-
"La haine est la seule menace pour nos rues": à Belfast, des milliers de manifestants après les violences
-
Tour Aura: Paul Seixas, auteur d'une folle remontada après une chute
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après un avertissement d'Israël
-
Viols: le jockey Pierre-Charles Boudot de retour en piste au lendemain d'un pourvoi en cassation
-
Italie: à Florence, la restauration des fresques de Giotto dévoilée
-
Les durées des arrêts de travail limitées à partir du 1er septembre
-
Chlordécone: l'indemnisation des victimes envisagée d'ici "un an"
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
"Guerre de l'IA", "souveraineté" : la suspension d'Anthropic s'invite dans la présidentielle française
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Onze pouliches pur-sang de trois ans en quête d'un titre de championne d'Europe
-
Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord
-
Les Thaïlandais rendent hommage à leur princesse disparue
-
Après trente ans d'absence, les maîtres du sumo de retour à Paris
-
Mondial-2026: Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
-
Australie: une nageuse dans un état critique après avoir été mordue par un requin
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine, annonce Trump
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
24 Heures du Mans: Cadillac et BMW veulent renverser Ferrari et Toyota
-
SpaceX réalise un décollage historique à Wall Street, la fortune d'Elon Musk sur orbite
-
Mondial-2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
-
Mondial-2026: en pleine ferveur autour du ballon rond, le Canada lance la compétition sur son sol
-
L'Iran juge un accord avec les Etats-Unis proche malgré les divergences avec Trump
-
"L'Albanie n'est pas à vendre" scandent à Tirana, les manifestants... et le Premier ministre
-
Victoire partielle pour Blake Lively dans sa bataille judiciaire avec Justin Baldoni
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry rempilent, cap sur les JO-2030
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
La Bourse de Paris prend 1,83%, portée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Après sept jours de voyage, un départ d'Espagne chaotique pour le pape Léon XIV
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
Finale NBA: rebond obligatoire pour Wembanyama et les Spurs après l'humiliation
-
SpaceX réalise un décollage historique à Wall Street, Elon Musk passe le cap des mille milliards
-
Aux Etats-Unis, le Mondial s'ouvre dans une ambiance en demi-teinte
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Foot: de retour en Ligue 1, Will Still arrive à Auxerre dans un climat tendu
-
Tour Aura: Van Gils remporte la 6e étape, Seixas à l'attaque
-
A Tel-Aviv, la Marche des fiertés retrouve la rue, mais pas encore l'insouciance
Ebola: le patron de l'OMS à Kinshasa, avant une visite à l'épicentre de l'épidémie
Le patron de l'OMS doit rencontrer les autorités congolaises vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à une grave épidémie de maladie Ebola, avant de se rendre samedi à l'épicentre de la crise.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a atterri tard jeudi à Kinshasa. Son déplacement en Ituri, province reculée et théâtre principal de la 17e épidémie d'Ebola en RDC, initialement prévu vendredi, a finalement été repoussé à samedi. Une possible rencontre avec le président congolais Félix Tshisekedi pourrait avoir lieu vendredi.
La RDC, pays parmi les plus pauvres de la planète, a déclaré le 15 mai une nouvelle épidémie sur son immense territoire de plus de 100 millions d'habitants. L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
Depuis, les autorités sanitaires congolaises et internationales peinent à freiner la propagation du virus, déjà présent dans trois provinces ainsi qu'en Ouganda voisin, où sept infections confirmées dont une mortelle ont été recensées.
En RDC, 246 décès sur plus de 1.000 cas suspects ont été enregistrés. Les autorités sanitaires internationales estiment que l'ampleur de l'épidémie n'est encore pas connue et que les bilans sont probablement encore sous-estimés, principalement en raison de la faible capacité de la RDC à mener des tests en laboratoire pour confirmer les cas de transmission.
La maladie Ebola, qui a tué plus de 15.000 personnes en Afrique ces 50 dernières années, provoque une fièvre hémorragique aiguë et extrêmement contagieuse. L'épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades entre 2018 et 2020.
"Même si la situation est complexe, je pense qu'on peut arrêter cette chose", a rassuré jeudi soir M. Tedros à son arrivée à Kinshasa. Dans une lettre ouverte postée plus tôt sur X, il avait assuré aux Congolais qu'ils ne sont "pas seuls".
- "Exterminés" -
Dans la région reculée de l'Ituri, les services de l'État sont toutefois largement absents. La présence de groupes armés, composés de rebelles ADF affiliés à l'Etat islamique ou de milices communautaires massacrant régulièrement des civils, rend l'accès difficile.
Les provinces limitrophes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, également touchées par l'épidémie, sont le théâtre de violences quasi-ininterrompues depuis 30 ans. De larges pans de territoires sont contrôlés par le groupe armé antigouvernemental M23, appuyé par le Rwanda et son armée.
Par ailleurs, des millions de déplacés ayant fui les conflits s'entassent dans des camps. L'arrivée du virus dans ces espaces miséreux hérissés de bâches et de tentes, où la promiscuité règne et où les conditions d'hygiène sont désastreuses, serait catastrophique.
Dorcas Mapenzi lave son linge dans une bassine posée à même le sol. Comme un million d'autres déplacés en Ituri, elle vit dans un camp surpeuplé en périphérie de Bunia, capitale provinciale: "Si Ebola arrive, on sera exterminés car on est entassés", lâche-t-elle à l'AFP.
"On dort les uns sur les autres", décrit Déborah Nzale, une autre déplacée. "Si une seule personne est contaminée ici dans ce camp, tout le monde va mourir".
L'épidémie actuelle est provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni traitement spécifique, ni vaccin. La plupart des épidémies précédentes ont été dues au virus Zaïre, le seul pour lequel un vaccin est homologué.
"D'ici la fin de l'année 2026, l'Africa CDC s'assurera que nous disposons d'un vaccin et d'un médicament contre Bundibugyo", s'est engagé jeudi Jean Kaseya, patron de l'agence sanitaire de l'Union africaine.
L'OMS a annoncé de son côté que ses groupes consultatifs avaient recommandé des essais cliniques pour plusieurs vaccins et traitements potentiellement efficaces contre Bundibugyo.
L'Ouganda et le Rwanda ont récemment fermé leurs frontières avec la RDC. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré mercredi que les Etats-Unis ne laisseraient "pas un seul cas d'Ebola entrer" dans le pays.
L'OMS a relevé la semaine dernière le risque sanitaire en RDC à son niveau maximal. Le risque pour les autres pays de la région est estimé "élevé" mais reste "faible" au niveau mondial.
V.AbuAwwad--SF-PST