-
Nvidia: résultats trimestriels encore supérieurs aux attentes, la demande d'IA accélère
-
Ligue Europa: Et de cinq pour Emery qui a porté Aston Villa tout en haut
-
Tennis: Nadal a voulu être "sincère" et "transparent" dans son documentaire Netflix (à l'AFP)
-
Climat: l'Assemblée générale de l'ONU adopte un texte pour consolider les obligations des Etats
-
Hôtel, location de voiture, courses livrées: Airbnb se rêve en agence de voyage complète
-
L'UE bientôt prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
Wall Street clôture en nette hausse, l'optimisme fait son retour
-
Sophie Adenot a eu "la chair de poule" en parlant avec l'équipage d'Artémis
-
Un ex-journaliste de Canal+ condamné en appel à verser 142.500 euros à son ancien employeur
-
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
-
L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" des négociations pour Trump
-
Un couple arrêté en Allemagne pour espionnage pour le compte de la Chine
-
La Cour suprême israélienne confirme l'interdiction pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens
-
La Coupe du monde d'esport, plus gros événement du genre, pour la première fois à Paris cet été
-
Tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout
-
Climat: le pire des scénarios écarté, mais le meilleur aussi
-
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
-
Poutine à Pékin: l'essentiel de son sommet avec Xi
-
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
-
Israël: Netanyahu sous pression après un vote ouvrant la voie à des législatives anticipées
-
Un "homme-poisson" descend l'Amazone contre la pollution
-
L'acteur Kevin Spacey, boycotté par Hollywood, monte les marches du festival de Cannes
-
Les Etats-Unis augmentent leur pression sur Cuba en inculpant Raul Castro
-
Le ballet des fraises à neige pour rouvrir le col du Galibier
-
La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro
-
Un ex-agent autrichien du renseignement condamné pour espionnage au profit de la Russie
-
Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
-
Pour l'Iran, les Etats-Unis veulent "déclencher une nouvelle guerre"
-
La Bourse de Paris termine en nette hausse, gagnée par l'optimisme
-
Vaccination en collège contre le papillomavirus: 13 recommandations pour lever plusieurs "freins"
-
Des immigrés qui tombent dans l'irrégularité et peinent à se loger
-
Barney Frank, pionnier des droits LGBT+ au Congrès américain, est mort
-
Ubisoft paye la facture de sa réorganisation avec une perte record sur son exercice 2025-2026
-
Tour d'Italie: et de trois pour Narvaez
-
Selfies, caramels "Melody" et commerce : Narendra Modi en visite en Italie
-
"Flottille pour Gaza": un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées
-
Corée du Sud: la grève à Samsung suspendue in extremis après d'ultimes négociations
-
Claire Thoury, une militante associative à la tête du Cese
-
Les Etats-Unis appellent les Cubains à choisir "une nouvelle voie"
-
Elections en Nouvelle-Calédonie: l'Assemblée se penche à son tour sur l'élargissement du corps électoral
-
A Varsovie, Peter Magyar vante la voie européenne de la Pologne
-
NBA: les Spurs de Wembanyama de retour à Paris en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, surveille le marché obligataire et Nvidia
-
Avion de combat: le Scaf doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine, estime Airbus
-
Ingérence numérique étrangère visant LFI: "Une action judiciaire est engagée", annonce Nuñez
-
Faute de 610 millions de dollars, l'aide aux réfugiés Rohingyas menacée
-
L'acteur américano-cubain Andy Garcia rêve d'un Cuba "libre de toute répression"
-
Commerzbank : front du refus contre l'offre hostile d'UniCredit
-
Concerts annulés, nouvelles plaintes: la pression s'accentue sur Patrick Bruel
-
A Vilnius, dirigeants et population à l’abri pour la première fois après une alerte au drone
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
La justice américaine a inculpé mercredi l'ex-président cubain Raul Castro, accusé du meurtre d'Américains en 1996, un développement spectaculaire vu comme un moyen de pression supplémentaire sur l'île communiste appelée à choisir "une nouvelle voie".
Raul Castro, frère du défunt Fidel Castro, l'ennemi juré de Washington, est accusé avec d'autres personnes de complot en vue d'assassiner des Américains, dans une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants au dirigeant cubain avaient été abattus faisant quatre morts, selon l'acte d'accusation.
