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Au Kazakhstan, l'essor des "Nouvelles routes de la soie" chinoises
Avec un immense chariot élévateur, Jandos Nourmagambetov empile des conteneurs sur les wagons d'un train prêt à filer à travers la steppe du Kazakhstan sur un nouveau chemin de fer crucial pour le commerce Chine-Europe via l'Asie centrale.
"Un train de 39 wagons mesure environ 900 mètres. Nous effectuons cette opération en 40 minutes", explique à l'AFP le grutier dans ce terminal balayé par les vents à Dostyk, une petite ville kazakhe frontalière avec la Chine.
"Nous réceptionnons et expédions des marchandises provenant principalement d'Europe, d'Asie et de Russie", dit M. Nourmagambetov, saisissant des caissons métalliques d'une vingtaine de tonnes avec les inscriptions "Xian" ou "Zhengzhou", centres logistiques majeurs en Chine.
Située dans les portes de Djoungarie, rare passage plat donnant accès au Xinjiang chinois, Dostyk est proche du pôle mondial d'inaccessibilité terrestre: la mer ouverte la plus proche, dans l'Arctique, est à environ 2.500 km.
Malgré cet enclavement, les bourrasques et les tempêtes de poussière, Dostyk -- "amitié" en kazakh-- et sa ville-miroir chinoise Alachankou sont d'une importance stratégique pour le commerce ferroviaire sino-européen, passant à 85% par le Kazakhstan, neuvième plus grand pays du monde.
Pour le fret, "Dostyk est la plus grande gare du Kazakhstan, c’est un noeud d'échanges à l'exportation et à l'importation", dit Janat Outegoulov, l'un des responsables régionaux de la Kazakhstan Temir Joly, les chemins de fer kazakhs.
- Corridor transcaspien -
Les conteneurs partant de Dostyk/Alachankou mais aussi de Khorgos/Altynkol, plus au sud, peuvent relier l'Europe via la Russie, parcours traditionnel, ou désormais emprunter le Corridor médian à travers la mer Caspienne (TITR en anglais).
Cette voie alternative soutenue par les Européens pour contourner la Russie fait l'objet d'un "intérêt accru depuis l'invasion russe de l'Ukraine", note la Banque mondiale: les volumes ont augmenté de 668% entre 2021 et 2024, d'après les données officielles.
A Dostyk, l'ouverture à l'automne d'une double voie doit multiplier le fret par cinq, avec le passage de 12 à 60 paires de trains quotidiens.
Cette modernisation est nécessaire pour cette ex-république soviétique enclavée, grande comme cinq fois la France, qui espère s'imposer comme "un pont d'or entre la Chine et l'Europe", selon son président Kassym-Jomart Tokaïev.
"En 1991 avec l'indépendance, il était nécessaire d'établir des relations avec la Chine. Les premiers trains ont commencé à circuler", raconte M. Outegoulov, après trois décennies de fermeture dues à la crise sino-soviétique des années 1960.
D'après le responsable, "les premiers trains de conteneurs ont commencé à circuler en 2013, conformément aux accords sur le transport de fret entre la Chine et l'Europe via notre territoire".
En clair, le lancement des "Nouvelles routes de la soie", plaçant l'Asie centrale au coeur de ce gigantesque projet d'infrastructures cher au dirigeant chinois Xi Jinping.
Traverser cette immense région grande comme l'Union européenne réduit les temps de livraison et évite des itinéraires plus risqués - maritime via la mer Rouge et le canal de Suez encombré, ou terrestre par la Russie, compliqué par les sanctions occidentales.
Sur le quai de la gare de Dostyk en reconstruction, une stèle portera le slogan "Une ceinture, une route", nom chinois des Routes de la soie, où la ceinture représente les voies ferrées.
- "Volume augmente" -
Mais augmenter la cadence nécessite des ajustements techniques dans cette bourgade longtemps délaissée, à 165 kilomètres de la première ville kazakhe.
"A Dostyk, nous avons deux types de voies: large de 1.520 millimètres (utilisée par les ex-républiques soviétiques) et étroite de 1.435 millimètres", explique Erlan Kajibekov, aiguilleur du rail.
Devant lui, un immense tableau où des lumières rouges jaunes et vertes s'allument pour coordonner le flux de trains, "dont le volume augmente".
"Le tronçon Alachankou–Dostyk est stratégique: des trains arrivent de la Chine vers l'Europe. Nous les transférons sur la voie large, les répartissons sur les rails et les envoyons, pareil pour les trains arrivant d’Europe", explique le technicien.
Serik Naïmanchalov, conducteur ayant connu le Dostyk endormi des années 1990, multiplie les allers-retours en Chine.
"Grâce au développement du chemin de fer et à la construction de la double voie ferrée, nous voyageons souvent", abonde-t-il.
"Arrivés à Alachankou, nous remettons les documents de la cargaison. Nous dételons la locomotive et laissons la cargaison. D'autres wagons nous sont remis pour repartir au Kazakhstan".
Le président Tokaïev a déjà prévenu de "ne pas se reposer sur ses lauriers". Pour éviter les embouteillages à Dostyk et Khorgos, l'ouverture d'un nouveau poste ferroviaire frontalier plus au nord est prévue pour 2027.
N.Awad--SF-PST