-
L'Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, refus de Trump selon le WSJ
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape plaide pour "vivre ensemble dans la dignité"
-
Protection des mineurs: après Meta, TikTok accepte de limiter le temps d'écran des adolescents
-
Commerce: les Etats-Unis et la Chine se sont donné du temps, mais l'heure tourne
-
Le Guatemala cherche à assurer la survie d'un poisson "fossile"
-
Au Pérou, une statue géante du pape Léon XIV prend forme
-
Canaux qui débordent et routes submergées: inondations catastrophiques à Bangkok
-
Quand El Niño s'invite à la table des grands chefs
-
Foot: avec Putellas, les London City Lionesses veulent installer leur modèle 100% féminin
-
Afrique du Sud: couteau et bombe lacrymo, nouveaux accessoires de joggeuses inquiètes
-
Visite du pape en France : le programme de samedi
-
Les Etats-Unis et la Chine ouvrent "un canal de communication" sur l'IA en fin de sommet
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape Léon XIV à la rencontre d'exilés
-
Un prodige japonais du eSport, âgé de 11 ans, décroche l'or aux Jeux asiatiques
-
Mondiaux de triathlon: Cassandre Beaugrand pour "finir en beauté"
-
Ligue des nations: les champions du monde espagnols repartent en chasse
-
Inondations: l'état de catastrophe déclaré dans toute la ville de Bangkok
-
Donald Trump refuse l'offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
A Paris, des foules attendues sur les Champs-Elysées pour la messe géante du pape
-
Brésil: Lula interdit les paris sportifs en ligne à quelques jours des élections
-
Les Etats-Unis inaugurent une journée en hommage à Dolly Parton
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus, coup dur pour Mbappé
-
Vie dure mais grands espoirs dans le berceau de l'exploitation pétrolière du Venezuela
-
Meurtre du rugbyman Aramburu: les deux tireurs condamnés à 19 et 26 ans de réclusion
-
Ligue des nations: pour les Bleus, une animation offensive cahin-caha
-
Le groupe U2 donne des concerts surprise à Dublin pour ses 50 ans
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus
-
Euro de volley: les Bleus rappuient sur la touche "Finale"
-
Espagne : la compagnie ferroviaire publique touchée par une cyberattaque
-
Ligue des nations: l'Italie passe à côté de son projet reconstruction contre la Belgique
-
Wall Street clôture en hausse, soutenue par le repli du pétrole
-
Trump a bien montré à Xi le chantier de la future salle de bal de la Maison Blanche
-
Grèce: 6 disparus après l'effondrement d'un immeuble dans le centre d'Athènes
-
Ligue des nations: Mbappé sort sur blessure en Turquie, juste après son but
-
La Californie inaugure une journée en hommage à Dolly Parton
-
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
-
Affaire Cambridge Analytica: Facebook a trompé ses utilisateurs, juge un jury du Nouveau-Mexique
-
La femme ayant accusé Jay-Z de viol dit avoir menti
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes à Kiev, Poutine peu enclin à des négociations
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, accueil de rock star au Stade de France pour Léon XIV
-
Sous le ciel immaculé de Paris, le "passage formidable" de la papamobile de Léon XIV
-
Trump et Xi concluent leur sommet devant les textes fondateurs de la démocratie américaine
-
Le nord-est des Etats-Unis se prépare à une tempête rare pour la saison
-
IA militaire: la justice américaine laisse le Pentagone écarter Anthropic
-
La Bourse de Paris moins optimiste que ses voisines
-
En Afghanistan, des taxis bravent l'interdiction d'écouter de la musique
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, une veillée au Stade de France pour Léon XIV
-
Cancer du poumon: arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès
-
F1: retour réussi d'Hadjar à Bakou, quatrième des qualifications
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats dans plusieurs localités, communications perturbées
Ouganda: inquiétude et indignation après la promulgation d'une loi "anti-homosexualité"
L'annonce de la promulgation d'une nouvelle loi prévoyant de lourdes peines pour les relations homosexuelles et la "promotion" de l'homosexualité en Ouganda suscite lundi indignation et inquiétude parmi les organisations de défense des droits humains et de santé.
La présidence ougandaise a annoncé que le chef de l'Etat, Yoweri Museveni, avait "approuvé" le texte qui "devient désormais la loi anti-homosexualité 2023".
