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Séoul rassure Pyongyang sur ses exercices militaires avec Washington
La présidence sud-coréenne a assuré mardi que les manoeuvres militaires annuelles avec les Etats-Unis ne visaient pas à "attaquer la Corée du Nord", ménagée par la décision de Donald Trump de réduire la participation américaine à ces exercices envoyant selon lui un signal "hostile" à Pyongyang.
L'objectif fondamental n'est pas de "traiter une entité spécifique comme un adversaire mais de préserver, en sécurité et en paix, les vies quotidiennes de la population", a affirmé le président Lee Jae Myung, selon ses services.
Le dirigeant sud-coréen a pris à son arrivée au pouvoir en 2025 le contrepied de son prédécesseur, réputé très ferme, en proposant des pourparlers sans condition. Mais Pyongyang n'a pas répondu à ce stade.
De son côté, Donald Trump a invoqué sa "très bonne relation" avec le leader nord-coréen Kim Jong Un pour justifier cette réduction "considérable" de la participation des Etats-Unis aux manœuvres annuelles "Ulchi Freedom Shield", qui doivent en principe mobiliser 18.000 militaires sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes présent en Corée du Sud.
Lancés lundi, ces exercices doivent durer 11 jours et être placés sous le signe de l'expérience acquise par les forces nord-coréennes aux côtés des Russes dans la guerre contre l'Ukraine.
Séoul a affirmé qu'ils avaient commencé "comme prévu", disant espérer que l'entente personnelle entre MM. Trump et Kim conduisent à un "dialogue constructif" propice aux négociations.
- "Je le comprends" -
Donald Trump s'est déjà essayé aux discussions avec Kim Jong Un, mais celles-ci ont échoué en 2019 en raison de désaccords sur la dénucléarisation -- que le Nord rejette inconditionnellement -- et la levée des sanctions pesant contre Pyongyang, qui dispose de l'arme atomique et multiplie les essais de missiles
Lundi dans le Bureau ovale, un journaliste a demandé au président américain si le dirigeant nord-coréen avait répondu favorablement à sa décision concernant la Corée du Sud.
"Oui, il l'a fait", a déclaré Donald Trump, parlant d'une évolution "très positive" mais sans dire clairement si les deux hommes avaient eu une conversation.
"Vous voyez, en fait je rends (la région) plus sûre. Kim Jong Un m'a toujours traité avec un grand respect", s'est-il vanté. "Je le comprends. Il me comprend."
L'annonce de Donald Trump, faite dimanche sur sa plateforme Truth Social, rejoint la longue liste des camouflets infligés à des alliés historiques depuis son retour à la Maison Blanche en 2025.
Le président américain a expliqué avoir ordonné au ministre de la Défense Pete Hegseth de "réduire considérablement" ces exercices, car il était trop tard pour les annuler. Il a jugé qu'ils étaient "coûteux" et adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord.
Donald Trump a également reproché à la Corée du Sud de ne pas l'avoir aidé face à l'Iran, contre lequel les Etats-Unis mènent une guerre coûteuse depuis bientôt six mois, les conduisant à redistribuer leurs moyens militaires dans le monde et à puiser dans leurs réserves de munitions.
F.Qawasmeh--SF-PST