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Energie: au Royaume-Uni, l’espoir de factures allégées grâce au nouveau budget
James Fitzgerald attendra un peu cette année avant d'illuminer son pub londonien avec des guirlandes de Noël: comme de nombreux Britanniques, il subit la flambée des prix de l'énergie et du coût de la vie, cibles affichées du budget que le gouvernement travailliste présente mercredi.
"Nous n’avons pas encore allumé les lumières dehors, parce qu'il faut absolument réduire nos coûts", explique à l'AFP cet Irlandais de 44 ans, patron du Thatched House, près du feu de cheminée qui réchauffe son établissement. Dehors, à Hammersmith, quartier de l'ouest londonien, le thermomètre frôle zéro degré.
Depuis la hausse consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il y a près de quatre ans, les factures britanniques n'ont cessé d'augmenter. "Notre facture de gaz a vraiment explosé cette année", raconte le patron d'une voix douce. "Nous n'avons pas allumé le chauffage central, même s'il fait bien froid (...) On est obligés de rogner sur ce genre de dépenses."
Les coûts de fonctionnement du pub ont grimpé de 22.000 livres (25.000 euros) sur un an, dont environ un cinquième à cause des factures d'énergie, assure-t-il.
Avec une économie à la peine et des finances publiques dégradées, le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer devrait annoncer de nouvelles hausses d’impôts mercredi. Mais la ministre des Finances Rachel Reeves, chargée de présenter le budget, a aussi promis "des mesures directes pour alléger le coût de la vie", qui suscitent l'attente des Britanniques.
- "Regarder les clients dans les yeux" -
Selon le régulateur britannique de l'énergie, pour un foyer moyen, la facture annuelle combinée de gaz et d’électricité atteindra 1.758 livres en 2026.
"Les prix de l'énergie (...) partout en Europe, et en particulier au Royaume-Uni, sont beaucoup trop élevés", reconnaît Greg Jackson, directeur général d’Octopus, premier distributeur d'énergie aux particuliers du pays, dans un entretien à l'AFP.
En cherchant à limiter l'impact de la flambée des prix sur ses clients, son entreprise est parvenue début 2025 à dépasser l'opérateur historique British Gas en nombre d'abonnés, après seulement neuf ans d’existence.
Lui estime que les factures augmentent en raison du coût élevé de la construction de nouvelles infrastructures --actuellement vieillissantes-- et d'une gestion inefficace du réseau.
"Je ne pense pas qu'on puisse regarder les clients dans les yeux, leur envoyer de telles factures, tout en sachant que les coûts pourraient être plus bas si nous étions plus efficaces", développe-t-il.
Dans son siège londonien, des écrans affichent en temps réel la production des parcs éoliens britanniques et les économies réalisées lorsque ses clients consomment cette électricité.
"Quand il y a du vent ou du soleil, il y a souvent de l'électricité très bon marché disponible sur le marché de gros", insiste-t-il.
Grâce à l'éolien, aussi bien terrestre qu'en mer, le Royaume-Uni est l'un des pays les plus en avance sur les énergies renouvelables en Europe, mais reste dépendant du coûteux gaz naturel, qui représente plus d'un tiers de son mix énergétique.
- "Une pinte à midi" -
Au Thatched House, James Fitzgerald peste aussi contre la hausse des prix alimentaires, l'augmentation du salaire minimum et les taxes, notamment sur le vin, décidées dans le précédent budget.
En cas de nouvelles hausses d'impôts, il craint de devoir fermer son pub à l'heure du déjeuner.
"D'autres pubs du quartier ferment désormais le lundi et le mardi. On ne veut pas en arriver là", dit-il, décrivant un établissement qui vit essentiellement de sa clientèle locale, mène des actions caritatives, accueille fêtes et veillées funèbres.
Il a déjà réduit ses effectifs au cours de l'année écoulée et craint de devoir encore "faire des coupes".
Selon les données du secteur, le Royaume-Uni perd en moyenne un pub par jour.
"On voit bien le prix de la bière augmenter régulièrement", observe Keith Patterson, un client sexagénaire. "Plus grand monde ne vient boire une pinte à midi".
V.Said--SF-PST