-
Corée du Sud: des victimes de harcèlement au travail se battent pour leurs droits
-
Les Japonais Riku Miura et Ryuichi Kihara, héros du patinage artistique olympique, sont fiancés
-
Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte
-
Harry, ou le difficile retour au pays d'un prince
-
Un "Superman" adolescent engagé dans la lutte contre les incendies en Indonésie
-
Italie: l'AC Milan et la Juventus Turin, monuments en péril
-
Athlétisme: à Chorzow, Ingebrigtsen de retour sur 1.500 m
-
L1: entre déplacements et chocs, le PSG sous pression d'entrée
-
Suède: manifestation d'ampleur pour le climat avant les élections
-
L'Iran dit considérer comme un "ennemi" tout pays participant à la "guerre économique" de Washington
-
Le marathon de Sydney dévoile une médaille... avec le mauvais stade
-
WTA 1000 de Cincinnati: Gauff rejoint Pegula en finale
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Fils fuse en finale, où l'attend Tiafoe
-
Droits de douane: le Canada riposte, les Etats-Unis menacent de surenchérir
-
WTA 1000 de Cincinnati: Pegula repousse la tenante du titre Swiatek et grimpe en finale
-
Allemagne: buteur et passeur décisif, Michael Olise offre la Supercoupe au Bayern
-
Masters 1000 de Cincinnati: le Français Arthur Fils fuse en finale
-
Italie: l'Inter Milan part fort, Naples prend son temps
-
Ligue 1: débuts en fanfare pour Lens, la bonne opération pour Lyon
-
Tour d'Espagne: Pogacar remporte le contre-la-montre à Monaco et revêt déjà le maillot rouge
-
Treize morts en Ukraine et en Russie dans de nouvelles frappes
-
Ligue 1: Thauvin frappe encore et Lens réussit ses débuts face à Auxerre
-
Droits de douane: le Canada prend des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis
-
Attaque à l'épée en Suède: la police tente d'élucider le mobile
-
Rugby: quand les Bleues innovent avec un stage spécial "cinq de devant"
-
La forêt de Fontainebleau rouvre, les grimpeurs renouent avec leurs "bonnes vieilles habitudes"
-
Aux abords de Kinshasa, stopper Ebola sur le fleuve Congo
-
Un navire sud-coréen part vers l'Europe par la route maritime de l'Arctique
-
F1/GP des Pays-Bas: Russell enlève le sprint et Mercedes creuse l'écart au Championnat
-
Attaque à l'épée en Suède: la personne décédée est une élève de 17 ans
-
L'Indonésie va déployer des centaines de soldats pour lutter contre les incendies à Bornéo
-
F1: dernier tour de piste à Zandvoort sous une marée humaine orange
-
Quatre morts en Ukraine et trois en Russie après de nouvelles frappes
-
Mondiaux de badminton: Alex Lanier, premier Français en finale du simple messieurs
-
Nigeria : des dizaines de civils tués et enlevés par des jihadistes dans le centre du pays
-
La Corée du Nord accuse le Japon de préparer une "guerre d'agression"
-
Dans les marais d'Harchies, conflit de voisinage franco-belge autour de la chasse au gibier d'eau
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras a du plomb dans l'aile
-
Nucléaire: feu vert aux travaux préparatoires des futurs réacteurs EPR2 à Gravelines
-
"Emily in Mykonos": la jet-set et Hollywood vendent le tourisme grec aux Américains
-
Aux Etats-Unis, des terres rares extraites d'anciennes mines de charbon
-
Une voie ferrée ne menant nulle part : symbole des efforts solitaires de réconciliation de Séoul
-
Des mines du Maroc aux champs européens, le défi d'engrais moins chargés en cadmium
-
Au Soudan, le phénomène El Niño assèche les rives du Nil et menace les cultures
-
Au nom de l'érosion côtière, des restaurateurs sommés de rendre les clés
-
Tour d'Espagne: Bisiaux, Roglic, Van Aert... cinq coureurs à suivre
-
Faute d'accord, le Canada subit de nouveaux droits de douane américains punitifs
-
Pérou: évacuation de plus de 600 personnes sur un axe routier bloqué depuis cinq jours
-
Un navire sud-coréen sur le départ pour la route maritime de l'Arctique
-
L'heure tourne mais toujours pas d'accord commercial entre les Etats-Unis et le Canada
L'armée ukrainienne entre dans Kherson après le retrait russe
L'armée ukrainienne a annoncé vendredi être entrée dans Kherson (sud) après le retrait des forces russes, nouveau revers cinglant pour Moscou après bientôt neuf mois de campagne militaire en Ukraine.
