-
Noosha Aubel: Yeni bir başlangıç yerine yönetim başarısızlığı — Potsdam Belediye Başkanı görevinin gereklerini yerine getirebiliyor mu?
-
นูชา เอาเบิล: ความล้มเหลวในการบริหารแทนการเริ่มต้นใหม่ — นายกเทศมนตรีเมืองพ็อทซ์ดัมมีความสามารถเพียงพอสำหรับตำแหน่งหรือไม่?
-
"Comme en France" ? L'Italie secouée par un début de contestation
-
Après le choc énergétique, le spectre d'une crise alimentaire mondiale (agence onusienne)
-
नूशा आउबेल: नई शुरुआत के बजाय नेतृत्व की विफलता — क्या पोट्सडाम की महापौर अपने पद की जिम्मेदारियाँ निभाने में सक्षम हैं?
-
누샤 아우벨: 새로운 출발 대신 드러난 리더십 실패 — 포츠담 시장은 과연 직무를 감당할 능력이 있는가?
-
"Les mères de Kherson", un opéra sur les enfants ukrainiens pour "réveiller" l'Occident
-
ヌーシャ・アウベル:再出発どころか指導力の欠如――ポツダム市長に、その職責を果たす能力はあるのか?
-
Les gisements français de coquilles Saint-Jacques se portent "globalement bien", selon l'Ifremer
-
noosha-aubel-lingdao-shibai-bocitan-shizhang-nengfou-shengren
-
نوشا أوبل: فشل قيادي بدلًا من بداية جديدة — هل رئيسة بلدية بوتسدام على قدر مسؤوليات منصبها؟
-
Ukraine: la municipalité de Kiev installe son premier abri antiaérien dans la rue
-
Нуша Аубель: провал управління замість нового початку — чи відповідає обербургомістерка Потсдама своїй посаді?
-
Taux français: une intervention de la BCE ne se justifie pas, estime le gouverneur de la Banque de France
-
Automobile: Paris et Berlin officialisent un accord qui ralentit le passage au tout-électrique
-
Le climat accélérateur des migrations en Asie du Sud, selon la cheffe de l'OIM
-
Pour le patron de Nvidia, toute entreprise finira par devenir une société d'IA
-
Lycéens, gilets jaunes, militants du climat: vers une convergence des colères samedi dans la rue
-
Noosha Aubel : une gouvernance défaillante au lieu du renouveau promis – la maire de Potsdam est-elle à la hauteur de ses fonctions ?
-
Albanie: le Premier ministre accuse "des mains étrangères" d'attiser les violences
-
Musk dévoile sa Tesla "volante", sans succès garanti
-
La nouvelle porte-parole de Trump reconnaît son échec à l'examen du barreau
-
La Malaisie s'impatiente face aux incendies en Indonésie voisine
-
Le coût des incendies en France cet été évalué à 563 millions d'euros, selon France Assureurs
-
Hanoï taille ses arbres emblématiques, "assailli" par leur parfum
-
Entre inflation et IA, le président de la Fed salue "la résilience" de l'économie mondiale
-
Thaïlande: des manifestations contre le FMI et la Banque mondiale
-
L'UE renouvelle son soutien à l'Ukraine, ébranlée par Donald Trump
-
La grande distribution appelée à s'engager contre la maltraitance des crevettes d'élevage
-
La Bourse de Paris à l'équilibre après une semaine de soubresauts
-
D'une lettre chiffrée napoléonienne au big data, l'IA bouscule la recherche historique
-
Présidentielle au Brésil: nouvel élan à gauche pour combler le retard de Lula
-
Du post au vote: de jeunes influenceurs à l'avant-garde du camp conservateur au Brésil
-
Pékin invite la porte-parole de Trump à venir "plus souvent" après ses propos sur les WC en Chine
-
Le dernier tour de piste ? Deux jours en campagne avec Trump
-
Vitali Klitschko, l'autre combat d'un ex-boxeur à la mairie de Kiev
-
La Banque mondiale met la priorité sur l'emploi... avant le climat
-
Biodiversité: "subventionner les énergies fossiles" c'est "subventionner le suicide", pour le chef de l'ONU
-
Stevie Wonder enflamme Paris avec Lenny Kravitz en guest star
-
Un adolescent fait quatre morts, dont trois enfants, dans une école de l'ouest des Etats-Unis
-
Carburants: la nouvelle aide élargie pour les grands rouleurs sur les rails
-
Ils ont un rencard hebdomadaire : manifester contre Trump
-
Guadeloupe : le manque de médecins entrave la prise en charge des cancers
-
La Chine n'avait "pas de vraies toilettes" quand elle y vivait, dit la nouvelle porte-parole de Trump
-
Des incendies font quatre morts en Indonésie et asphyxient la région
-
Au Mexique, des outils développés avec l'IA pour retrouver les personnes disparues
-
A69: après la contestation, un tarif qui dérange jusqu'aux partisans de l'autoroute
-
Pour le patron de la Fed, l'IA est "le changement le plus déterminant" pour l'économie mondiale "de son vivant"
-
Guerre et minerais : comment Erik Prince et les paramilitaires sont devenus "clés" en RDC
-
Les frères Coen, un même cerveau derrière des films devenus cultes
Kenya: les producteurs de khat guettent une reprise des exportations vers la Somalie
L'après-midi touche à sa fin à Maua et dans la rue principale de cette localité du centre du Kenya, c'est l'effervescence: les récoltes de miraa, plante cultivée sur les collines alentour plus connue sous le nom de khat, arrivent en ville.
