-
La Paris Games Week se recentre sur le jeu vidéo dans un secteur en plein bouleversement
-
Un huitième cas d'Ebola au Kenya
-
"Clown", "corrompu" : Lula et Flavio Bolsonaro s'écharpent lors de leur premier débat
-
L'épisode actuel d'El Niño est-il à un record? Tout dépend de ce qui est calculé
-
Kenya : verdict dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé 191 fidèles
-
En Alberta, un scrutin test pour l'unité du Canada
-
La COP17 sur la biodiversité s'ouvre avec un mot d'ordre : il faut en faire plus
-
Ukraine : Zelensky de nouveau attaqué par Trump malgré des contacts avec ses émissaires
-
Trump adoube Netanyahu avant des législatives décisives en Israël
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump, qui le critique à nouveau
-
Espagne: porté par Mbappé, le Real reste au contact du Barça avant le Clasico
-
Ligue 1 : vainqueur de Nice dans la souffrance, Lyon prend la tête
-
Italie : la Lazio revient en tête et enfonce la Juventus
-
Violences en France : pas de remise en cause du match de NFL prévu à Paris (Ligue)
-
Tennis de table : Félix Lebrun, nouveau roi d'Europe
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump pour apaiser les tensions avec Washington
-
Conflit avec les Houthis: de nouvelles frappes font neuf morts au Yémen, six blessés en Arabie
-
Premier recours climatique contre l’État italien: un tribunal doit se prononcer
-
Nouveaux heurts à Paris et Lyon, Macron prend la parole
-
Le Japon à l'assaut des lunes de Mars, avec une présence française à bord
-
Au Verdon, la mégaferme terrestre à saumons c'est "NON" pour une foule d'opposants
-
Champions Cup : le Stade toulousain miraculé contre Exeter
-
En Chine, l'essor du luxe d'occasion bouscule les marques occidentales
-
FC Barcelone: Koundé et Eric Garcia forfaits contre le PSG en Ligue des champions
-
Un "choc" : face à l'IA, la complexe équation des mathématiciens
-
La France en quête d'explications face au chaos, nouvelles tensions à Paris
-
Tennis : à 25 ans, Chwalinska ouvre son palmarès en fanfare
-
L1 : Marseille se donne de l'air à Angers
-
Ryad vit au ralenti face aux attaques houthies et déplore la mort de deux pilotes
-
Brésil: premier débat entre Lula et Bolsonaro, une semaine avant le second tour
-
"C'est la famille" : au Liban, l'angoisse d'habitants avant le départ de la Finul
-
A Kiev, sous les drones russes, une journée ordinaire dans une vie qui ne l’est plus
-
Le Vietnam signe un accord de libre-échange avec quatre pays européens
-
Exosens affûte sa vue face aux drones et vise les microréacteurs nucléaires américains
-
Albanie : sixième jour de manifestations à Tirana, Rama refuse de démissionner
-
Sur la côte géorgienne de la mer Noire, des rapaces pris pour cible
-
Fumées toxiques en Asie du Sud-Est : bond des ventes de bonbonnes d'oxygène et purificateurs d'air
-
Tennis: Davidovich s'offre à Shanghai son premier Masters 1000
-
Violences en France : à l'étranger, la sidération avant la présidentielle
-
Le pape s'adresse à la foule au Vatican pour la première fois depuis son opération
-
Ligue 1: l'OM attend le vrai Paixao
-
Champions Cup : Menoncello, le roc de Trévise à l'heure toulousaine
-
L'Arabie saoudite vit au ralenti face aux attaques houthies, deux pilotes tués
-
La France entre spectacle de désolation et critiques du maintien de l'ordre
-
Russie-Ukraine: nouvelles frappes croisées sur le système énergétique
-
منتدى دبي لإدارة المشاريع يختار «من الرؤية إلى الإنجاز» شعاراً لدورته الـ12
-
انطلاق الدورة السابعة من «صناع الأمل» ومليون درهم للفائز
-
غزة تحيي الذكرى الثالثة لانفجار المستشفى الأهلي المعمداني
-
استمرار إغلاق معبر رفح يعطل سفر مرضى وجرحى من قطاع غزة
-
أكثر من 53 ألف خدمة إغاثية نفذتها التنمية الاجتماعية في غزة خلال سبتمبر
Ukraine: au bord du Dniepr à Kherson, réserve d'eau et réseau mobile russe
Il faut descendre des marches, se rendre sur un ponton et se pencher périlleusement. Privés d'eau depuis plusieurs jours, des habitants de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, vont désormais en puiser dans le fleuve Dniepr qui borde la ville.
