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Tsunami dans le Pacifique: des vagues jusqu'à 2,50 m attendues en Polynésie, la population préparée
Des vagues pouvant atteindre plus de deux mètres sont attendues dans la nuit de mardi à mercredi aux Marquises, en Polynésie française, plusieurs heures après le puissant séisme survenu dans le Pacifique au large de la Russie.
"Un tsunami arrive en Polynésie française. Tous les services de l'État sont mobilisés pour protéger nos concitoyens. J'en appelle à la vigilance : suivez les consignes des autorités locales. Tout mon soutien aux Marquisiens et à l'ensemble de nos compatriotes du Pacifique", a réagi sur X Emmanuel Macron.
"A ce stade, le phénomène semble long. Les premières remontées de l'eau sont observées à Nuku Hiva (3.000 habitants)", indique le Haut-Commissariat de Polynésie dans un nouveau communiqué.
"Entre 5 à 10 ondes océaniques devraient encore toucher les territoires concernés", poursuit le communiqué, précisant que les prévisions de hauteur maximale de l'onde oscillent entre "1,10 m" et "2,50 m" pour Ua Huka, Hiva Oa et Nuku Hiva et que "la plus grande hauteur d'eau est attendue dans les prochaines heures".
A ce stade, aucun dégât majeur n'a été constaté dans l'archipel. Les habitants des zones menacées avaient été prévenus en amont et ont pu évacuer leurs maisons.
Le Haut-Commissariat avait dans un premier temps indiqué que la vague mesurerait entre "1,10 m et 2,20 m" de hauteur, puis avait revu cette prévision à la hausse annonçant cette fois l'approche d'une vague de 4 m avant de revoir à nouveau ses estimations.
- Population en sécurité -
Les autres îles des Marquises seront quant à elles touchées par des vagues d'une hauteur comprise entre 0,60 et 0,90 m, précise-t-il.
Les autres archipels de Polynésie française devraient être touchés par une "hauteur d'eau inférieure à 30 cm".
Le séisme de magnitude 8,8 a eu lieu mardi vers 23H24 GMT à environ 126 km de Petropavlovsk-Kamtchatski, capitale de la région du Kamtchatka, dans l'est de la Russie, selon l'institut géophysique américain (USGS).
Il a provoqué des alertes au tsunami dans tout le Pacifique et des évacuations au Japon ou encore à Hawaï, où l'alerte a par la suite été rétrogradée en "appel à la vigilance".
Aux Marquises, la population menacée a été "mise en sécurité dans des lieux de repli prédéterminés à l'avance" pour "passer la nuit à l'abri", avait expliqué Xavier Marotel, secrétaire général du Haut-Commissariat, lors d'une conférence de presse retransmise en direct sur les réseaux sociaux.
Ce phénomène "peut durer 4 à 6 heures. Il y aura peut-être une deuxième, voire une troisième vague. C'est un phénomène qui est classique donc il faut se mettre à l'abri dans la durée et ne pas penser qu'après la première vague, c'est terminé", a-t-il prévenu.
"Ce sont des situations qui sont malheureusement déjà connues. Il y avait déjà eu une vague similaire en 2015 sans dégât humain et il y a eu un exercice identique - ils sont réguliers - aux îles Marquises il y a six semaines, donc la population est préparée", a pour sa part indiqué sur BFMTV le ministre des Outre-mer Manuel Valls.
"Nos forces armées en Polynésie française sont mises en alerte à titre préventif, pour être en mesure d'assister nos concitoyens et les services de l'État dans d'éventuelles opérations de recherche et sauvetage ou d'évacuations sanitaires", a réagi sur X le ministre des Armées Sébastien Lecornu.
lad-bla-ml-bur/cal/sp
V.Said--SF-PST