-
Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite
-
L'Iran et les Etats-Unis en pourparlers à Oman, sous la menace américaine
-
L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"
-
L'Iran et les Etats-Unis ont entamé des pourparlers à Oman
-
Bangladesh: l'islamiste Shafiqur Rahman à l'assaut du pouvoir
-
Bad Bunny promet de mettre Porto Rico à l'honneur pour le concert du Super Bowl
-
Les feux de forêt, la "nouvelle norme" en Patagonie, selon un expert
-
Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif
-
A la frontière, Narva l'estonienne, sa minorité russophone et la menace russe
-
Stellantis passe des charges colossales après avoir pris du retard dans l'électrique
-
JO-2026/ski alpin: Odermatt rêve d'or en descente pour lancer ses Jeux
-
La fin de l'ISS, symbole d'une ère de coopération internationale
-
Eclairage public et insécurité, un lien plus complexe qu'il n'y paraît
-
Toyota change de PDG et relève ses prévisions, ventes solides malgré les droits de douane
-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
A Islamabad, béton et infrastructures militaires grignotent le paysage urbain
-
Avec une barge électrique, le Rhône se prépare pour devenir une autoroute fluviale décarbonée
-
Dans un petit village du Groenland, "vivre normalement" et faire fi de la pression américaine
-
Coup d'envoi des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Dans la forêt finlandaise, l'armée réapprend à poser des mines
-
NBA: Wembanyama porte San Antonio contre Dallas, premiers pas de Yabusele avec Chicago
-
L'Arménie aux prises avec la désinformation russe avant les législatives
-
JO-2026/Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry à l'assaut de l'or, Malinin seul au monde
-
Turquie: à la frontière iranienne, Fevzi rêve de changer de voisin
-
Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA
-
Avec l'ouverture de consulats, France et Canada marquent leur soutien au Groenland
-
Les Japonais attendus aux urnes, Trump soutient la Première ministre en quête de majorité
-
L'Italie ouvre des JO d'hiver dispersés sous la pression du climat
-
Cuba se dit "prêt au dialogue", les Etats-Unis affirment que des discussions sont en cours
-
XV de France: "une des performances les plus justes offensivement depuis très longtemps" (Galthié)
-
JO-2026: Derniers préparatifs avant le feu d'artifice de la cérémonie d'ouverture
-
Epstein: Lang convoqué au Quai d'Orsay, l'Elysée lui demande de protéger l'Institut du monde arabe
-
L'ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland rattrapé par l'affaire Epstein
-
XV de France: Jalibert saisit l'ouverture en bleu
-
Six nations: le XV de France ouvre le Tournoi en corrigeant l'Irlande
-
Le Venezuela avance vers une loi d'amnistie historique après 27 ans de pouvoir socialiste
-
Jeux vidéos, IA, algorithmes et ingérences: Macron dévoile de nouvelles pistes de régulation
-
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
-
Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
-
Désarmement nucléaire: Trump réclame un traité "modernisé" avec la Russie
-
En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein
-
L'Assemblée adopte une loi pour préparer l'avenir des barrages hydroélectriques
-
Shein: en appel, l'Etat français demande la suspension de la seule marketplace et non du site total
-
Selon Elon Musk, "l'argent ne fait pas le bonheur"
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
JO-2024: à Paris, des pionniers profitent déjà de la baignade en Seine
Ils se jettent dans la Seine avec délectation, alors qu'elle est encore interdite à la baignade: un an avant les Jeux olympiques de Paris, qui doit inaugurer les retrouvailles entre cette pratique et le fleuve, un groupe de nageurs pionniers ne craint ni la patrouille, ni la pollution.
"J'ai hâte de nager dans la Seine! C'est autre chose qu'une piscine..." Un grand nombre de Parisiens écarquillerait les yeux à entendre Céline Debunne, 47 ans, s'enthousiasmer à l'idée de plonger d'une péniche de l'Île-Saint-Denis.
Car cette banlieue de Seine-Saint-Denis, au nord, est située en aval de la capitale, sur un méandre d'un fleuve à l'image contrastée.
"La Seine a très mauvaise presse, comme tous les fleuves de couleur foncée. La couleur ne fera jamais rêver", commente Louis Pèlerin, un nageur de 44 ans.
"Les gens disent: +Tu es fou, tu vas avoir des boutons!+", résume Tanguy Lhomme, qui accueille les nageurs sur sa péniche en ce premier dimanche de juillet. "Résultat, ils traitent la Seine comme un égout", déplore-t-il.
Quand il a opté pour cet habitat fluvial, en 2017, "il était hors de question que je me mette dedans. Mais mon rapport (à la Seine) a énormément évolué depuis", retrace ce père de deux enfants.
A 20h00 ce soir-là, une vingtaine de nageurs se jettent à l'eau pour une sortie d'une heure, soit 2 km parcourus sur un bras ni trouble, ni limpide, déserté par la circulation fluviale et aux rives plutôt bucoliques.
A 25 degrés, la température de l'eau "est limite pour des Ourcq polaires", s'amuse Josué Remoué, un pilier de ce groupe de nageurs en eau libre qui se plaît dans l'eau froide et a pris ses quartiers à Pantin, sur le canal de l'Ourcq, toujours dans le nord de Paris.
- "Tolérés" -
Hiver comme été, canal ou fleuve, la baignade est pourtant interdite à Paris comme dans sa proche banlieue. Mais les Ourcq polaires n'ont "jamais eu d'amende en cinq ans" et n'ont été sortis qu'une seule fois de l'eau par la police, assure Laurent Sitbon, un autre habitué.
Outre le port obligatoire d'une bouée gonflable et les sorties groupées, la présence de surveillants explique que ces nageurs en eau libre soient "tolérés", avance cet habitant de Créteil de 58 ans, ingénieur de formation.
La préfecture de police n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP quant à l'application de l'arrêté historique de 1923 qui interdit la baignade dans le fleuve.
"Ce n'est pas la pollution mais le contrôle des mœurs qui en est à l'origine", affirme Benoît Hachet, sociologue à l'EHESS et autre nageur du groupe.
"La pollution, c'est toujours un grand prétexte et souvent un grand mensonge", abonde Sibylle van der Walt, autre sociologue venue de Metz où elle milite pour l'ouverture de lieux de baignade en eau vive.
Mais "alors que dans les pays nordiques, on se baigne à son propre risque, en France le maire est responsable", d'où la frilosité des élus locaux, estime cette Allemande de 53 ans.
Trente ans après la promesse - jamais tenue - du maire de l'époque Jacques Chirac de se baigner dans la Seine, la perspective des Jeux olympiques de 2024 a fait bouger les choses à Paris.
L'Etat et les collectivités locales ont investi 1,4 milliard d'euros pour permettre l'organisation des épreuves de nage en eau libre et de triathlon dans le fleuve et, au-delà, l'ouverture de sites pérennes pour le grand public en Ile-de-France, prévue dès 2025.
A côté de cet élan politique qui permet d'aller "plus vite", les Ourcq polaires sont des "pionniers", estime Laurent Sitbon. "On n'était que quelques-uns en 2017. On a le sentiment d'avoir un peu ouvert une voie."
Pour Benoît Hachet, "plus que les JO, c'est le réchauffement climatique" qui doit faire évoluer la "question juridique". "Dans dix ans, il fera 40 degrés. Les gens iront dans l'eau, qu'on leur interdise ou pas."
Y.AlMasri--SF-PST