-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, riposte et promet de refermer Ormuz
-
E-commerce: amende record pour Coupang en Corée du Sud après une fuite de données
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, promet de refermer Ormuz
-
Mondial-2026: et maintenant, place au foot et à la fête à Mexico !
-
Ingérences: Lecornu présente les risques et réponses avant la présidentielle
-
Depuis les Canaries, le pape interpelle le monde sur le sort des migrants
-
Mort d'Elisa Pilarski: décision jeudi pour son compagnon Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire
-
Mondial-2026: l'Angleterre boucle sa préparation par un récital contre le Costa Rica
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol et agression sexuelle mais pas incarcéré
-
Mondial-2026: Infantino balaye les critiques à la veille du match d'ouverture
-
Trump balaie les chiffres de l'inflation, au plus haut depuis trois ans
-
Mondial-2026: les Bleus sont arrivés à Boston, l'aventure peut commencer
-
Le gouvernement canadien veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol et agression sexuelle
-
Aide à mourir: les députés suppriment en commission les délits d'entrave et d'incitation
-
Tech en berne et inquiétudes géopolitiques pèsent sur Wall Street
-
Athlétisme: Lutkenhaus impressionne à Oslo, Gout Gout battu pour sa première Ligue de Diamant
-
Netanyahu repart en campagne, dans un paysage politique incertain
-
Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
Bolivie: des milliers de manifestants à La Paz contre le gouvernement, qui envisage l'état d'exception
-
La Bourse de Paris termine en léger recul, entre inflation américaine et Moyen-Orient
Xanax, Lexomil ou Temesta: il ne faut pas en abuser, alerte l'agence du médicament
Gros consommateurs de Xanax, Lexomil ou Temesta, des benzodiazépines prescrits contre l'anxiété ou l'insomnie, les Français ignorent souvent qu'ils ont d'importants effets secondaires et doivent être pris le moins longtemps possible, souligne l'agence du médicament, qui lance jeudi une campagne de communication.
La France est le deuxième pays le plus consommateur de benzodiazépines en Europe. Plus de 9 millions de personnes y ont consommé ces molécules (alprazolam, bromazépan, lorazépam, mais aussi zopiclone, zolpidem sous le nom d'Imovane, Stilnox) en 2023, dont les trois quarts prescrites par des généralistes, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dont la campagne vise le grand public et les professionnels de santé.
"Avec environ 34 unités - comprimés ou gélules - consommés par habitant et par an, nous sommes derrière l'Espagne, qui se situe à 54 unités, mais loin devant le Royaume-Uni ou l'Allemagne, avec 5 à 7 unités par habitant et par an", a précisé à la presse le Dr Philippe Vella, directeur médical de l'agence.
Le Xanax, l'Imovane, le Lexomil - le trio de tête - "sont des médicaments utiles, importants à prescrire à bon escient, mais qui exposent à des risques de somnolence, de dépendance, de troubles de la mémoire et de chutes potentiellement graves chez les sujets âgés. Or ces effets indésirables, majorés lorsque la durée de traitement est longue, sont souvent méconnus", a-t-il complété.
En altérant la capacité à conduire - en particulier en association, "fortement déconseillée", à l'alcool - ces médicaments sont responsables de "la majorité des accidents de la route liés aux médicaments", a souligné Mehdi Benkebil, directeur de la surveillance à l'ANSM.
Or 3,6 millions de Français, soit 40% des patients traités par benzodiazépines, ont des durées de prescriptions trop longues.
Commercialisées depuis les années 1960 en France, ces molécules qui agissent sur le système nerveux central ne constituent pourtant qu'une "aide temporaire pour atténuer les symptômes" et non "traiter la cause" de l'anxiété et des troubles sévères du sommeil, rappelle l'agence du médicament.
- Usage "récréatif" et criminel -
Leur prescription, qui "doit, dans la mesure du possible, être évitée chez le sujet âgé", ne "doit pas dépasser 12 semaines dans l'anxiété (benzodiazépines anxiolytiques) et trois semaines dans l'insomnie (benzodiazépines hypnotiques)", a rappelé le Dr Vella.
Si près d'un patient sur deux traités avec ces médicaments a plus de 65 ans, l'ANSM veut aussi alerter les jeunes. Car moins d'un quart (23%) des moins de 30 ans qui en prennent ou en ont pris connaissent les risques de dépendance ou liés à la conduite, selon une enquête Viavoice pour l'ANSM.
Stables globalement entre 2017 et 2023, les prescriptions d'anxiolytiques - essentiellement le Xanax - ont bondi de 25% chez les jeunes de moins de 19 ans (170.000 en prennent) et même de 40% chez les filles de cette tranche d'âge.
Et, parmi les 18-25 ans, le détournement de benzodiazépines à "usage récréatif" - en "cocktail" associées à des opioïdes ou dans des "sucettes de fête", alliant kétamine et MDMA, selon l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies - est "très prononcé", a alerté M. Benkebil.
Ces molécules sont aussi les plus utilisées dans le cadre de soumissions chimiques, tel que le lorazépam (Temesta) avec lequel le mari de Gisèle Pélicot l'a droguée pendant des années pour abuser d'elle et la faire violer par des inconnus.
Pour cibler les jeunes, l'ANSM a noué un partenariat avec les réseaux sociaux Tik Tok et Instagram et collaboré avec des influenceurs: affiches et vidéos promeuvent des alternatives non médicamenteuses (yoga, méditation, sport...).
La campagne de l'agence s'adresse aussi aux généralistes, incités à s'attaquer aux causes des insomnies et de l'anxiété des patients, et à prescrire ces médicaments sur la durée la plus courte possible. Pour les insomnies, des petits conditionnements de cinq à sept comprimés existent: les laboratoires sont incités à les produire depuis 2022.
Sur 100 millions d'euros de remboursements de benzodiazépines par an, l'Assurance maladie estime pouvoir en économiser 30 millions liés à leur mauvais usage.
Z.AlNajjar--SF-PST