-
En Syrie, l'administration kurde désormais intégrée dans celle de l'Etat
-
Washington menace les pays qui ne rejoindraient pas sa guerre économique contre l'Iran
-
Wall Street recule, pénalisée par le rebond des coûts d'emprunt
-
Basket: "Wemby" se remet doucement à flots, mais les Bleus coulent de peu en Serbie
-
"Dilemme écologique": l'expansion du solaire en Chine nuit aux oiseaux, selon une étude
-
Athlétisme: Duplantis supplante Karalis et enchante Lausanne
-
Tennis: absent depuis des mois, Alcaraz annonce son "retour" pour l'US Open
-
A Kiev, le marché aux puces fait de la résistance face aux frappes russes
-
F1: le Néerlandais Verstappen, reconduit chez Red Bull, veut gagner le dernier GP à domicile
-
Washington presse ses alliés et la Chine de rejoindre sa guerre économique contre l'Iran
-
France: la vague de chaleur débutée fin juillet devient la plus longue, ex aequo avec 1983
-
Renewi Tour: Philipsen succède au malchanceux Milan
-
F1: Verstappen reconduit chez Red Bull veut gagner le dernier GP à domicile
-
Nouvelle émission sur RTL pour Flavie Flament, fin de son duo santé avec Jimmy Mohamed
-
Bangladesh : Mirza Fakhrul Islam Alamgir, du parti au pouvoir, élu président
-
Royaume-Uni: forages en mer du Nord, la décision qui embarrasse Downing Street
-
Belgique: l'incendie des Hautes Fagnes "désormais contrôlé"
-
Changement climatique: les surfaces brûlées en Europe vont augmenter, préviennent des chercheurs
-
Le patron de Meta Mark Zuckerberg s'offre un château en Irlande
-
Indonésie : 200.000 hectares ont brûlé mais le pire est à venir, disent les autorités
-
Epidémie d'Ebola : 70.000 doses de vaccin Ervebo mises à disposition de la RDC, selon l'OMS
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la remontée des taux obligataires
-
Inquiétudes pour deux réalisateurs français arrêtés et détenus au Togo avec un collaborateur local
-
Enquête pour cyberharcèlement et menace de mort ciblant Gisèle Journo, proche de Lena Situations
-
Des scientifiques découvrent l'étoile la plus rapide de notre galaxie
-
Le Japon lancera en octobre une sonde vers les lunes de Mars, selon l'agence spatiale
-
Budget: Lecornu dément certaines pistes d'économies
-
A Saint-Louis du Sénégal, comptoir d'esclaves méconnu, les traces de la traite s'évanouissent
-
Défense : l'Inde et le Japon conviennent de renforcer leurs liens
-
Canicule: record mortel en Allemagne
-
Après la surprise, les questions sur le retour de Harry et sa famille au Royaume-Uni
-
Contre l'Iran, Trump veut mener une "guerre économique" sans précédent
-
Séoul détecte des tirs de missiles nord-coréens après une rencontre avec Kim promise par Trump
-
L'opérateur SFR victime d'une fuite de données affectant ses abonnés fibre
-
Ukraine : au moins 16 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
F1: "quatre ans de plus à fond", Verstappen reste chez Red Bull
-
L'antidopage "vigilant" et "pas naïf", après la réintégration des athlètes russes par le CIO (AMA)
-
Athlétisme: après l'or, place au record pour Audrey Werro ?
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, les prix de l'énergie restent préoccupants
-
France : 40°C mesurés dans un nombre record d'endroits cet été, selon une analyse AFP
-
Formule 1: le Néerlandais Max Verstappen prolonge jusqu'en 2030 avec Red Bull (écurie)
-
Ukraine : au moins 13 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule, selon un chercheur
-
Chine : le fondateur du géant déchu Evergrande condamné à la prison à vie
-
La dette américaine dépasse les 40.000 milliards de dollars
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)
-
L'Australie vaccine en urgence ses manchots pygmées contre la grippe aviaire
-
"Viser juste" d'Adèle Haenel, des mots contre "le mur du déni"
-
A 59 ans, "King Kazu" marque deux buts et entre dans l'histoire du football japonais
-
"Une lueur d'espoir": à Gaza, une banque de semences renaît dans les ruines de la guerre
Les Emirats découvrent le voyage en train, encore rare dans le Golfe
A 7h13, le premier train de passagers des Emirats arabes unis entre en gare d'Abou Dhabi. Une scène banale dans une grande partie du monde, mais encore rare dans le Golfe, où le rail tarde à se développer.
