-
L'Allemand Commerzbank met en garde ses actionnaires contre l'offre de l'Italien UniCredit
-
2027: si LFI arrive au pouvoir, elle fera voter rapidement une "loi anticoncentration" des médias
-
Des objets ayant appartenu à l'acteur Matthew Perry mis aux enchères
-
Mise sous pression par Trump, l'UE trouve un accord sur les droits de douane
-
Auditionné, Moulin promet d'être "un homme libre" à la tête de la Banque de France
-
Avec SpaceX, Elon Musk met un autre joyau de son empire en Bourse
-
Pluies diluviennes en Chine: le bilan grimpe à 22 morts et 20 disparus
-
Prêt à Kiev: l'UE va débloquer "mi-juin" une première aide budgétaire de 3,2 milliards d'euros
-
La loi américaine contre les deepfakes pornos entre en vigueur
-
Aux Etats-Unis, un mécontentement croissant face à la montée de l'IA
-
Stellantis veut ouvrir son usine de Rennes au chinois Dongfeng
-
En Ukraine, les amoureux des oiseaux observent une hécatombe
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre hausse des taux et Nvidia
-
Entre Brésil et Australie, l'exceptionnelle odyssée de deux baleines
-
Corée du Sud: ultimes négociations pour éviter une grève géante à Samsung
-
"On se dispute pour un poulet" : La Paz asphyxiée par les barrages routiers
-
En Cisjordanie, lancer des pierres sur des soldats israéliens, et mourir à 15 ans
-
En Malaisie, passerelles aériennes et mobilisation pour un singe menacé
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations sino-russes malgré les crises
-
Risques de pandémie: Ebola et l'hantavirus montrent que le monde demeure mal préparé, selon une experte
-
Verdict contre un ex-agent du renseignement autrichien accusé d'espionnage pour la Russie
-
L'UE prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
L'Australie recrute son prochain chien sauveteur de koalas
-
Play-offs NBA: les Knicks renversants, les Cavaliers s'effondrent pour débuter la finale à l'Est
-
Pékin annonce des pourparlers avec Washington pour réduire leurs droits de douane
-
Le président de Taïwan affirme que des "forces étrangères" ne peuvent pas choisir l'avenir de l'île
-
Ligue Europa: le quintuplé dans le viseur d'Unai Emery
-
Indonésie: Prabowo annonce un encadrement des exportations de charbon et d'huile de palme
-
Corée du Sud: grève à Samsung à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Xi et Poutine affirment le caractère "inébranlable" des relations malgré les crises
-
Corée du Sud: grève à Samsung Electronics à partir de jeudi, au risque de bousculer l'économie
-
Moment de vérité pour Emmanuel Moulin, auditionné par le Parlement pour la Banque de France
-
Elections en Nouvelle-Calédonie: le texte poursuit sa course à l'Assemblée
-
Pressée par Trump, l'UE parvient à un accord sur les droits de douane
-
Avec la défaite du député Massie, Trump confirme sa mainmise sur le Parti républicain
-
Angleterre: Mikel Arteta, le rebâtisseur des Gunners
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur les marchés obligataires
-
Foot: Arsenal roi d'Angleterre après 22 ans d'attente
-
Le ministre américain de la Justice défend le fonds destiné aux alliés de Trump poursuivis en justice
-
Wall Street termine en baisse, minée par l'envolée du coût de la dette américaine
-
Hantavirus : autour d'Ushuaïa indifférente, la chasse au rat et à l'insaisissable virus
-
Le projet de loi d'urgence agricole a débuté son marathon dans l'hémicycle
-
Google promet un moteur de recherche qui agit pour vous
-
Violences sexuelles: des concerts de Patrick Bruel prévus en décembre annulés au Québec
-
Soupçon de détournement de fonds publics: Edouard Philippe sous la loupe d'un juge
-
Capture de rongeurs en Terre de Feu pour trouver un éventuel porteur d'hantavirus
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Pour le gouvernement américain, Anthropic risquait de "mettre en danger la vie de soldats"
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire français pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
L'Assemblée approuve 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées
Aux Etats-Unis, la désinformation autour d'un supposé traitement anti-avortement
Depuis la volte-face historique de la Cour suprême sur l'avortement il y a un an, la désinformation fait tâche d'huile aux Etats-Unis sur question de l'IVG, certains militants anti-avortement faisant l'éloge d'un supposé traitement qui permettrait, selon eux, d'inverser les effets d'une pilule abortive.
