-
Top 14: en tête, le rythme ne faiblit pas
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
-
La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite mobilisés
-
Une opération de vente de montres Swatch-Audemars Piguet tourne au chaos
-
Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer
-
"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP
-
Signature d'un contrat entre ASML et Tata Electronics sur les semi-conducteurs, sous l'égide de Modi
-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué par Israël à Gaza
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Taïwan rappelle les Etats-Unis à leur engagement sur les ventes d'armes, après la mise en garde de Trump
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un duo finlandais et une diva australienne favoris de l'Eurovision boycotté comme jamais
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
En Turquie, les mines "épuisent notre eau", dénoncent les riverains
Guney était un village de Turquie riche en eau, baigné par une cinquantaine de sources dans la province d'Usak (ouest). Mais vingt ans après l'ouverture d'une mine d'or, à une trentaine de kilomètres, toutes sont taries.
"Avant, il suffisait de forer à 60 mètres pour trouver de l'eau. Aujourd'hui, même à 400 mètres, il n'y a plus rien. La mine a épuisé notre eau", déplore Ugur Sumer, habitant et défenseur de l'environnement.
Le nombre de permis de forage et de mine concernant plusieurs minéraux ou matériaux, notamment l'or et le charbon, s'est envolé en Turquie depuis qu'une loi, adoptée en juillet dernier, facilite les procédures. Leur nombre a atteint 410.000 en 2025.
Alors que la Turquie accueillera la COP31 en novembre, cet essor met en péril les ressources en eau et l'économie des zones rurales, dénoncent experts et défenseurs de l'environnement.
"Je suis convaincu que la nouvelle loi accélérera l'arrivée d'investissements étrangers en Turquie", affirmait en mars le ministre turc de l'Energie, Alparslan Bayraktar, lors d'une visite au Canada où il a rencontré les responsables de la mine d'or Tuprag à Usak, détenue par la société canadienne Eldorado Gold.
La Turquie entend porter sa production d'or, actuellement de 28 tonnes, à 100 tonnes par an, "sans compromettre la santé humaine et l'environnement " afin de figurer " parmi les cinq premiers mondiaux en matière de terres rares ", avait affirmé auparavant le ministre.
L'extraction de certains métaux comme l'or implique cependant l'usage combiné de grandes quantités d'eau et de cyanure, provoquant d'importants risques de pollution et pour la santé.
"En 2006, près de deux mille habitants ont été pris de vertiges, de troubles visuels et de nausées après une pluie à Guney. Des analyses ont révélé la présence de cyanure dans leur sang", raconte Ugur Sumer.
"La pollution tue aussi l'élevage des bêtes et la culture des raisins, autrefois au coeur de l'économie locale. On se demande: comment va-t-on survivre?", s'indigne-t-il.
Les mines exploitées ont capté à elles seules 5,8% des 20,3 milliards de m3 d'eau prélevés en Turquie sur l'année 2024, selon les données officielles, soit quatre fois plus qu'en 2016.
"Nos pâturages ont été interdits d'accès à cause du projet de sondage de la mine d'or. Que faire si nous ne pouvons plus élever de bétail? Devons-nous abandonner nos terres et partir?", déplore Nuriye Dilek, éleveuse sur le plateau d'Aybasti dans la province d'Ordu, dans le nord-est du pays, où les villageois se sont mobilisés contre un projet de mine d'or.
L'agriculture et l'élevage sont les principales sources de revenu pour les habitants de la région, connue surtout pour ses noisettes exportées dans le monde entier.
"Une fois que la mine d'or sera ouverte, on ne pourra plus cultiver de noisettes ici", s'inquiète Omer Aydin, producteur et exportateur de noisettes à Ordu.
"L'or véritable n'est pas dans le sous-sol mais dans les noisettes de ce pays. Nous entendons que 80% des terres d'Ordu ont été ouvertes à l'exploitation minière. Cette situation nous inquiète énormément", confie-t-il.
Le "centre de lutte contre la désinformation" de la présidence turque a toutefois affirmé en avril que "la surface totale des mines en activité ne couvre pas plus de 0,18%" de la superficie du pays.
- "Inaction" -
Les investissements dans le secteur minier sont privilégiés et le coût de la pollution comme les risques pesant sur l'économie locale ignorés, s'insurge Ozer Akdemir, qui étudie les mobilisations en faveur de l'environnement.
"Les exploitations minières entraînent une consommation excessive d'eau et de produits chimiques. L'eau n'est pas seulement exploitée, elle est aussi polluée", confirme l'hydrologue Erol Kesici.
"La Turquie est confrontée à une grave sécheresse hydrique: lacs, cours d'eau et nappes phréatiques sont à sec en conséquence directe d'une gestion défaillante de l'eau", dénonce-t-il.
L'hydrologue affirme avoir récemment quitté le Conseil national de l'eau, organisme public chargé d'élaborer les politiques d'eau en Turquie, en raison de son "inaction".
"Lorsqu'on rase les montagnes pour y creuser des mines, des îlots de chaleur se forment, réduisant les précipitations et par conséquent, le niveau des nappes phréatiques. Comment peut-on accorder autant de permis aux mines? La Turquie est victime de surexploitation", s'émeut-il.
Pour Arif Ali Cangi, avocat et défenseur de l'environnement, la loi adoptée en juillet 2025, qui ouvre forêts et terres agricoles aux exploitations minières, a aggravé la situation.
"Les procédures d'évaluation d'impact environnemental et autres mécanismes de contrôle sont devenus totalement inefficaces", dénonce-t-il.
La nationalisation immédiate des terres ouvertes à l'exploitation minière vise à tuer dans l'oeuf les contestations qui s'étendent en Turquie, poursuit l'avocat des villageois d'Ikizkoy, à Mugla (sud-ouest), qui se sont dressés pour protéger leurs oliviers menacés par une mine de charbon.
L.Hussein--SF-PST