-
Poutine menace de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta de retour au tribunal mercredi face à une coalition d'Etats américains
-
Dans l'Est ukrainien, faire le plein d'essence sous la menace russe
-
Dans les Hauts-de-France, le défi de concilier quiétude des phoques et tourisme
-
Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations
-
Supercoupe d'Europe: un premier trophée en jeu pour le PSG face à Aston Villa
-
En Alsace, un camion-citerne en renfort pour l'eau potable
-
Paul Belmondo, de la Formule 1 aux rampes des théâtres
-
Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale
-
Séisme en Colombie: une rescapée sauvée des décombres, le bilan revu à baisse
-
Count Binface, le "politicien de l'espace" qui défie Nigel Farage
-
Cuba célèbre le centenaire de Fidel sur fond de révolution sous pression
-
Trump confirme son changement d'avion rocambolesque
-
En Colombie, la recherche de survivants se poursuit après un séisme meurtrier
-
Cristiano Ronaldo se marie en toute discrétion au Portugal
-
Euro d'athlétisme: Laeticia Bapté en bronze sur 100 m haies, 2e médaille pour la France
-
Tennis: Fils éliminé par Jodar en quarts à Montréal
-
Athlétisme: le Britannique Romell Glave sacré champion d'Europe du 100 m
-
Ligue des champions: Lyon renverse le Sparta Prague et file en barrages
-
Les Bourses mondiales attentistes avant l'inflation américaine, surveillent le pétrole
-
Le changement d'avion rocambolesque de Trump fait débat
-
Wall Street clôture en baisse avant l'inflation américaine
-
Euro de natation: sacrés en relais mixte, la "belle soirée" des Bleus et de Grousset
-
Pereira, une "ville zombie" après le tremblement de terre en Colombie
-
Séisme en Colombie: le bilan grimpe à 240 morts, la recherche de survivants se poursuit
-
L1: Pogba à nouveau blessé, son avenir à Monaco en doute
-
Russie : interdit de participer aux législatives, le parti antiguerre Iabloko veut continuer la lutte
-
L'exfiltration d'avion inouïe de Trump fait débat
-
La Bourse de Paris mise sur la prudence et termine en légère baisse
-
Euro de natation: Grousset décroche l'argent du 50 m papillon, Mahieu en bronze sur 200 m dos
-
Les Bourses mondiales prudentes face à la volatilité du prix du brut, avant l'inflation américaine
-
L'exfiltration d'avion inouïe de Trump reste entourée de mystère
-
La start-up d'IA Manus annonce qu'elle "redeviendra bientôt une entreprise indépendante"
-
La canicule gagne la quasi totalité du pays, seul le nord épargné
-
Euro numérique: les entreprises allemandes restent de marbre, selon une étude
-
NBA: Wemby et les Spurs contre OKC pour débuter, LeBron James face au champion
-
Entre méduses et canicules, l'été 2026 met le parc nucléaire d'EDF à l'épreuve
-
Allemagne : l'éclipse solaire fait momentanément bondir les prix de gros de l'électricité
-
Hongrie : Andras Baka, un ex-juge évincé par Orban, devient chef de l'Etat
-
Les marchés mondiaux suspendus au Moyen-Orient et à l'inflation américaine
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis vers le nord
-
Hongrie : un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat
-
Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace
-
Séisme en Colombie : au moins 169 morts et plus de 600 blessés
-
Airbus va participer à l'enquête sur l'incident de vol d'un A320 d'Air India
-
Bourses: l'Europe sans direction claire, New York attendue à la hausse
-
Israël détruit la maison d'un Palestinien tué dans un affrontement en Cisjordanie
-
RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.000 morts
-
Au moins 132 morts après le séisme en Colombie
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis au nord
Repérer Alzheimer par une prise de sang: une révolution, mais pour quoi faire ?
Diagnostiquer une maladie d'Alzheimer à l'aide d'une simple prise de sang: cette révolution, poursuivie depuis des années par la recherche, est en passe de devenir réalité. Mais pour les patients, l'intérêt ne sera tangible qu'à condition d'enfin disposer de traitements efficaces.
"Les biomarqueurs sanguins vont changer la façon dont nous faisons le diagnostic", résume à l'AFP le neurologue Giovanni Frisoni, l'un des principaux spécialistes européens de la maladie d'Alzheimer.
