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Mondial-2026: Infantino réaffirme que l'Iran jouera bien aux Etats-Unis, Trump est "OK"
Le président de la Fifa Gianni Infantino a réaffirmé jeudi que l'Iran participerait à la Coupe du monde 2026 et qu'elle disputerait comme prévu ses trois matches de poules aux Etats-Unis, avant d'être appuyé par Donald Trump.
Si la participation de la Team Melli au grand rendez-vous du football continue de poser question dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par des frappes d'Israël et des Etats-Unis sur l'Iran, le duo Infantino-Trump s'est voulu rassurant à six semaines du début de la compétition (11 juin-19 juillet).
"Pour commencer, je veux confirmer sans ambiguïté que l'Iran participera évidemment à la Coupe du monde de la Fifa 2026. Et bien entendu l'Iran jouera aux Etats-Unis", a déclaré Infantino en ouverture du 76e Congrès de la Fifa organisé à Vancouver (Canada), l'une des villes hôtes du tournoi coorganisé du 11 juin au 19 juillet par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
"Si Gianni l'a dit, alors je suis OK", a déclaré par la suite Donald Trump à des journalistes dans le Bureau ovale de la Maison blanche. "Il en a parlé. Je lui ai dit: +Fais ce que tu veux. Tu peux les avoir. Tu n'es pas obligé de les avoir.+ Ils ont probablement une bonne équipe... C'est difficile à croire, en fait, mais je pense qu'il faut les laisser jouer", a ajouté le président américain.
Le premier match de l'Iran est programmé le 16 juin à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande. Suivront la Belgique le 21 juin, toujours à Los Angeles, et l'Egypte le 27 à Seattle. Son camp de base durant le tournoi est censé être établi à Tucson, en Arizona.
- L'Iran boycotte le Congrès -
Infantino, garant du Mondial, s'échine à répéter depuis fin mars que la Team Melli sera bien présente aux Etats-Unis, malgré des déclarations pas toujours rassurantes de son allié Donald Trump, qui avait estimé en mars que les joueurs iraniens pourraient ne pas être en "sécurité" dans son pays.
L'Iran, qui avait évoqué un "boycott" de la compétition au début de la guerre au Moyen-Orient, avait ensuite demandé à la Fifa de déplacer ses matches au Mexique. La requête a été repoussée.
Malgré les déclarations d'Infantino, le Congrès de la Fifa a illustré les potentielles difficultés logistiques d'une présence de l'Iran en Amérique du Nord.
La délégation iranienne a annulé mercredi sa présence à Vancouver en invoquant un comportement insultant de la police de l'immigration à son arrivée à l'aéroport de Toronto, selon les médias iraniens.
Le Canada a classé les Gardiens de la révolution iranienne, armée idéologique de la République islamique, comme groupe terroriste. Or le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, est un ancien membre de ce puissant corps.
Les Gardiens de la révolution iraniens n'ont "pas leur place" au Canada, ont déclaré mercredi les autorités fédérales, sans donner plus détails.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait lui récemment répété que la venue des joueurs ne posait pas de problème, au contraire de certains membres de la délégation.
- Infantino candidat à sa réélection -
Infantino a par ailleurs répondu durant le Congrès aux reproches émanant de supporters à propos des coûts exorbitants de la compétition, à commencer par les prix des places.
"Il y a des places chères mais aussi des places abordables", a estimé Infantino, selon qui "ce qui est important c'est que tous les bénéfices générés sont redistribués dans le monde entier pour financer le football de tous les pays".
Une déclaration routinière qui sonne comme un slogan de campagne pour l'Italo-Suisse de 56 ans, qui s'est déclaré à la tribune candidat à sa réélection l'an prochain. Il a vu jeudi les Confédérations africaines (CAF) et asiatiques (AFC) lui apporter leur soutien, soit 101 votes sur 211, en plus des 10 voix déjà acquises en Amérique du Sud (chaque fédération nationale membre, peu importe sa taille, possède une voix à la Fifa).
A la tête du football mondial depuis 2016, Infantino a été confronté à de nombreuses controverses, notamment ces derniers mois en raison de ses liens étroits avec le président américain Donald Trump à qui il a décerné le premier Prix Fifa pour la paix. La remise de cette distinction en décembre 2025 a conduit l'association FairSquare à déposer une plainte auprès de la commission d'éthique de la Fifa.
B.Khalifa--SF-PST