Avant leur retrait vendredi dernier de la ville qu'ils occupaient depuis huit mois, les forces russes ont détruit plusieurs infrastructures énergétiques.
Si l'armée ukrainienne a repris Kherson, bâtie sur la rive droite (occidentale) du large cours d'eau, la rive gauche, elle, est toujours sous contrôle des Russes.
"Il y a une semaine, le système d'approvisionnement en eau a été endommagé. Et depuis, nous n'avons plus d'électricité et plus d'eau, alors nous prenons de l'eau ici pour nos besoins sanitaires", explique Tatiana, venue à pied avec sa fille et son petit garçon.
De leur chariot à roulettes, ils sortent plusieurs grosses bouteilles en plastique qu'ils vont remplir avec l'eau du fleuve, très légèrement jaunâtre.
Le ponton en béton est un peu en hauteur. Il faut se mettre à genoux pour atteindre la surface du fleuve avec la main. L'exercice est difficile, notamment pour des personnes âgées.
Pour remplir les récipients, certains utilisent un sceau, un entonnoir, une tasse en plastique ou encore un pot à lait tenu par une ficelle.
"Cela fait déjà cinq jours sans eau et une semaine sans électricité. Je savais que cela pouvait arriver. Alors j'ai fait une réserve d'eau", dit Olga Genkulova, 41 ans, qui vient de terminer sa corvée et de charger ses bouteilles dans le coffre de sa voiture.
Sur le parking devant le ponton, les va-et-vient sont incessants.
Un homme charge une dizaine de grosses bonbonnes dans sa camionnette. Il tient un café-bar et en donnera aussi à des voisins.
Pour l'eau potable, la ville a mis à disposition des réservoirs, et on peut encore en trouver dans le commerce.
Connue pour ses chantiers navals, Kherson (280.000 habitants avant la guerre) dispose d'un port fluvial et d'une autre de commerce.
- Pont détruit -
Un cargo est amarré près du ponton où l'on remplit les bouteilles. Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, le trafic maritime a été arrêté sur le Dniepr, qui se jette dans la mer Noire.
Un peu plus en amont, sur la place de la Flamme éternelle, monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale qui donne sur le fleuve, des dizaines de personnes ont les yeux rivés sur leur téléphone portable.
Peu après la capture en mars de Kherson par Moscou, les Russes ont coupé son réseau téléphonique.
Mais près du grand monument, qui domine les eaux calmes du Dniepr et toute sa rive gauche en face, il est possible de capter des réseaux mobiles russes. Ces derniers ne portent pas de noms mais des numéros: 2494 et 2596.
Vita Morzhiveska, 55 ans, a le téléphone à l'oreille et ne cesse de parler. A côté d'elle, son mari écoute la conversation, qui dure une quinzaine de minutes. A l'autre bout du fil, leurs enfants.
"Ils sont en Crimée", la péninsule annexée en 2014 par Moscou, explique la femme.
"Ils sont partis au début de la guerre, en avril (...) Ils voulaient revenir en août mais ils n'ont pas réussi. Ils étaient sur le point de traverser le pont Antonov mais le pont a été détruit. Ils ont failli être touchés eux-mêmes", ajoute-t-elle.
Le pont Antonov enjambe le Dniepr dans les faubourgs Nord-Est de la ville.
Touché par des roquettes ukrainiennes quand il était sous contrôle des Russes, ces derniers ont fait sauter à l'explosif une partie de l'ouvrage côté rive droite, juste avant de se retirer complètement de la zone.
Le pont, le dernier avant la mer Noire, menait à la localité d'Olechky, à 5 kilomètres, toujours occupée par les Russes.
Lundi dans l'après-midi, un panache de fumée noire était visible vers cette ville.
Probablement le résultat de tirs d'artillerie ukrainienne, régulièrement entendus autour de Kherson et visant les positions russes.
A.AbuSaada--SF-PST