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A Buenos Aires, une marche pour la justice après le triple "narco-féminicide"
"C'était un narco-féminicide !" Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Buenos Aires pour réclamer justice, après le meurtre sordide cette semaine de trois jeunes femmes, une affaire qui serait liée au narcotrafic, et émeut le pays depuis des jours.
Parents, frère, cousin, grand-père... plusieurs membres des familles de victimes, derrière une banderole avec les prénoms "Lara, Brenda, Morena" et des pancartes à l'effigie des trois "chicas" ont défilé en tête du cortège, lancé par un mouvement féministe, et gonflé par plusieurs organisations de gauche radicale, entre la Place de Mai et le Parlement.
Les corps de Morena Verdi et Brenda del Castillo, deux cousines âgées de 20 ans, et de Lara Gutiérrez, 15 ans, ont été retrouvés mercredi, enterrés près d'une maison dans la grande banlieue sud de Buenos Aires, cinq jours après leur disparition.
Selon le ministre provincial de la Sécurité Javier Alonso, elles ont été piégées, croyant se rendre à une fête, et ont subi avant d'être tuées une séance de torture qu'auraient vue en direct 45 personnes membres d'un compte fermé sur les réseaux sociaux. Apparemment pour faire un exemple disciplinaire au sein d'un groupe criminel.
"J'appelle les gens à être à nos côtés. Le pays tout entier est sous le choc de ce qui nous est arrivé", a déclaré peu avant le début de la manifestarion à des journalistes Antonio del Castillo, grand-père de Brenda et Morena.
"Il faut protéger les femmes, que plus jamais ceci n'arrive", a pour sa part lancé Leonel del Castillo, le père de Brenda trés ému. Dans la semaine, il avait dit n'avoir "pas pu reconnaître" le corps de sa fille, en raison des sévices subis.
"C'était un narco-féminicide !" "Nos vies ne sont pas jetables !", "Nous nous aimons en vie !" pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles, dans la manifestation, d'ampleur très relative par rapport aux mobilisations sociales récurrentes à Buenos Aires.
La marche avait été convoquée par l'influente organisation "Ni una menos" (Pas une de moins) qui lutte contre les violences de genre, dans la foulée de la découverte, mercredi, du triple féminicide, survenu entre vendredi soir et samedi matin derniers.
- Les filles toujours "culpabilisées" -
Un cinquième suspect, soupçonné d'avoir fourni un soutien logistique avec une voiture, a été arrêté vendredi en Bolivie tout près de la frontière argentine, après l'arrestation mercredi de deux hommes et deux femmes qui ont été placés en détention provisoire.
Deux autres jeunes hommes, dont un Péruvien de 20 ans soupçonné d'être le commanditaire, sont activement recherchés.
Cousin de Brenda et Morena, et présent dans la manifestation, Federico Celebon a déclaré dans un entretien à l'AFP qu'il arrivait à ses cousines de se livrer à la prostitution "pour survivre", dans un contexte de pauvreté, et à l'insu de la famille. Selon plusieurs médias, elles auraient été conviées en ce but à la soirée fatale de vendredi dernier.
Pour Federico, elles ont eu "la malchance" de "se trouver au mauvais moment avec les mauvaises personnes".
Mais Yamila Alegre, une maroquinière de 35 ans dans la marche samedi, disait aussi à l'AFP sa colère face au traitement médiatique de ce triple crime.
"On essaie toujours de culpabiliser les filles, on sait tout de leur vie, qu'est-ce qu'elle faisaient là, comment est la famille (...), on publie leurs photos mais on ne sait rien des auteurs, pas leurs noms, leurs visages sont floutés...", grondait-elle.
Elle relevait aussi "l'injustice" socio-économique qui pèse en premier lieu sur les filles, "quand on vit dans un quartier pauvre, avec peu de ressources, peu de possibilités, comme là où j'ai grandi, à Ituzaingo", dans la grande banlieue de Buenos Aires.
"Il y a de la pauvreté dans notre quartier, mais ce qu'on dit sur Lara est faux", s'insurgeait Del Valle Galvan, la tante de Lara, réfutant tout lien de sa nièce avec la drogue, ou la prostitution.
"Nous voulons que justice soit faite, que rien ne soit étouffé, que toute la vérité éclate pour que les responsables répondent de leurs actes. Nous n'avons pas peur !", a-t-elle lancé à l'AFP.
R.Shaban--SF-PST