-
Procès Maradona: sa fille dénonce l'irresponsabilité de l'équipe médicale, charge l'accusé principal
-
Policier non poursuivi pour meurtre dans l'affaire Nahel: la Cour de cassation examine des pourvois
-
Les députés américains approuvent 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration
-
La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés
-
Musk vers un triomphe avec SpaceX, malgré une image écornée et des mises en garde
-
Téhéran réplique dans le Golfe après des frappes américaines sur l'Iran
-
Dans le Bollywood des films d'action, un réalisateur mise encore sur les histoires d'amour
-
Téhéran réplique après des frappes américaines sur l'Iran répondant à un hélicoptère abattu
-
Les démocrates américains du Maine investissent un ostréiculteur visé par des scandales
-
SNCF: grève des cheminots mercredi, les trains du quotidien au cœur des enjeux
-
En Espagne, le pape va bénir la Sagrada Familia, la plus haute église du monde
-
Affaire Epstein: Bill Gates entendu au Congrès américain
-
Un républicain et un démocrate vont s'affronter pour le poste de gouverneur de Californie
-
Mondial-2026: fin sans incident de la manifestation d'enseignants proche du stade du match d'ouverture à Mexico
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins onze morts à Tyr
-
Mondial-2026: des milliers de manifestants bloquent l'accès au stade du match d'ouverture à Mexico
-
Qualifs Mondial-2027: Les Bleues battent l'Irlande et verront le Brésil
-
Attaque au couteau à Belfast: incidents lors des manifestations malgré les appels au calme
-
Tennis: Serena Williams, de retour à 44 ans, remporte un premier match en double
-
Wall Street en ordre dispersé à l'issue d'une séance très volatile
-
Forêt: neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
-
À Barcelone, le pape Léon XIV évoque santé mentale et féminicides lors d'une veillée
-
Tryptamine: sept dérivés synthétiques de cette substance hallucinogène prochainement interdits, selon l'agence du médicament
-
Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI
-
Une femme à la tête de l'ONU? Les candidates débattent à Genève
-
Nintendo annonce un remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time"
-
Mondial-2026: relancer la croissance grâce aux Bleus, un mirage persistant
-
A Tyr au Liban, le quartier chrétien jusqu'ici épargné par Israël se vide
-
Un Italien prendra part à la prochaine mission Artémis
-
La Patrouille de France survole la Statue de la Liberté à New York
-
Anthropic rend publique son IA la plus puissante, bridée pour des raisons de sécurité
-
Wall Street: le Nasdaq chute, la tech à nouveau sous pression
-
L'Italien Luca Parmitano sera le premier Européen dans une mission Artémis (Nasa)
-
Tour Aura: Visma et Jorgenson impressionnent, Baudin s'accroche au jaune
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, entre Moyen-Orient et tech
-
Attaque à Belfast: les autorités appellent au calme face au risque de violences anti-immigrés
-
Le baromètre des Bleus: Cherki, Olise au top, Konaté, Thuram en dedans
-
Les Bourses européennes lestées par l'essoufflement du rebond de la tech
-
L'UE impose le retour gratuit des concurrents de Meta AI dans WhatsApp
-
Indignation en Somalie après qu'un arbitre somalien, refoulé des Etats-Unis, se voit écarté du Mondial-2026
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins huit morts à Tyr
-
Ebola: un manifestant contre un centre de quarantaine américain au Kenya grièvement blessé à la tête
-
Relaxé à Nîmes, Jeremstar appelle à d'autres actions anti-corrida
-
Lyhanna: face à l'immense émotion, Lecornu présente des premières mesures
-
L'influenceur Jeremstar obtient la relaxe après une action anti-corrida
-
Nouveaux engagements des charcutiers sur le sel et les acides gras saturés
-
Le projet lié à Trump, étincelle qui a fait descendre les Albanais dans la rue
-
Equipe de France: des certitudes mais un beau rôle à trouver pour Dembélé
-
Ebola: arrestations et lacrymogènes contre des manifestants opposés à un centre de quarantaine américain au Kenya
-
Des bornes de collecte textile et des emplois supprimés : la filière à bout de souffle
Les Etats-Unis regardent ailleurs, la Corée du Nord en profite
Pendant que les Etats-Unis ont les yeux rivés sur l'Iran, la Corée du Nord exploite ce vide d'attention pour accélérer son programme militaire et renforcer ses capacités nucléaires, relèvent des analystes.
Depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur la République islamique le 28 février, Pyongyang a réalisé cinq tirs de missiles, dont quatre en avril, un record mensuel depuis janvier 2024, selon un comptage de l'AFP.
Pour les spécialistes interrogés par l'AFP, ils sont le signe d'une Corée du Nord désireuse de montrer les muscles à l'heure où rapports de force et règles se trouvent bouleversés par les conflits, notamment au Moyen-Orient.
"Le paysage sécuritaire mondial actuel s'est transformé en une +zone de non droit+ où les normes internationales en vigueur ne fonctionnent plus", résume à l'AFP Lim Eul-chul, expert du pays reclus à l'université sud-coréenne de Kyungnam.
"La Corée du Nord exploite ce vide (...) pour finaliser son arsenal nucléaire".
Cette accélération a commencé peu après le Congrès du parti au pouvoir convoqué en février pour définir les orientations nationales.
Le timing laisse penser que Pyongyang veut "mettre en avant des progrès concrets" de ses capacités militaires, dit à l'AFP Hong Min, chercheur à l'Institut coréen pour l'Unification nationale.
Lors de cette grand-messe quinquennale, le dirigeant Kim Jong Un a réaffirmé que le statut nucléaire de son pays était "irréversible et permanent". Le Nord soutient que ses programmes militaires ont pour objectif de dissuader toute tentative de renverser son gouvernement, un projet qu'il prête aux Etats-Unis depuis des décennies.
Les récents tests nord-coréens ont impliqué des missiles balistiques, type d'armement sous sanctions, ainsi que des missiles de croisière antinavires et des missiles tactiques à sous-munitions.
- "Moment idéal" -
Les analystes notent certaines avancées techniques et une maîtrise croissante des armes à double usage, conventionnel et nucléaire.
M. Lim souligne que la Corée du Nord apparaît en mesure d'utiliser des ogives nucléaires miniaturisées et de mener des "attaques de saturation", qui visent à submerger les systèmes d'interception ennemis par la quantité de projectiles.
"Le régime estime que c'est le moment idéal pour accélérer la dissuasion offensive et le développement parallèle des forces conventionnelles et nucléaires, tant que les Etats-Unis sont retenus au Moyen-Orient", ajoute-t-il.
Pyongyang a condamné les attaques américaines contre l'Iran, les qualifiant de manoeuvres de "gangsters". Le gouvernement nord-coréen ne semble toutefois pas être venu en aide à Téhéran en lui fournissant des armes, comme il l'a fait avec la Russie pour soutenir son invasion de l'Ukraine. Il n'a pas non plus critiqué directement Donald Trump, que Kim Jong Un a rencontré à trois reprises.
Le président américain est d'ailleurs attendu en Chine en mai, et l'éventualité d'un quatrième sommet avec Kim Jong Un a refait surface, même si le dernier appel du pied de M. Trump, en octobre lors d'une tournée en Asie, n'a rien donné.
Pyongyang a répété que sa dénucléarisation, réclamée par Washington, était hors de question.
- "Sanctions obsolètes" -
Par sa dynamique militaire, la Corée du Nord cherche également à faire valoir la solidité et les fruits de son alliance avec la Russie, qui lui a livré aide économique et technique en échange de l'envoi de troupes nord-coréennes pour combattre l'Ukraine.
"Il s'agit d'une tentative de démontrer qu'elle a en la Russie un allié puissant malgré la pression des Etats-Unis et de la Chine, rendant de facto les sanctions obsolètes", indique M. Lim.
Lors de récents échanges de haut niveau, les deux pays ont inauguré le premier pont routier les reliant, et marqué le début de la construction d'un "hôpital de l'amitié" dans la ville nord-coréenne de Wonsan (est).
L'ambassadeur nord-coréen à Moscou aurait même discuté d'une possible coopération agricole dans la région ukrainienne de Kherson (sud), contrôlée par la Russie.
"La Corée du Nord est l'un des rares pays qui n'aurait pas peur d'opérer en Ukraine occupée, et les deux parties tirent profit de cette situation", explique Fyodor Tertitskiy, spécialiste du Nord à l'université de Corée, à Séoul.
K.Hassan--SF-PST