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Airbus mise sur la coopération hélicoptères-drones pour la guerre de demain
Au cœur de champs de la Drôme balayés par le mistral dans le sud-est de la France, Airbus s'appuie sur son savoir-faire dans les hélicoptères pour développer des drones — devenus le nerf de la guerre moderne — et les faire coopérer avec des appareils habités.
Le petit hangar isolé sur l'aérodrome de Pierrelatte porte le nom de Survey Copter, PME française intégrée à Airbus, qui pousse ses murs pour préparer le doublement de ses cadences en 2027.
"C'est un axe important" avec "le retour d'expérience de la guerre en Ukraine et le réarmement en Europe. Dans ce cadre-là, il y a un besoin de toutes sortes de drones", explique à l'AFP Emmanuel Huberdeau, porte-parole de la branche Airbus Helicopters, qui gère depuis peu les drones tactiques développés par le géant européen de l'aéronautique.
Le site de Pierrelatte fabrique Aliaca, un drone léger de 25 kg avec 6 heures d'autonomie pour la surveillance et le renseignement à courte portée, qui est déjà au service à la marine française, et Capa‑X, plus lourd (120 kg) et endurant (10 heures) pour le même type de missions, mais qui peut coopérer avec des appareils pilotés, en attente de contrats.
Vingt Aliaca et dix Capa‑X doivent être produits cette année, et le double est prévu en 2027. Les effectifs passeront de 60 à 80 salariés, avec un investissement de 2 millions d'euros cette année pour construire un nouveau hangar, indique à l'AFP Christophe Canguilhem, directeur du site de Pierrelatte.
La démonstration est annulée sur le site mardi, en raison du mistral qui souffle sur la vallée du Rhône, le jour où il accueille la presse pour la première fois.
Mais "quand il n'y a pas de vent, ni de tempête, il ne s'écoule pas une semaine sans qu'il y ait des vols ici. La porte du hangar s'ouvre directement sur la piste. (...) C'est un vrai avantage concurrentiel", assure Christophe Canguilhem.
- "Pas jetable" -
Ces produits d'Airbus ne sont pas déployés en zones de conflit: ni en Ukraine où les drones ont transformé la guerre, ni au Moyen-Orient, où les forces occidentales se retrouvent vulnérables face aux drones suicides iraniens Shahed, déjà massivement utilisés par les Russes en Ukraine.
"L'Ukraine nous a montré qu'il est possible fabriquer des drones low-cost en grande quantité", dit Emmanuel Huberdeau, mais Airbus concentre sa "valeur ajoutée" sur des systèmes plus complexes et intégrés.
"Il y a aussi un besoin pour certaines missions de drones qui ne sont pas jetables, capables d'évoluer dans des milieux difficiles (...) qui vont pouvoir revenir ou faire des missions plus loin", ajoute-t-il.
"Cela a du sens pour Airbus Helicopters d'explorer les solutions pour les forces armées", leurs principaux clients, souligne à l'AFP Pascal Fabre, associé gérant du cabinet de conseil AlixPartners.
"C'est plus simple quand vous êtes Airbus que quand vous êtes une start-up", ajoute-t-il.
- "Solution d'avenir" -
La stratégie drones d'Airbus repose principalement sur la coopération drones-hélicoptères, explique Victor Gerin-Roze, directeur programmes drones d'Airbus Helicopters.
"Nous sommes convaincus de la multiplication de la force de l'hélicoptère par les drones (...) C'est une solution d'avenir", dit-il à l'AFP.
Testé à Singapour en janvier, le système H-Teaming permet à l'équipage d'un hélicoptère de lancer un drone, d'en prendre le contrôle depuis le cockpit et de recevoir en direct ses images pour repérer une zone ou une cible sans s'exposer.
Cette symbiose hélicoptère-drones sera également efficace pour des missions civiles, de lutte anti-incendie, ou de police, souligne Victor Gerin-Roze.
Face aux américains Boeing, Sikorsky (Lockheed Martin) ou Bell (filiale de Textron), Airbus met en avant une approche où l'équipage pilote directement des drones depuis l'hélicoptère, quand chez ses concurrents le drone reste un outil relié à l'hélicoptère mais pas réellement intégré.
La dronisation des hélicoptères est une autre voie explorée par Airbus.
Ainsi le drone VSR700, dérivé du petit hélicoptère Cabri G2, est-il utilisé par la Marine française pour des missions de surveillance et de reconnaissance.
Airbus travaille également sur la version sans pilote de l'hélicoptère H145 appelé Lakota aux Etats-Unis pour la marine américaine, dont elle est un important client pour l'appareil conventionnel. Elle doit être livrée d'ici 2030.
L.AbuTayeh--SF-PST