-
Indonésie: 70 millions d'enfants privés de réseaux sociaux
-
Népal: l'ex-Premier ministre arrêté pour la répression meurtrière de l'insurrection de 2025
-
Pour la troisième fois en moins d'un an, l'Amérique appelée à manifester contre Trump
-
Monaco accueille le pape Léon XIV pour un voyage éclair et surprenant
-
La guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, Washington espère la finir sous deux semaines
-
Népal: l'ex-Premier ministre arrêté après la répression meurtrière de manifestations
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demie contre Lehecka, qui a rendez-vous avec Sinner en finale
-
Après un mois de guerre, les Etats-Unis espèrent parler prochainement avec l'Iran
-
En Thaïlande, des habitants des montagnes combattent incendies et clichés
-
Réveil enthousiaste des premiers voyageurs du nouveau train couchette Paris-Berlin
-
Tiger Woods de nouveau impliqué dans un accident, arrêté pour "conduite sous influence"
-
Le Congrès américain dans l'impasse pour mettre fin à la pagaille dans les aéroports
-
Les Etats-Unis espèrent des réunions prochaines avec l'Iran
-
Tiger Woods arrêté après un accident de la route en Floride pour "conduite sous influence"
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demi-finale contre Lehecka
-
Les Bourses occidentales craignent les effets d'une guerre prolongée sur l'économie
-
Rarissime observation d'une naissance de cachalot sauvage
-
"On est prêts": les astronautes arrivent sur le pas de tir pour la mission vers la Lune
-
A l'issue du G7, les Etats-Unis promettent un arrêt prochain de la guerre en Iran
-
Tiger Woods de nouveau impliqué dans un accident de la circulation
-
Le faiseur de tubes Gims mis en examen dans une vaste affaire de blanchiment
-
Wall Street encore en nette baisse, la guerre fait craindre pour croissance et inflation
-
Gims, roi des streams aux affaires suspectes, inculpé pour blanchiment d'argent
-
Foot: saison terminée et Mondial envolé pour Panichelli, gravement blessé à un genou
-
Deux bateaux d'une flottille humanitaire portés disparus ont bien effectué la traversée vers Cuba, selon les Garde-côtes américains
-
Les négociations sur la réforme de l'OMC entrent dans le vif du sujet
-
Carburants: le gouvernement annonce des aides "ciblées" pour près de 70 millions d'euros
-
Des sites nucléaires iraniens frappés, Washington se donne "deux semaines" pour atteindre ses objectifs
-
Disneyland Paris: les principaux chiffres d'une destination ultra prisée
-
E3 Classic: Van der Poel triple la mise au bout du suspense
-
La Bourse de Paris termine en baisse, l'attention rivée sur les développements au Moyen-Orient
-
L'Autriche va interdire les réseaux sociaux aux moins de 14 ans
-
Santé: "refondation" espérée pour Asalée, en redressement judiciaire
-
Du gouvernement à l'Ukraine, pluie de critiques pour l'interview de Lavrov par Salamé
-
Mondiaux de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry lancés vers l'or
-
Gims, roi des streams aux affaires suspectes
-
Tour de Catalogne: Vingegaard fait déjà le vide derrière lui
-
Brésil: sorti de l'hôpital, Bolsonaro de retour chez lui pour purger sa peine
-
France Télévisions: l'interview de Lavrov par Léa Salamé s'attire des critiques jusqu'en Ukraine
-
Carburants: le gouvernement promet des aides "ciblées"
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils du Moyen-Orient à s'éloigner des forces américaines
-
La mégastar Gims passe par la case juge d'instruction
-
France 2: l'interview de Lavrov par Léa Salamé s'attire des critiques jusqu'en Ukraine
-
Cuba: face aux pénuries, le dilemme du tri des patients dans un hôpital pour enfants
-
Au tribunal de Strasbourg, le sort funeste d'un jeune lynx et d'une poule
-
Wall Street ouvre en baisse: Dow Jones -0,67%, Nasdaq -0,54%, S&P 500 -0,49%
-
Cocktails Molotov contre le centre culturel russe à Prague, la police tchèque enquête
-
Equipe de France: une attaque libérée
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils au Moyen-Orient à s'éloigner des Américains
-
Déficit de la France moins élevé en 2025, à réduire en 2026 "quoi qu'il arrive"
Un an après les incendies de Los Angeles, les rescapés se battent pour reconstruire
Moins d'un an après avoir vu les flammes raser sa maison au pied des montagnes d'Altadena, en banlieue de Los Angeles, Ted Koerner a récemment emménagé dans un pavillon flambant neuf. Mais reconstruire a tourné au parcours du combattant.