Des experts médicaux avertissent pourtant des risques de ce pseudo-traitement, potentiellement fatal.
Dit d'"inversion", il comprend la prise de progestérone pour les femmes enceintes qui changent d'avis après avoir pris la pilule abortive mifépristone.
"L'inversion (des effets) de la pilule abortive peut aider à faire marche arrière", peut-on lire sur le site de l'APRN, un organisme anti-avortement qui loue par ce supposé traitement "une seconde chance à la vie, juste à temps".
Le site de l'APRN fait mention d'"exemples de réussite" ne pouvant être authentifiés, avec des témoignages émus de femmes ayant appelé le numéro spécial de l'organisme et choisi cette "inversion", permettant ainsi de sauver leur foetus.
Mais l'APRN ne mentionne pas l'avertissement du Collège américain de gynécologie et d'obstétrique (ACOG), une association professionnelle de spécialistes, qui estime ce traitement "sans fondement scientifique" et "contraire à l'éthique".
En 2019, des essais médicaux avaient été menés par une équipe de chercheurs de l'université de Californie à Davis afin d'examiner la potentielle efficacité de ce traitement d'"inversion". Les essais avaient dû être interrompus prématurément après de graves hémorragies internes chez certaines participantes.
- "Potentiellement nuire" -
"Les exemples anecdotiques de réussite ne mentionnent généralement pas qu'il n'existe aucune preuve médicale fiable affirmant que la prise de progestérone pour inverser les effets de la mifépristone accroît les chances d'une poursuite de la grossesse", explique à l'AFP Anicka Slachta, experte à l'observatoire sur la désinformation NewsGuard.
"Omettre ce contexte et présenter (la procédure) d'+inversion+ des effets de la pilule abortive comme sûre et efficace peut potentiellement nuire", estime-t-elle.
Sollicité par l'AFP afin de transmettre certaines données étayant ces propos, l'APRN a dans un premier temps répondu, par la voix d'une responsable de la communication d'Heartbeat International, un groupe anti-avortement qui soutient le réseau.
Mais après avoir demandé ce que l'AFP comptait mettre en avant dans son article, cette responsable a cessé les échanges.
Une chercheuse américaine spécialiste de la désinformation de santé a appelé le numéro spécial de l'APRN, prétendant être une femme enceinte. Son interlocuteur lui a dit que l'organisme avait réussi à sauver 4.000 enfants à travers le traitement d'"inversion", citant un taux de réussite de 64 à 68%, un chiffre également présent sur le site de l'APRN.
Cette chercheuse, qui a souhaité garder l'anonymat par crainte de harcèlement en ligne, a partagé les fichiers audio de la conversation avec l'AFP.
Lorsqu'elle a déclaré lors de son appel au numéro spécial que l'ACOG ne considérait pas le traitement comme sûr, il lui a été répondu qu'on ne pouvait pas faire confiance à cette organisation "très pro-avortement", ce qui les rend "biaisés".
- Explosion de la désinformation -
Dans un rapport paru la semaine dernière, le Centre de lutte contre la haine en ligne (CCDH) a affirmé que des milliers de "fausses cliniques" à travers les Etats-Unis avaient dépensé plus de dix millions de dollars en publicités sur le moteur de recherche Google ces deux dernières années, dans le but d'empêcher les personnes "déterminées à avorter" d'accéder aux soins.
Beaucoup d'entre elles, souligne le rapport, faisaient la promotion de cette procédure d'"inversion".
Selon les observations du Laboratoire de la santé en ligne de l'ONG Meedan, dans les mois qui ont suivi la fin de la garantie constitutionnelle des Américaines à avorter, le sujet de l'"inversion" des effets des pilules abortives était parmi ceux ayant vu une explosion de la désinformation autour de l'avortement.
"Ce n'est pas le fait que quelqu'un puisse changer d'avis par soi-même sur le fait d'avorter qui est dangereux", estime auprès de l'AFP Jenna Sherman, une responsable de Meedan.
Ce qui l'est, dit-elle, "c'est de promouvoir un traitement non vérifié et potentiellement fatal afin d'être anti-avortement à tout prix, plutôt que de soutenir (le droit à) l'autonomie corporelle des personnes".
Z.AlNajjar--SF-PST