-
Des comptes pro-Kremlin utilisent les dossiers Epstein pour désinformer
-
Affaire Epstein : perquisitions chez l'ex-Premier ministre Thorbjørn Jagland
-
Syrie: la plupart des familles de jihadistes étrangers ont disparu du camp d'al-Hol
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035
-
Perquisitions à la Commission européenne dans une enquête sur la vente d'actifs immobiliers
-
Ukraine: sans chauffage, les plantes tropicales du Jardin botanique flétrissent
-
A Wine Paris, innover pour attraper de nouveaux consommateurs
-
Ariane 6: dernière ligne droite avant le vol inaugural pour Amazon
-
Mercedes-Benz: le bénéfice net s'effondre, les marges en chute libre
-
Restreints, bloqués, que se passe-t-il pour WhatsApp et Telegram en Russie?
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries, selon Médiamétrie
-
Les 11-14 ans passent presque 2 heures par jour sur les réseaux sociaux et messageries (Médiamétrie)
-
JO-2026: Federica Brignone championne olympique du super-G, Romane Miradoli en argent
-
Virus Nipah: risque de propagation faible au niveau mondial, selon l’OMS
-
L'UE promet de se réformer pour résister à la Chine et à Trump
-
Corée du Nord: Kim s'apprêterait à désigner sa fille comme héritière, selon Séoul
-
Grèce: les Cyclades emportées par la fièvre du béton
-
Compétitivité: Macron et Merz s'affichent ensemble, malgré les divergences
-
Tempête Nils: les vents violents font un mort, 900.000 foyers privés d'électricité
-
Sanofi évince son directeur général Paul Hudson, remplacé par Belén Garijo
-
Luxe: le patron d'Hermès raconte comment Jeffrey Epstein a fait le forcing pour l'approcher
-
Le CAC 40 dépasse les 8.400 points pour la première fois
-
Incendie en Suisse: vive colère des proches de victimes à l'arrivée des Moretti à une audition
-
JO-2026: Lucas Pinheiro Braathen trace sa route entre les portes et hors-piste
-
Dans les pays montagneux d'Asie centrale, le ski alpin patine encore
-
Sanofi: le directeur général Paul Hudson prend la porte après de récents revers
-
Madagascar: le bilan du cyclone Gezani s'alourdit à 35 morts
-
Le Venezuela s'apprête à adopter une loi d'amnistie historique
-
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici 2035
-
Mondial-2026: le prix des billets explose sur le site de revente officiel
-
Condamnation de Jimmy Lai: les journalistes hongkongais sur le fil du rasoir
-
Hommage aux victimes de la tuerie dans une ville canadienne en deuil
-
Le président taïwanais avertit que la Chine ne "s'arrêtera pas" si elle s'empare de Taïwan
-
JO-2026: ces drones qui poursuivent les champions pour plus de spectacle
-
JO-2026: avant le super-G, Federica Brignone déjà géante
-
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
-
Législatives au Bangladesh: les favoris battent le rappel de leurs partisans
-
NBA: Wembanyama enchaîne, les cadors se baladent à l'Est
-
La France sous les rafales de la tempête Nils, des rafales de plus de 160 km/h
-
Argentine: la dérégulation du travail voulue par Milei avance au Parlement, face à la colère sociale
-
Législatives au Bangladesh: les favoris exhortent la population à voter en masse
-
Après la tuerie au Canada, les enquêteurs s'interrogent sur le profil de l'assaillante de 18 ans
-
Au procès des réseaux sociaux, le patron d'Instagram se défend de nourrir l'addiction des jeunes
-
JO: La lueur d'espoir Miradoli, Cavet après Laffont sur les bosses
-
JO: Federica Brignone juste à temps, Chloé Kim pour un triplé historique
-
L'UE veut accélérer ses réformes économiques pour résister à la Chine et à Trump
-
Cinéma: la Berlinale ouvre pour examiner la complexité du monde
-
L'administration Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines
-
Ariane 6: compte à rebours pour un vol de toutes les premières pour Amazon
-
En visite au Venezuela, un ministre de Trump prône une hausse "spectaculaire" de la production de pétrole
Le Scouarnec, "totalement responsable de ses actes" et toujours dangereux, selon les psychiatres
Un accusé "totalement responsable de ses actes", à la "dangerosité très importante" qui pourrait passer de nouveau à l'acte: des experts psychiatres ont dressé lundi à Vannes un portrait inquiétant de l'"énigme" Joël Le Scouarnec, accusé de violences sexuelles sur 299 patients, la plupart mineurs lors des faits.