Près de vingt ans après l'annonce d'un projet de réseau ferroviaire devant relier les six monarchies de la péninsule, les Emirats deviennent le deuxième pays de la région, après l'Arabie saoudite, à proposer une desserte ferroviaire interurbaine pour les voyageurs.
Partie de Fujairah un peu moins de deux heures plus tôt, Roda mesure l'étendue du changement pour les habitants de son émirat, situé sur la côte est du pays, loin du faste d'Abou Dhabi et de Dubaï.
"Que ce soit pour le tourisme, pour le travail ou autre, cela va faciliter beaucoup de choses. Avant, on réfléchissait à deux fois avant de venir" dans la capitale, se réjouit-elle, en vantant la qualité du services à bord, du confort des sièges en cuir flambants neufs jusqu'à l’amabilité du personnel.
- "Paysages incroyables" -
Exploitée par Etihad Rail avec Keolis, filiale de la SNCF, cette première liaison n'est qu'une étape: dix autres stations doivent ouvrir d'ici l'an prochain, notamment à Dubaï, où vit Gunjan Chaurasia depuis vingt ans.
Impatiente de revivre l'expérience du train, qui lui rappelle son enfance en Inde, cette agente immobilière de 42 ans a parcouru plus d'une centaine de kilomètres en voiture jusqu'à Fujairah pour faire partie des premiers voyageurs du train inaugural.
"On a pu découvrir des paysages incroyables que l'on ne peut pas voir sur la route", raconte-t-elle. Elle avait déjà embarqué dans le premier métro de Dubaï en 2009, puis dans son premier tramway quelques années plus tard.
Avec des gares relativement éloignées des centres-villes, un train qui atteint une vitesse maximale de 200 km/h et un carburant relativement peu coûteux pour les automobilistes, le train ne s'impose pas encore comme une alternative évidente aux trajets en voiture entre les deux plus grandes villes du pays.
Mais ce nouveau moyen de transport devrait encourager "les gens à sortir de leur ville et explorer de nouveaux émirats", estime-t-elle.
Etihad Rail travaille en parallèle sur un projet de train électrique à grande vitesse reliant Abou Dhabi et Dubaï, dont la mise en service est prévue dans quelques années.
Ce réseau ferroviaire est présenté comme un outil de cohésion dans une fédération qui compte sept émirats avec des niveaux de développement contrastés.
"C'est un moment historique pour les Emirats", se félicite Adhraa AlMansoori, directrice commerciale d'Etihad Rail Mobility. "Cela va transformer la manière dont les villes sont conçues et la façon dont les habitants se déplacent".
Selon elle, le projet pourrait générer plus de 90 milliards de dirhams (21,5 milliards d'euros) de retombées en cinquante ans.
- Stratégique face au verrouillage d'Ormuz -
Le pays compte environ 900 kilomètres de voies ferrées, lancées en 2023, dans un premier temps uniquement pour le fret.
L'infrastructure s'est révélée particulièrement stratégique depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. Face aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, principale porte d'entrée du Golfe, elle a permis de rediriger une partie des marchandises vers le port de Fujairah, situé sur le golfe d'Oman.
Le projet devait s'inscrire au départ dans un réseau régional de plus de 2.000 kilomètres, annoncé en 2009, pour faciliter le transport de personnes et de marchandises entre l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman.
Mais à ce stade, seul le tronçon reliant les Emirats au port de Sohar, dans le nord d'Oman, est en cours de construction.
Si le conflit semble avoir relancé l'intérêt pour le rail, les projets régionaux restent freinés par des intérêts divergents et les rivalités géopolitiques et économiques, notamment entre les Emirats et l'Arabie saoudite.
Le développement du rail aux Emirats "témoigne davantage d'une dynamique en cours que d'une véritable intégration régionale", analyse Samriddhi Vij, du groupe de réflexion ORF Middle East, basé à Dubaï.
"La logique de connectivité existe (...) Mais le facteur décisif a toujours été la volonté politique", souligne-t-elle.
Z.AbuSaud--SF-PST