"Nous avons traversé beaucoup d'épreuves cette année", confie-t-il à l'AFP, ému de ramener sa chienne Daisy au bercail.
Ce patron d'une entreprise de sécurité est parmi les tout premiers à rebâtir dans cette ville, la plus meurtrie par les incendies ayant ravagé la mégapole californienne en janvier 2025 - des milliers d'habitations ont été détruites et 19 personnes y ont péri, contre 12 dans le quartier huppé de Pacific Palisades.
Pour cela, il a dû avancer plusieurs centaines de milliers de dollars de sa poche. Car pendant des mois, le gestionnaire de son prêt immobilier a refusé de débloquer les indemnisations versées par son assurance.
L'Américain de 67 ans a également dû composer avec les incertitudes créées par Donald Trump: les droits de douane sur l'acier, le bois et le ciment, souvent importés, renchérissent les coûts de construction, et les ouvriers latinos redoutent d'être arrêtés par la police de l'immigration (ICE).
"Si ICE interpelle les équipes de construction et que Trump nous impose ça en plus des droits de douane, nous ne parviendrons jamais à reconstruire cette ville", peste M. Koerner.
Bon an, mal an, Altadena revient pourtant à la vie. Parmi les milliers de parcelles vides, quelques charpentes commencent à sortir de terre.
- "Chaos et retards" -
Les rafales de 160km/h, dignes d'un ouragan, qui ont propagé le feu à une vitesse folle, sont encore dans toutes les mémoires. Mais face à la menace du changement climatique, omniprésente en Californie, les rescapés refusent de déménager.
"Où irait-on ?", soupire Catherine Ridder. "Il n'y a aucun endroit dans les environs qui ne soit pas vulnérable aux catastrophes climatiques."
Le chantier de cette psychothérapeute est lancé et elle espère pouvoir réemménager en août. Une course contre la montre, car l'appartement meublé à 4.000 dollars par mois où elle est relogée épuisera le budget hébergement de son assurance en 24 mois.
Face à l'urgence, la bureaucratie californienne s'est allégée: le comté de Los Angeles délivre des permis de construire en quelques mois, là où le processus prenait auparavant souvent plus d'un an.
Des progrès insuffisants au goût de Mme Ridder, lassée par les délais d'inspection pour vérifier que son dossier respecte les nouvelles normes de construction, qui imposent notamment d'intégrer un système de gicleurs d'incendie dans la toiture.
"Il y a beaucoup de chaos et de retards", s'agace la sexagénaire. "C'est peut-être plus rapide qu'avant, mais ce n'est pas du tout facile."
Pour rester motivée, elle se rappelle qu'elle est "bien mieux lotie que beaucoup de gens qui étaient mal assurés".
- Les Afro-Américains s'inquiètent -
Dans cette zone à risque, de nombreux habitants étaient couverts par l'assurance étatique de dernier recours. Leurs indemnisations sont trop maigres pour reconstruire des maisons qui dépassent fréquemment le million de dollars.
Beaucoup comptent donc sur l'issue financière des poursuites intentées contre Southern California Edison, l'entreprise propriétaire de la ligne électrique défectueuse soupçonnée d'avoir déclenché l'incendie ayant détruit Altadena.
Carol Momsen n'a elle pas pu attendre.
Indemnisée seulement 300.000 dollars pour la destruction de sa maison, cette retraitée de 76 ans a vendu son terrain. L'afflux de cash lui a permis d'acheter un nouvel appartement ailleurs.
"Même si j'avais assez d'argent, je ne voudrais pas reconstruire à Altadena, car c'est devenu un endroit triste", lâche l'ex-commerciale.
Face à cette gentrification forcée, l'anxiété est palpable.
Car cette ville métissée, qui a longtemps été un refuge pour les Afro-Américains de la classe moyenne, risque de perdre son âme: plusieurs parcelles vides arborent des panneaux "Altadena n'est pas à vendre !" et "Black homes matter" - "Les maisons des Noirs comptent".
Arrivé en 1984 avec sa femme, Ellaird Bailey s'y était établi pour que ses enfants grandissent dans ce "melting pot".
"Beaucoup de personnes que nous connaissons depuis 20 ou 30 ans sont en train de déménager", regrette cet Afro-américain de 77 ans. "C'est dur d'imaginer à quoi ça va ressembler à l'avenir."
E.Qaddoumi--SF-PST