Deux ans avant le début du procès du chirurgien pédocriminel, les psychiatres Isabelle Alamone et Jean-Jacques Dumond ont mené un entretien dense avec l'accusé, alors déjà condamné à 15 ans de prison pour des violences sexuelles sur quatre enfants.
Un entretien où Joël Le Scouarnec fait preuve d'un "grand contrôle" sur ses paroles et où "on a l'impression qu'il nous dit ce qu'on veut entendre", explique le Dr Alamone devant la cour criminelle du Morbihan.
Même si le médecin, condamné en 2005 pour détention d'images pédopornographiques, répète "moi, je ne viole pas les enfants" et se refuse à évoquer autre chose que "des attouchements furtifs", les psychiatres le jugent "totalement responsable de ses actes": il "savait ce qu'il faisait".
Les experts mettent en doute sa sincérité, évoquant un sentiment de culpabilité "auquel on a du mal à croire".
"Il est possible qu'il savait ce qu'il pouvait dire et ce qu'il devait ne pas dire", estime le Dr Alamone pour qui l'accusé utilise aussi "le flou mémoriel" comme parade à des questions auxquelles il ne souhaite pas répondre.
"Au pied du mur, il dit +je n'en ai pas le souvenir+", raconte-t-elle.
Devant ses victimes qui défilent à la barre depuis le 24 février, M. Le Scouarnec a répété de manière presque systématique "ne pas se souvenir" précisément des faits dont il est accusé. Il les a néanmoins reconnus dans leur intégralité le 20 mars.
- "Extrême décalage" -
"Etant l'avocat d'un homme et non pas d'une cause perdue", son défenseur Me Maxime Tessier insiste sur l'évolution de l'accusé depuis le début du procès.
"La reconnaissance des faits peut être aussi une posture mais il n'est jamais trop tard", concède Dr Alamone.
"Ce n'est pas une posture", rétorque l'avocat.
En 2023, lorsque Joël Le Scouarnec s'entretient avec les deux psychiatres, ces derniers ne notent cependant "aucune compassion" envers ses victimes.
"Il n'a pas de mot sur son ressenti mais aussi sur le ressenti des autres", dit le Dr Alamone qui résume: pour l'accusé, "les autres, c'est le sexe."
Son collègue, lui, insiste sur "l'extrême décalage entre la pauvreté de son expression et la richesse de ses carnets" où le chirurgien a scrupuleusement détaillé la majorité des viols et agressions commis entre 1989 et 2014.
"Ce monsieur, c'est une énigme et l'énigme principale est dans le contraste" avec ce "personnage insignifiant quand on le rencontre", résume Jean-Jacques Dumond.
"Nous n'aurons pas d'explication claire de pourquoi il est devenu pédophile", souligne-t-il, rappelant que l'accusé ne fait état ni de "passé traumatique (ni) d'enfance carencée".
L'expert note une "amnésie infantile" jusqu'aux 11-12 ans de l'accusé, "très inhabituelle".
Est-il un "cas unique"? demande une avocate. "Dans la multiplicité des actes, oui", admet le Dr Dumond. "Honnêtement, c'est la première fois que je vois ça."
- "Très inquiétant" -
Interrogée par la cour sur les propos de l'accusé assurant que ses pulsions pédophiles ont disparu, Isabelle Alamone esquisse une moue discrète.
La "dangerosité criminologique est très importante", affirme la psychiatre, jugeant le "profil très inquiétant". Pour elle, la détention est actuellement "la meilleure garantie" contre un nouveau passage à l'acte.
"Nous ne sommes pas dans sa tête, nous ne savons pas ce qui s'y passe", résume le Dr Dumond.
Mais "même à son âge", "la vigilance sera toujours de mise, il n'y aura pas de guérison en tant que telle", enchaîne sa collègue.
Pour qu'un éventuel traitement médicamenteux fonctionne, il faudra aussi "qu'il demande de l'aide", juge-t-elle.
"On ne doit pas se fier à des paroles. Les faits sont là et ça incite à une grande, grande prudence."
"Je ne formulerai aucune observation", lâche l'accusé depuis son box en réponse à la cour.
L'audience est suspendue. Lorsqu'elle reprend, une nouvelle victime s'avance à la barre.
W.Mansour--SF-PST