-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération rattrapée par des soupçons d'agressions sexuelles
-
Le suspect de l'attaque de Belfast devant un juge, au lendemain de violences anti-immigrés
-
Indonésie: prison ferme contre des militaires pour une attaque à l'acide contre un militant des droits humains
-
L'Arabie saoudite lance sa nouvelle compagnie nationale Riyadh Air sur fond de guerre au Moyen-Orient
-
Eric Trappier, le Français du "faire seul" qui a fait basculer le Scaf européen
-
Venezuela: sans la main de fer de Maduro, la rue renaît
-
"Vallée de l'IA": comment la région Hauts-de-France séduit les investisseurs
-
De l'ADN de mammouth retrouvé dans des excréments congelés d'écureuil
-
À Paris, des musiciens cherchent la formule d'un concert accessible aux malentendants
-
Patrick Bruel présenté à des juges, le parquet requiert sa mise en examen pour viols et son incarcération
-
Côte d'Ivoire: entre précarité et (auto)censure, une fragile liberté de la presse
-
Valeria, une jeune Ukrainienne confrontée au tribut psychologique de la guerre
-
Art, chiffres et frappes: la formule du chef des dronistes ukrainiens
-
De l'immobilier aux centres de données, le pari IA d'un milliardaire de Dubaï
-
Procès Maradona: sa fille dénonce l'irresponsabilité de l'équipe médicale, charge l'accusé principal
-
Policier non poursuivi pour meurtre dans l'affaire Nahel: la Cour de cassation examine des pourvois
-
Les députés américains approuvent 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration
-
La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés
-
Musk vers un triomphe avec SpaceX, malgré une image écornée et des mises en garde
-
Téhéran réplique dans le Golfe après des frappes américaines sur l'Iran
-
Dans le Bollywood des films d'action, un réalisateur mise encore sur les histoires d'amour
-
Téhéran réplique après des frappes américaines sur l'Iran répondant à un hélicoptère abattu
-
Les démocrates américains du Maine investissent un ostréiculteur visé par des scandales
-
SNCF: grève des cheminots mercredi, les trains du quotidien au cœur des enjeux
-
En Espagne, le pape va bénir la Sagrada Familia, la plus haute église du monde
-
Affaire Epstein: Bill Gates entendu au Congrès américain
-
Un républicain et un démocrate vont s'affronter pour le poste de gouverneur de Californie
-
Mondial-2026: fin sans incident de la manifestation d'enseignants proche du stade du match d'ouverture à Mexico
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins onze morts à Tyr
-
Mondial-2026: des milliers de manifestants bloquent l'accès au stade du match d'ouverture à Mexico
-
Qualifs Mondial-2027: Les Bleues battent l'Irlande et verront le Brésil
-
Attaque au couteau à Belfast: incidents lors des manifestations malgré les appels au calme
-
Tennis: Serena Williams, de retour à 44 ans, remporte un premier match en double
-
Wall Street en ordre dispersé à l'issue d'une séance très volatile
-
Forêt: neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
-
À Barcelone, le pape Léon XIV évoque santé mentale et féminicides lors d'une veillée
-
Tryptamine: sept dérivés synthétiques de cette substance hallucinogène prochainement interdits, selon l'agence du médicament
-
Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI
-
Une femme à la tête de l'ONU? Les candidates débattent à Genève
-
Nintendo annonce un remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time"
-
Mondial-2026: relancer la croissance grâce aux Bleus, un mirage persistant
-
A Tyr au Liban, le quartier chrétien jusqu'ici épargné par Israël se vide
-
Un Italien prendra part à la prochaine mission Artémis
-
La Patrouille de France survole la Statue de la Liberté à New York
-
Anthropic rend publique son IA la plus puissante, bridée pour des raisons de sécurité
-
Wall Street: le Nasdaq chute, la tech à nouveau sous pression
-
L'Italien Luca Parmitano sera le premier Européen dans une mission Artémis (Nasa)
-
Tour Aura: Visma et Jorgenson impressionnent, Baudin s'accroche au jaune
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, entre Moyen-Orient et tech
-
Attaque à Belfast: les autorités appellent au calme face au risque de violences anti-immigrés
Le roquefort célèbre 100 ans d'appellation, espérant relancer des ventes en berne
Le roquefort, emblème culinaire hexagonal, célèbre les 100 ans de son appellation d'origine, un anniversaire sur lequel compte le célèbre fromage de brebis aveyronnais pour relancer des ventes structurellement en baisse.
