-
Cyclisme: Paul Seixas de retour en Ardèche, terre de son premier exploit
-
Trump frustré par l'Iran mais n'a pas pris de décision sur des frappes
-
Milan: un tramway déraille, faisant deux morts et 38 blessés
-
A Milan, le côté sombre de la mode passe inaperçu
-
Gaza: Pour Susan Sarandon, l'Espagne est du "bon côté de l'Histoire"
-
Des employés de Google et OpenAI soutiennent Anthropic face au gouvernement Trump
-
La Nasa bouleverse ses plans de retour sur la Lune après de multiples retards
-
Bill Clinton assure n'avoir rien su des crimes de son ancien ami Jeffrey Epstein
-
Le créateur de Roberto Cavalli rêve en noir
-
Washington appelle son personnel non essentiel à quitter Israël sur fond de menaces américaines contre l'Iran
-
BMW mise sur des robots humanoïdes pour aider ses employés en usine
-
Milan: un tramway déraille, faisant un mort et une vingtaine de blessés (police)
-
Bill Clinton s'explique sur ses liens de proximité avec Epstein
-
L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
-
Le débat sur un hypothétique retour en Espagne de l'ex-roi Juan Carlos relancé
-
Des groupes kurdes basés en Irak voient une opportunité de changement en Iran
-
OpenAI lève 110 milliards de dollars, un record, à une valorisation de 730 milliards
-
BASF supprime des postes à Berlin pour relocaliser en Asie, colère des salariés
-
"Tout le monde est effrayé": à Moscou, hommage restreint à l'opposant Boris Nemtsov
-
Bill Clinton va s'expliquer sur ses liens de proximité avec Epstein
-
Drone à proximité du porte-avions français : "une provocation ridicule", s'il était russe, selon Paris
-
Mercosur: l'UE va appliquer l'accord de façon provisoire au grand dam de la France
-
Wall Street reste inquiète des conséquences du développement de l'IA
-
A la frontière avec le Pakistan, rapatriés afghans et habitants partagent la même angoisse
-
Peines aggravées requises contre les deux auteurs de la campagne de haine ciblant Samuel Paty
-
Ligue des champions: Paris retrouve les Blues, énorme choc Real-City
-
Venezuela: embrassades dans la liesse au retour d'un prisonnier politique amnistié
-
Allocations familiales: un coup de rabot pour financer le congé de naissance
-
Maladies rares: réussites scientifiques et incertitudes économiques
-
Le Pakistan bombarde Kaboul et déclare "une guerre ouverte"
-
Au Niger, découverte inédite d'un dinosaure surnommé le "héron infernal"
-
Au Royaume-Uni, Starmer s'en prend aux "extrêmes" après une cuisante défaite électorale du Labour
-
Indonésie: le fils du "parrain de l'essence" condamné à 15 ans de prison
-
Fraude fiscale: le procès en appel d'Adjani renvoyé au 1er avril
-
Laits infantiles: la toxine céréulide repérée chez un bébé, l'Etat accusé de minimiser les risques
-
Cyberattaque dans la santé: les données administratives de 15 millions de Français piratées
-
Municipales: "le sujet de la probité doit être important", prône la directrice de l'Agence française anticorruption
-
Mercosur: l'UE va appliquer l'accord de façon provisoire, contre l'avis de la France
-
Les procureurs de la CPI affirment que l'ex-président philippin Duterte a tué "des milliers de personnes"
-
"Une scène de crime": aux Etats-Unis, des dizaines de tombes d'enfants noirs à l'abandon
-
Santé et prévention: l'essor des check-up privés soulève des inquiétudes
-
Le Texas, épicentre de la poussée d'Amazon dans les puces IA
-
Sous le feu russe, le port d'Odessa continue de fonctionner vaille que vaille
-
Ski alpin: la Suissesse Corinne Suter remporte la descente de Soldeu
-
Vingt ans de réclusion requis contre les deux auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty
-
Après des discussions avec l'Iran, Washington appelle son personnel non essentiel à quitter Israël
-
Encore plus de Français fortunés non imposés qu'on ne pensait, affirme l'ancien ministre Éric Lombard
-
Turquie: le chef de la guérilla kurde veut toujours croire à une "nouvelle ère"
-
Au Royaume-Uni, avertissement pour le Labour au pouvoir après la victoire électorale des Verts
-
MotoGP: Bezzecchi devant Marc Marquez aux essais qualificatifs en Thaïlande
Un témoin charge des proches de l'ex-Premier ministre cambodgien au procès d'un attentat visant l'opposition
Un ancien fonctionnaire de l'ONU a témoigné mercredi devant la cour d'assises de Paris, accusant deux hauts responsables de la garde rapprochée de l'ancien Premier ministre cambodgien Hun Sen d'avoir organisé l'attentat visant Sam Rainsy, figure de l'opposition, à Phnom Penh.
