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MMA: "J'ai appris à sortir de ma zone de confort", Benoît Saint-Denis prêt pour New York
Après une année 2024 éprouvante, le Français Benoît Saint Denis veut confirmer son retour en force contre l’expérimenté américain Beneil Dariush, qu'il affronte dans la nuit de samedi à dimanche lors de l’UFC 322 au Madison Square Garden de New York.
L’ancien membre des forces spéciales, surnommé "God of War", dispute son deuxième combat dans la cage en moins de deux mois, après sa large victoire contre Mauricio Ruffy à l'UFC Paris en septembre.
"Ça a demandé des sacrifices vis-à-vis des amis, de la famille et du staff", confie-t-il à l'AFP. Pas de distractions, peu de repos, un camp express, le Français de 29 ans a adapté son entraînement pour se préparer à affronter Dariush (N.9 mondial).
Ce vétéran respecté de 36 ans, ancien membre du top 5, ne sera pas un mince adversaire: "C’est un combattant très complet. Celui qui imposera son style remportera le combat", analyse le Français.
Une opportunité majeure pour le combattant tricolore (N.12), qui aspire à intégrer le Top 10 des -70kg, dans la continuité d’un regain de forme amorcé en 2025 après une année 2024 difficile.
Battu par Dustin Poirier puis par Renato Moïcano, Saint-Denis a traversé une période de doute: "J'ai beaucoup souffert, moralement et dans ma chair, confie t-il. J'ai pris pleinement conscience d'à quel point je m'étais saboté. Et je ne voulais pas revivre ça".
- Une nouvelle approche -
Ce déclic, il l’a prolongé avec l’arrivée de son coach Nicolas Ott, artisan de sa renaissance: "Il m’a beaucoup apporté sur la partie technico-tactique, avec une approche moderne du MMA. J'ai appris à sortir de ma zone de confort".
Samedi, le duel prendra place dans l'une des salles les plus mythiques du monde. "Ali, Tyson, Hagler… combattre au Madison Square Garden, c’est un honneur et un privilège", souffle Benoit Saint-Denis en énumérant les noms des plus grands boxeurs de l'histoire qui se sont illustrés dans cette salle de Manhattan.
À Paris, au même moment, le Grand Rex ouvrira ses portes à des centaines de fans venus vivre la nuit new-yorkaise en direct. Un symbole de l’essor du MMA en France, mais aussi d’un attachement populaire à ce combattant au parcours atypique, passé par la Marine Nationale. "C’est un sport universel, explique-t-il. Le plus fort gagne, tout simplement."
Au-delà du spectacle, l’enjeu est clair: s'imposer sur l'une des cartes les plus prestigieuses de l'année pour franchir un nouveau cap dans la catégorie des poids légers de l’UFC.
T.Samara--SF-PST