Ces opposants faisaient partie d'une association anti-castriste, baptisée "Brothers to the Rescue" ("Les Frères à la rescousse"). Raul Castro était alors ministre de la Défense.
A 94 ans, ce dernier demeure l'incarnation du pouvoir communiste à Cuba.
"Il n'y aura pas d'escalade. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Cet endroit est en train de tomber en ruines", a cependant dit le président américain Donald Trump à la presse, qualifiant l'inculpation de "très grand jour".
Le ministre américain de la Justice par intérim, Todd Blanche, a déclaré s'attendre à ce que Raul Castro finisse ses jours en prison aux Etats-Unis.
"Cette inculpation n'est pas une mise en scène. Un mandat d'arrêt a été délivré à son encontre. Nous nous attendons donc à ce qu'il se présente ici de son plein gré ou d'une autre manière et qu'il soit incarcéré", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Miami.
Le responsable s'est toutefois refusé à faire une comparaison avec le cas du président vénézuélien Nicolas Maduro, qui a été capturé par les forces américaines en janvier et placé en détention aux Etats-Unis en attendant son procès.
- "Manoeuvre politique" -
La réaction de La Havane ne s'est pas faite attendre.
"Il s'agit d'une manœuvre politique, sans aucun fondement juridique, qui ne cherche qu'à grossir le dossier qu'ils fabriquent pour justifier l'insensé projet d'une agression militaire contre Cuba", a dénoncé le chef de l'Etat cubain, Miguel Diaz-Canel, sur son compte X.
En janvier, le président Trump s'était déjà appuyé sur un acte d'accusation américain pour justifier une intervention militaire qui avait renversé et destitué le président vénézuélien, un allié de longue date des autorités cubaines.
Dans un message vidéo en espagnol adressé mercredi à la population cubaine, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a accusé les dirigeants communistes de vol, de corruption et de répression.
"Le président Trump propose une nouvelle voie entre les Etats-Unis et un nouveau Cuba (...) où vous avez véritablement la possibilité de choisir qui gouverne votre pays et de voter pour le remplacer s'il ne fait pas bien son travail", a déclaré M. Rubio dans ce message qui s'apparente à un appel à l'insurrection.
"Aujourd'hui, Cuba n'est pas contrôlé par une quelconque +révolution+, Cuba est contrôlé par Gaesa", a-t-il poursuivi, faisant référence à ce conglomérat d'entreprises qui possède, selon lui, "18 milliards de dollars d'actifs et contrôle 70% de l'économie cubaine".
Le secrétaire d'Etat américain, lui-même d'origine cubaine, a renouvelé l'offre d'une aide américaine de 100 millions de dollars, qui serait distribuée via des organisations caritatives.
Le chargé d'affaires américain à La Havane, Mike Hammer, a discuté lundi avec des représentants du ministère cubain des Affaires étrangères de cette offre, a assuré mardi un responsable américain.
- "Depuis 60 ans" -
Ces développements surviennent dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane et de crise économique et énergétique dans l'île caribéenne, qui subit d'interminables coupures d'électricité en raison du blocus pétrolier américain.
Après avoir capturé Nicolas Maduro, l'administration Trump ne cache pas sa volonté de changement à La Havane et met une pression maximale sur Cuba située à quelque 145 kilomètres des côtes de Floride.
L'annonce tombe le 20 mai, qui est, historiquement, le jour où la République de Cuba a été proclamée, en 1902, après l'indépendance vis-à-vis de l'Espagne et la fin de l'occupation militaire américaine.
Le gouvernement communiste de l'île met cependant en avant d'autres dates comme l'avènement de la Révolution castriste le 1er janvier 1959.
"Intervention, ingérence, spoliation, frustration. Voilà ce que signifie le 20 mai dans l'histoire de #Cuba", a écrit mercredi matin le président cubain.
Outre l'embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington impose à l'île depuis janvier un blocus pétrolier total, ayant autorisé l'arrivée d'un seul pétrolier russe.
Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel à la présidence de Cuba, a opéré un rapprochement historique en 2015 avec les Etats-Unis sous la présidence de Barack Obama, que Donald Trump a ensuite remis en cause.
"Tous les Cubains attendent cela depuis 60 ans", a déclaré à l'AFP Francys Fabelo, un exilé cubain de 67 ans qui vit dans le quartier de la Petite Havane, à Miami. "Le peuple a beaucoup souffert", a-t-il dit.
E.Qaddoumi--SF-PST