Brad Adams, 64 ans aujourd'hui, travaillait au bureau des droits de l'Homme de l'ONU à Phnom Penh en 1997.
Il est arrivé sur les lieux de l'attaque à la grenade, quelques minutes après l'explosion.
"En arrivant, j'ai tout de suite vu une femme sur le sol, ses deux jambes avaient été arrachées mais elle était encore consciente", a raconté le juriste à la cour.
"Des gens essayaient de venir en aide aux victimes mais les soldats les en empêchaient", a-t-il poursuivi. "Cette femme aurait peut-être pu être sauvée sans ça".
Le 30 mars 1997, plusieurs grenades avaient explosé en plein rassemblement de l'opposition pour dénoncer la corruption du système judiciaire.
L'attaque ciblait Sam Rainsy, ancien ministre des Finances et principal adversaire politique du Premier ministre de l'époque, Hun Sen.
Sam Rainsy, 76 ans aujourd'hui, avait été légèrement blessé par l'explosion tandis qu'au moins 16 personnes avaient été tuées, dont son garde du corps, et 150 autres blessées en plein cœur de Phnom Penh.
Deux hommes sont jugés devant la cour d'assises de Paris: Hing Bun Heang et Huy Piseth, 68 et 69 ans, tous les deux membres de la garde rapprochée de l'ancien Premier ministre.
Seuls les bancs des parties civiles sont occupés, par Sam Rainsy et son épouse, Saumura Tioulong.
Costume bleu marine, cheveux grisonnants, Brad Adams, le juriste californien appelé à témoigner, a raconté à la barre son enquête de plusieurs mois sur l'attentat, pour le compte de l'ONU.
Il a assuré avoir remonté la chaîne de commandement et avoir obtenu des témoignages concordants indiquant l'implication des deux accusés, décrits comme des porte-flingues du Premier ministre de l'époque.
"Vous savez, Hun Sen est un dictateur classique, ce qu'il dit fait office de loi. On n'est pas en France ou aux États-Unis, rien ne passe, surtout pas une opération comme celle de mars 97 sans qu'il y ait un ordre venu de Hun Sen", a-t-il expliqué.
L'enquête de l'ONU a servi de base de travail à la juge d'instruction française, Sabine Khéris, tout comme les investigations menées par la police fédérale américaine (FBI), la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, ainsi que l'ONG Human Rights Watch.
En 2021, près de 20 ans après la plainte déposée à Paris par Sam Rainsy et l'ouverture d'une information judiciaire, elle avait conclu que Hing Bun Heang avait recruté des hommes pour perpétrer l'attentat et que Huy Piseth avait facilité la fuite des lanceurs de grenades.
- "Je revois les morts" -
La première matinée de ce procès par défaut a été consacrée aux déclarations de Sam Rainsy. Pendant plusieurs heures, le Franco-Cambodgien a raconté sa version des faits et évoqué ses souvenirs de la manifestation.
"Dans quelques jours, cela va faire 28 ans, mais pour moi c'est comme si c'était hier", a-t-il déclaré à la barre.
"Je revois les morts, les blessés, les flaques de sang. Cette scène continue de me hanter", a poursuivi le Cambodgien, naturalisé français en 1974.
Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de tentative d'assassinat.
Depuis le Cambodge, l'un d'eux a répondu la semaine dernière aux questions d'un journaliste de l'AFP, niant toute implication dans l'attentat.
"Je l'ai expliqué beaucoup de fois. Ça n'a rien à voir avec moi", avait déclaré Hing Bun Heang.
"Venez me poursuivre au Cambodge", a-t-il lancé, qualifiant Sam Rainsy de "politicien dérangé".
Homme fort du Cambodge, Hun Sen est devenu Premier ministre en 1985, à seulement 32 ans, et n'a démissionné qu'en 2023 au profit de son fils, Hun Manet.
En presque 40 ans à la tête du pays, il n'a pas hésité à museler l'opposition pour se maintenir au pouvoir, bâillonnant la presse et condamnant ses adversaires à des peines de prison motivées par des considérations politiques, selon des défenseurs des droits humains.
Le verdict devrait être rendu vendredi.
K.Hassan--SF-PST