C'est le 26 juillet 1925 qu'a été adoptée la loi "pour garantir l’appellation d'origine du fromage de roquefort", une première mondiale pour un produit alimentaire que va célébrer jeudi un colloque à l'Assemblée nationale, réunissant chefs, historiens et élus, autour du chroniqueur gastronomique François-Régis Gaudry, parrain et animateur de l'évènement.
L’appellation est certes centenaire mais le roquefort est bien plus ancien encore, rappelle à l'AFP l'historienne Sylvie Vabre, responsable du contenu scientifique du colloque.
"On retrouve sa trace au 11e siècle", dit-elle, ce qui en fait, avec le brie, le gruyère ou les fromages d'Auvergne, un des patriarches de la production fromagère française.
"C'est un fromage qui a acquis une réputation allant de pair avec la gastronomie française", souligne Mme Vabre. Et "cette forte renommée, c'est sa première particularité: on connaît le nom même si on ne l'a jamais goûté et même si on ne sait pas le reconnaître".
Le roquefort, c'est d'abord le village aveyronnais de Roquefort-sur-Soulzon où se trouvent toutes les caves d'affinage des sept maisons produisant ce fromage.
- L'air des fleurines -
"C’est parce qu'il est produit sur ce territoire, avec cette brebis de race Lacaune qui a mangé l’herbe de la zone géographique Roquefort, parce que les souches de pénicillium sont issues de nos caves que ce produit a pu développer son identité qui doit être protégée", explique Sébastien Vignette, secrétaire général de la Confédération de roquefort, au cœur de la cave familiale du "Vieux berger", le plus petit producteur de la filière.
Ici, sous l’œil de Vincent Combes, patron et maître-affineur, les pains de roquefort - pas de meules ici - reposent par dizaines sur leurs étagères de chêne.
C'est là que le pénicillium roqueforti, champignon microscopique à la teinte bleu-vert, se développe dans les cavités du fromage, grâce à l'air frais et humide proposé par les fleurines, ces failles rocheuses spécifiques à Roquefort, village construit sur l'éboulis de la falaise locale du Combalou.
En 2023, 14.336 tonnes de roquefort sont sorties des caves du village, ce qui en fait la 3e AOP française en tonnage commercialisé, derrière le comté et le reblochon, pour plus de 5.000 emplois directs.
Mais pour la filière, "depuis quelques années, la situation n'est pas facile", souligne Jean-François Ricard, patron du roquefort Vernieres (50 salariés, 1.000 tonnes/an).
- "Renouvellement" -
Il y a une "baisse structurelle de la consommation", précise M. Vignette: d'abord d'environ 1% par an et depuis 2021 de 3 à 4%.
Pour l'expliquer, les acteurs du secteur pointent principalement les changements d'habitude des Français, comme un budget consacré à l'alimentation qui diminue ou la disparition de la tradition du plateau de fromage.
"On a un défi de renouvellement des générations de consommateurs", explique également le secrétaire général de la filière.
Le centenaire apparaît dès lors comme un "évènement majeur", un vecteur de communication pour "booster la consommation", affirme Anne-Julia Goutte, directrice marketing de Lactalis AOP & Terroirs qui gère le roquefort Société, mastodonte du secteur (51,2% du marché, 7.200 tonnes, un millier de salariés).
"Pour toujours au goût du jour" est le slogan que les producteurs se sont choisi pour cette année au cours de laquelle ils veulent, selon M. Vignette, faire descendre le "roi des fromages" de son plateau pour le faire "entrer en cuisine", développer les "moments ou les modes de consommation", tout en parlant au client dont les choix sont orientés "vers le consommer local et bon".
L'export (28% du marché) est enfin une piste de relance, en effet à l'international, les ventes progressent régulièrement.
Un bémol cependant: la situation aux États-Unis, un "marché historique" que l'on "regarde forcément avec inquiétude", dit Mme Goutte, en raison des menaces de hausse de tarifs douaniers brandies par le président Trump.
L'histoire peut en tout cas "être fort utile pour se projeter dans le futur", souligne Sylvie Vabre qui rappelle que la loi de 1925 "puisait ses racines dans une crise très grave au sortir de la Première guerre mondiale".
À l'époque, dit-elle, la profession avait su s'unir "pour reprendre en main le marché".
G.AbuGhazaleh--SF-PST