La nouvelle a ravivé les craintes déclenchées en mars par le vote initial du projet de loi, qualifié alors par le chef du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH), Volker Türk, de "texte discriminatoire --probablement le pire au monde en son genre".
Le HCDH s'est dit lundi "consterné" de voir entrer en vigueur ce projet de loi "draconien et discriminatoire", "contraire à la Constitution et aux traités internationaux", qui ouvre la voie à "des violations systématiques des droits des personnes LGBT".
La directrice adjointe pour l'Afrique de l'ONG Human Rights Watch, Ashwanee Budoo-Scholtz, a dénoncé une "loi discriminatoire" et "un pas dans la mauvaise direction" dans une déclaration à l'AFP.
Le texte avait été amendé à la marge par les parlementaires, à la demande du président Museveni. Les élus avaient notamment précisé que le fait d'être homosexuel n'était pas un crime mais que seules les relations sexuelles entre personnes de même sexe l'étaient.
Dans ce pays d'Afrique de l'Est où l'homosexualité est illégale, les "actes d'homosexualité" sont passibles de prison à perpétuité depuis une loi datant de la colonisation britannique.
Mais les parlementaires ont maintenu une disposition faisant de "l'homosexualité aggravée" un crime capital, ce qui signifie que les récidivistes pourront être condamnés à mort. En Ouganda, la peine capitale n'est plus appliquée depuis des années.
- "Entrave" -
Une disposition sur la "promotion" de l'homosexualité inquiète les organisations de défense des droits des homosexuels.
Selon le texte, quiconque --particulier ou organisation-- "promeut sciemment l'homosexualité" encourt jusqu'à 20 ans de prison. S'il s'agit d'une organisation, elle risque dix ans d'interdiction.
"Nous nous sentons tellement, tellement, tellement inquiets. Cette loi va faire beaucoup de mal à la communauté LGBTQ ougandaise", a déclaré à l'AFP le directeur exécutif de Sexual Minorities Uganda, organisation de défense des droits des homosexuels dont les activités ont été suspendues par les autorités l'année dernière.
Il dit redouter "une justice populaire et des arrestations massives" et envisage, avec d'autres organisations, de la contester devant la justice.
Cette loi suscite également l'inquiétude des organisations humanitaires.
"Les progrès de l'Ouganda dans sa riposte au VIH sont désormais gravement compromis", ont affirmé dans un communiqué trois organisations humanitaires, dont le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l'agence humanitaire américaine USAID.
Le texte "entravera l'éducation sanitaire et la sensibilisation qui peuvent aider à mettre fin au Sida en tant que menace pour la santé publique", préviennent-elles.
Après le vote du 21 mars, les Etats-Unis et l'Union européenne avaient adopté un ton menaçant envers les autorités ougandaises.
La Maison Blanche avait mis en garde contre de potentielles "conséquences" économiques. Et dans une résolution le 20 avril, les eurodéputés avaient estimé que "les relations entre l'UE et l'Ouganda seront menacées si le président promulgue le projet de loi".
- "Restés fermes" -
Un député ougandais à l'initiative du texte a affirmé lundi s'attendre à des sanctions des pays occidentaux. "Ils vont couper des aides à l'Ouganda", a déclaré Asuman Basalirwa à la presse, estimant qu'il fallait trouver de nouveaux "partenaires de développement", notamment dans le monde arabe.
La présidente du Parlement, Anita Among, s'est félicitée de la promulgation du texte par M. Museveni, qui qualifie lui-même l'homosexualité de "déviance".
"En tant que Parlement ougandais, nous avons tenu compte des préoccupations de notre peuple et légiféré pour protéger le caractère sacré de la famille (...) Nous sommes restés fermes pour défendre la culture, les valeurs et les aspirations de notre peuple", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Cette loi bénéficie d'un large soutien populaire et les réactions d'opposition ont été rares dans ce pays dirigé d'une main de fer depuis 1986 par Yoweri Museveni.
L'homophobie est répandue en Ouganda, comme dans le reste de l'Afrique de l'Est.
S'il n'y a pas eu de poursuites récentes pour des actes homosexuels, harcèlement et intimidations sont le quotidien des homosexuels en Ouganda, où s'est développé un christianisme évangélique véhément à l'égard du mouvement LGBT+.
Q.Bulbul--SF-PST