-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
-
Le chanteur Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison pour un viol en France
-
Ebola: la RDC frappée par une nouvelle épidémie, un décès en Ouganda
-
Cannes: Palme d'or d'honneur pour John Travolta, icône du cool hollywoodien
-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
La Bourse de Paris rattrapée par les craintes inflationnistes
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
-
Aux portes de pays baltes en alerte, la résignation de Russes de Pskov
-
A Gaza, un mariage collectif au milieu des décombres pour "continuer à vivre"
-
Paternité du cliché de la "petite fille au napalm": Netflix jugé en 2027 pour diffamation
-
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
-
Aux Emirats, Modi plaide pour un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr"
-
Hantavirus: ce que l'Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus
-
Groenland: les minerais critiques au cœur d'une visite du ministre du Commerce français
-
Contre les fusillades scolaires, l'usage de drones expérimenté aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre repli de la tech et remontée des taux obligataires
-
Cannes: John Travolta, une icône du groove à Hollywood
-
La RDC frappée par une nouvelle épidémie d'Ebola
-
La guerre au Moyen-Orient, un nouveau danger pour les vautours égyptiens en route pour les Balkans
-
Défense: KNDS avance vers la Bourse sans attendre la décision de Berlin
-
Danemark: la reine Margrethe a subi une angioplastie à l’hôpital
-
Vers un dénouement en Espagne pour les orques de Marineland
-
En Egypte, la guerre au Moyen-Orient pousse les agriculteurs à voir plus petit
-
Modi en tournée aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Frappes israéliennes dans le sud du Liban au deuxième jour des négociations à Washington
-
Ukraine: Kiev en deuil, échange de prisonniers avec la Russie
-
Dans l'est de la RDC, les civils, victimes de la guerre des drones
-
Epidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, selon l'Africa CDC
-
Marineland vise un transfert des orques et dauphins en Espagne avant fin juin
-
Adolescent tué à Nantes: Nuñez promet de poursuivre la guerre contre le narcotrafic
-
Verdict attendu pour la star Saad Lamjarred, jugé pour viol
-
La transformation d'Harry Styles, idole des ados devenue une icône en solo
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes inflationnistes, les taux grimpent
-
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
-
Rachat de SFR: les négociations exclusives avec Bouygues Telecom, Iliad et Orange prolongées jusqu'au 5 juin
Des médicaments pour une médecine de guerre en Ukraine: une organisation française sur le pont
Des caisses de médicaments pour la médecine de guerre: dans un entrepôt en région parisienne, des bénévoles empaquettent avec une précision extrême anesthésiants et antidouleurs, qui vont partir très rapidement vers l'Ukraine.
Cet entrepôt, proche de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, appartient à Tulipe, une organisation française créée il y a tout juste 40 ans par la fédération des entreprises du médicament, afin de fédérer les dons en médicaments des laboratoires vers les pays en crise.
Récemment, l'organisation s'est mobilisée pour l'Afghanistan. Mais cette fois-ci, elle travaille pour un conflit qui se déroule à quelques heures seulement, sur le même continent. Et dans ce cas, les autorités ukrainiennes ont lancé un appel pour recevoir des médicaments nécessaires à la médecine de guerre, souligne Alexandre Laridan, le directeur des opérations, avec des besoins accrus en antalgiques forts.
"C'est très rare qu'on ait besoin d'autant d'injectables, de pansements, autant d'outils pour les opérations chirurgicales", reconnaît-il.
"C'est une crise particulière, il y a beaucoup de blessés et beaucoup de besoins en anti-douleurs très puissants", abonde Anne Carpentier, la pharmacienne responsable de Tulipe.
"Nous avons eu pour la première fois une demande du centre de crise du ministère des Affaires étrangères pour de la morphine injectable", explique-t-elle ainsi. Un produit très sensible, envoyé en Ukraine sous protection des autorités françaises.
Ici, plus généralement, chaque médicament donné par les laboratoires est enregistré scrupuleusement. Tulipe a le statut d'établissement pharmaceutique car 50 tonnes de médicaments transitent par l'organisation chaque année.
- Crème contre les brûlures pour les enfants -
"Quel est le numéro de lot?", vérifie la pharmacienne, le nez sur ses listes, avant de lancer sur un tapis roulant un carton de poches de glucose.
Le long de cette chaîne, plusieurs bénévoles, qui travaillent tous dans des laboratoires pharmaceutiques, s'activent pour remplir les cantines bleu vif dressées devant eux. Après les malles de médicaments pour adultes, ils préparent désormais les cantines pédiatriques.
A l'intérieur de ces malles, on trouve des sirops, des anti-douleurs bien connus des parents, des produits pour l'asthme, mais aussi des crèmes contre les brûlures.
"Il y a ce qu'il faut aussi bien pour les soins d'urgence que pour les soins habituels: des gants stériles, des systèmes d'injection de médicaments", détaille Anne Carpentier.
"Cela nous attriste de voir qu'il y a besoin de ces produits mais d'un autre côté, on se sent vraiment utiles, on se dit qu'on va aider au traitement des enfants sur place, qui sont dans la détresse", souligne-t-elle.
Les enfants ne sont en effet pas épargnés: plus de 70 d'entre eux ont déjà été tués et plus d'une centaine ont été blessés dans ce conflit, selon les autorités ukrainiennes. Tandis que la guerre a déjà provoqué le départ de plus de 2,3 millions de personnes.
Il faut donc approvisionner les équipes médicales en Ukraine même, mais également dans les pays limitrophes.
Pour être sûr d'atteindre ses cibles, Tulipe ne fonctionne qu'avec des listes envoyées par les bénéficiaires, sur place, qui savent quels sont les besoins réels. Les envois peuvent être faits via la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères, ou au travers d'ONG agréées au préalable.
"On a déjà envoyé 10 tonnes de médicaments à l'Ukraine, et nous sommes en passe d'envoyer 10 autres tonnes", comptabilise Alexandre Laridan. En tout, près de 110 cantines devaient être préparées en une seule journée, "cela représente 60.000 patients".
Des camions partent régulièrement vers l'Ukraine mais aussi la Pologne ou la Moldavie, où sont localisés les réfugiés.
Et cela risque de durer, projette Anne Carpentier. Car après la médecine d'urgence, il faudra rester présent pour les maladies du quotidien, qui ne disparaissent pas avec le conflit, dans un système de santé qui tente comme il peut de résister.
Derrière une cantine qu'elle remplit méticuleusement, Corinne Flouvat, qui travaille dans un laboratoire italien, est venue donner de son temps à l'organisation.
"On a une pensée pour ces gens, ces enfants, ces personnes âgées. Quand on voit ces cathéters et ces crèmes anti-brûlure, on ne pensait jamais que l'Ukraine en arriverait à cela", soupire-t-elle.
H.Nasr--SF-PST