"Kherson retourne sous le contrôle de l'Ukraine, des unités des forces armées ukrainiennes entrent dans la ville", a indiqué sur Facebook le ministère ukrainien de la Défense, en appelant les militaires russes restant sur place à "se rendre immédiatement".
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a salué "une victoire importante" pour Kiev, plus de huit mois après le début de l'invasion russe du pays. La ville de Kherson avait été occupée dès la mi-mars par l'armée du Kremlin.
Ce repli est le troisième d'ampleur depuis le début de l'invasion le 24 février, la Russie ayant renoncé au printemps à prendre Kiev, avant d'être défaite dans le nord-est en septembre, abandonnant la quasi-totalité de la région de Kharkiv.
M. Kouleba a diffusé sur son compte une vidéo montrant, selon lui, des résidents de la localité de Bilozerka, à quelques kilomètres de la ville de Kherson, en train d'arracher un gigantesque poster proclamant "la Russie est là pour toujours".
Le Parlement ukrainien, la Verkhovna Rada, a relayé de son côté sur Telegram des photos de civils brandissant des drapeaux ukrainiens à Kherson.
Plus tôt vendredi, le ministère russe de la Défense avait pour sa part annoncé avoir achevé à 05H00 de Moscou (02H00 GMT) "le redéploiement" de ses unités de la rive droite (occidentale) du fleuve Dniepr, où se trouve Kherson, vers celle de gauche, assurant n'avoir subi aucune perte, ni abandonné de matériel militaire.
Ce repli a tout du camouflet, Vladimir Poutine ayant revendiqué fin septembre, lors d'une cérémonie en grande pompe au Kremlin, l'annexion de quatre régions ukrainiennes, dont celle de Kherson.
Le président russe avait prévenu qu'il défendrait "par tous les moyens" ce qu'il considère comme des territoires russes, brandissant à demi-mot la menace d'un recours à l'arme nucléaire.
Mais confrontée à une contre-offensive ukrainienne lancée à la fin de l'été, l'armée russe avait annoncé mercredi qu'elle allait abandonner la partie nord de la région de Kherson, pour consolider ses positions de l'autre côté du Dniepr, une barrière naturelle.
En dépit de cette retraite, la zone reste "un sujet de la Fédération de Russie", a néanmoins estimé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
- Aucun regret russe -
"Il ne peut y avoir aucun changement", a-t-il ajouté dans le premier commentaire de la présidence russe sur ce repli.
M. Peskov a ajouté que le Kremlin "ne regrette pas" sa cérémonie d'annexion de septembre.
La décision de se retirer d'une partie du sud ukrainien est d'autant plus remarquable que Vladimir Poutine avait ordonné le 21 septembre la mobilisation de quelque 300.000 réservistes pour consolider justement les lignes russes en difficulté.
L'agence de presse d'Etat Ria Novosti a diffusé des images filmées de nuit de véhicules militaires russes quittant Kherson, indiquant qu'ils empruntaient le pont Antonivsky enjambant le fleuve Dniepr.
Plusieurs correspondants russes ont indiqué ensuite, images à l'appui, qu'une partie du viaduc avait été détruite.
L'Ukraine a pilonné des semaines durant ce pont, le principal de la cité de Kherson, sans pour autant le détruire, pour le rendre difficile à emprunter, coupant ainsi les lignes d'approvisionnements russes et forçant Moscou à décider du repli.
L'Ukraine avait revendiqué jeudi une douzaine de localités reprises dans la région, mais ses dirigeants, Volodymyr Zelensky en tête, s'étaient montrés ces deux derniers jours très prudents quant au repli russe, craignant une feinte.
- Réponse cynique -
La Russie a en outre continué de mener des frappes à travers l'Ukraine, dont une partie de l'infrastructure énergétique a été détruite ces dernières semaines, entraînant des coupures d'électricité dans une large partie du pays, notamment à Kiev, la capitale.
Une frappe a encore visé, dans la nuit de jeudi à vendredi, Mykolaïv, cité du sud ukrainien à une centaine de kilomètres de Kherson.
Un immeuble d'habitation de cinq étages y a été entièrement détruit, faisant au moins sept morts, selon le chef de l'administration régionale, Vitaliï Kim, qui a dénoncé sur Telegram "une réponse cynique de l'Etat terroriste à nos succès sur le front".
Une journaliste de l'AFP sur place a pu voir un immeuble éventré et les secours avancer dans les décombres. Une pelleteuse déblayait les nombreux débris.
Sur le front de l'Est, les combats continuent aussi de faire rage, en particulier à Bakhmout, une ville que Moscou tente de conquérir depuis l'été et principal champ de bataille où l'armée russe, appuyée par les hommes du groupe paramilitaire Wagner, reste à l'offensive.
K.AbuTaha--SF-PST