'affluer", affirme-t-elle.
- Clients "attentistes" -
La hausse du coût des matières premières oblige également son entreprise à augmenter ses prix pour compenser l'érosion des marges, précise-t-elle.
Les clients restent "attentistes" et surveillent l'évolution du conflit, indique Zora Wang, responsable commerciale dans une société vendant des machines industrielles.
"Même s'ils demandent des renseignements, ils n'ont pas vraiment l'intention d'acheter à court terme", confie-t-elle.
Beaucoup de ses clients travaillent avec des agents de transit, ce qui permet d'emprunter d'autres voies maritimes ou terrestres, afin de garantir la réception de leurs marchandises au Moyen-Orient.
Juste à côté de Mme Wang, Ahmad Alibasha, directeur général syrien d'une société de négoce chinoise, affirme que les clients moyen-orientaux "ne veulent tout simplement pas commander pour l'instant".
Une situation qui a déjà fait chuter de plus de 50% les commandes venant de la région, selon lui.
"On préfère le calme, la tranquillité et la sécurité, car plus il y a de sécurité, mieux c'est pour les affaires", déclare Ahmad Alibasha, alors qu'une trêve fragile entre Washington et Téhéran reste en vigueur.
Sur un stand voisin, des exportateurs de voitures chinoises confient que le conflit les a poussés à se tourner vers d'autres régions, comme l'Amérique du Sud et l'Afrique.
- "Casse-tête" -
Cette édition de la Foire de Canton, qui se tient deux fois par an, réunit plus de 32.000 entreprises, un record, a rapporté mercredi l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
L'immense centre d'exposition était bondé d'acheteurs mercredi, y compris venus du Moyen-Orient.
Parmi eux figuraient Abdallah Mebarkia, un chef d'entreprise saoudien venu chercher téléviseurs, machines à laver et autres appareils électroménagers à vendre à des distributeurs dans son pays.
La guerre en Iran a eu "de lourdes répercussions" sur son activité: les coûts d'expédition depuis la Chine ont augmenté de 50% à 70%, un vrai "casse-tête", affirme-t-il.
Les prix du transport maritime ont fortement grimpé en raison des blocages.
Des navires restent à quai dans le Golfe, craignant d'être attaqués s'ils prennent la mer. D'autres empruntent de longues routes alternatives, bien plus coûteuses.
La réduction des flux pétroliers a également fait grimper le prix du carburant des bateaux.
Le blocus du détroit d'Ormuz a aussi provoqué "beaucoup de retards" et des marchandises sont toujours bloquées dans cette voie d'eau stratégique, explique Abdallah Mebarkia.
Un constat partagé par d'autres acheteurs du Moyen-Orient.
Sur le stand de son fournisseur chinois, Asad Mohammad Abbas Asaad, chef d'entreprise jordanien, examine des distributeurs de boissons et des mixeurs. Il déplore la hausse des coûts de transport, qui a plus que doublé le prix habituel d'importation d'un conteneur de ces produits.
Comme lui, les acheteurs espèrent une fin rapide de la guerre.
"On espère toujours la paix", conclut-il.
W.AbuLaban--SF-PST