C'est, depuis des années, l'un des principaux axes de la recherche sur cette maladie, la forme la plus courante de démence, qui frappe de façon irréversible des dizaines de millions de personnes dans le monde.
L'idée est de pouvoir, par une simple prise de sang, repérer des signes révélateurs des mécanismes physiologiques par lesquels s'installe la maladie.
On connaît deux grands mécanismes, sans bien comprendre leur interaction: la formation dans le cerveau de plaques de protéines dites amyloïdes, qui compriment les neurones et les détruisent à terme. Et l'accumulation d'autres protéines, dites Tau, au sein des neurones eux-mêmes.
Des examens existent déjà: via une ponction lombaire ou via une technique d'imagerie médicale, la tomographie par émission de positons (PET). Mais comme ils sont longs, lourds et coûteux, beaucoup de patients en restent bloqués à des constats cliniques, telle une forte perte de mémoire.
Certains tests sanguins sont déjà commercialisés mais, de fait, peu utilisés dans l'attente de données sur leur intérêt réel. Or, ces derniers mois, plusieurs études ont démontré l'efficacité de certains tests sanguins pour repérer les signes internes de la maladie.
La plus notable remonte à janvier, dans la revue Jama Neurology. Réalisée en suivant quelque 800 personnes, elle conclut qu'un test sanguin permet de repérer une quantité anormale d'amyloïde ou de Tau avec une efficacité comparable aux examens actuellement en vigueur.
Élément crucial, ce test s'avère utile à un stade "préclinique", avant même l'apparition de symptômes caractéristiques de la maladie.
Le monde médical a globalement salué une avancée importante, malgré des limites. Il faudra confirmer cette efficacité dans la pratique réelle et, surtout, un tel test ne fait que pointer la présence de mécanismes physiologiques qui ne se traduisent pas systématiquement par une démence.
- Un diagnostic, pas un dépistage -
Cela reste "une excellente étude qui nous place à deux doigts de pouvoir utiliser au quotidien un test sanguin de la maladie d'Alzheimer", a jugé le neurologue Bart de Strooper dans une réaction au Science Media Center (SMC) britannique.
Au Royaume-Uni, c'est déjà presque une réalité. Un programme, à l'initiative de plusieurs organisations anti-Alzheimer, vise depuis l'an dernier à tester l'intérêt de ces tests sanguins au sein du système de soins britannique.
Mais pour quoi faire ? Sans traitement efficace, un diagnostic précoce n'a guère d'intérêt. Or beaucoup de neurologues se mettent actuellement à espérer que des médicaments puissent agir.
Après des décennies de recherches infructueuses, deux traitements - l'un par le laboratoire Eli Lilly, l'autre par Biogen - semblent pouvoir ralentir l'évolution d'Alzheimer en s'attaquant aux plaques amyloïdes.
Leur efficacité est modeste et les effets secondaires sont lourds, mais pour nombre de neurologues, c'est un premier pas vers d'autres traitements plus performants.
Dans ce contexte, il apparaît prometteur de pouvoir, à partir d'un simple test sanguin, repérer au plus vite une maladie d'Alzheimer afin de démultiplier l'effet d'un traitement.
Reste une nuance de taille. On parle ici d'un diagnostic précoce, chez des patients à la mémoire déjà défaillante, et certainement pas d'un dépistage qui s'adresserait à n'importe qui.
"Aujourd'hui, ça ne servirait à rien de tester les biomarqueurs sanguins chez les personnes qui n'ont pas de déficit cognitif: ça ne ferait que du mal", souligne M. Frisoni.
Que faire, en effet, de l'annonce que l'on présente un risque plus élevé de développer la maladie, sans piste concrète pour pouvoir éviter son apparition ? M. Frisoni n'exclut toutefois pas un jour de voir le dépistage d'Alzheimer devenir réalité.
"On est en train de tester certains médicaments qui visent à réduire le risque d'une démence d'Alzheimer", explique-t-il. "Peut être que, dans cinq ou dix ans, ce sera dans la pratique clinique. A ce moment, je pourrai dire +Oui, je recommande de mesurer les biomarqueurs sanguins (comme outil de dépistage)+. Mais aujourd'hui, non."
G.AbuOdeh--SF-PST