Dans un travail à la chaîne bien rodé, les jeunes pousses de miraa, reconnaissables à leurs tiges rouges, sont mises en bottes, emballées dans des feuilles de bananier, conditionnées dans des sacs de jute ou de plastique puis chargées sur des pick-ups.
Pour que le khat arrive frais aux clients, les véhicules foncent ensuite à tombeau ouvert vers les villes du Nord et de l'Est du Kenya, ainsi que vers la capitale Nairobi.
Mais depuis plus de deux ans, plus aucun chargement ne rejoint l'aéroport Wilson, d'où partaient quotidiennement vers la Somalie des dizaines de tonnes de cette plante - classée comme drogue dans la plupart des pays européens - dont les tiges et les feuilles sont mâchées pour leurs propriétés stimulantes et coupe-faim.
Dans un contexte de tensions diplomatiques entre Kenya et Somalie, Mogadiscio maintient depuis mars 2020 l'interdiction de transport par avion prise en raison du coronavirus.
A Maua, à 300 kilomètres au nord de Nairobi, on s'impatiente. Cette région de plus de 550.000 habitants vit depuis des décennies au rythme de la miraa.
- Espoir d'une "renaissance" -
L'élection mi-mai en Somalie d'un nouveau président, Hassan Cheikh Mohamoud, a fait souffler un vent d'espoir.
Le 10 juin, le ministre kényan de l'Agriculture a annoncé que les liaisons aériennes allaient reprendre "d'ici deux semaines", après des discussions en marge de l'investiture de Hassan Cheikh Mohamoud. L'accord doit être signé prochainement.
"On est contents mais on reste prudents", explique Kimathi Munjuri, président d'une des principales associations de commerce de miraa, rappelant que des annonces similaires ont déjà eu lieu sans jamais se concrétiser.
Les autorités somaliennes n'ont rien confirmé et au Kenya, "on est en période électorale", rappelle-t-il, en référence aux élections présidentielle, législatives et locales du 9 août.
"Une reprise serait comme une renaissance pour l'économie de Maua et du comté de Meru", estime Kimathi Munjuri.
La Somalie est un marché d'exportation crucial depuis que les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont interdit le khat, respectivement en 2012 et 2014.
Selon Kimathi Munjuri, un tiers des 150 tonnes de miraa expédiées quotidiennement partaient en Somalie, représentant un manque à gagner pouvant atteindre 16 millions de shillings kényans (130.000 euros) par jour.
- "A perte" -
Dans son exploitation d'un demi-hectare, David Muchoka désespère de voir reprendre les liaisons aériennes vers Mogadiscio.
Pour tenir, il a dû acheter quelques vaches, dont il vend le lait pour compléter ses revenus.
"On continue de vendre la miraa mais à perte, les sommes ne permettent pas d'entretenir la ferme et de payer les frais de scolarité", explique cet homme de 53 ans, père de six enfants.
"À l'époque, on pouvait gagner jusqu'à 100.000 shillings (800 euros) en un mois, maintenant on ne fait que 6.000 à 10.000 shillings", détaille-t-il.
L'argent de la miraa irriguait toute la région.
"La plupart des magasins ont fermé, les véhicules qui transportent le khat sont à l'arrêt, les gens ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l'école", résume Alex Koome, un habitant.
- Dépendance et "monopole" -
La ville rêve de retrouver la frénésie de ce commerce qui animait la ville 24h/24. "Maua ne dormait jamais (...) On veut retrouver ce dynamisme, cette adrénaline", sourit Kimathi Munjuri.
Dès les premières heures du matin, la rue principale, où se retrouvaient fermiers, revendeurs et transporteurs, se transformait en un gigantesque embouteillage.
Par dizaines, les pick-ups - avec jusqu'à une tonne de chargement - dévalaient les routes, klaxon hurlant, avec des pointes à 150 km/h, faisant fi des ralentisseurs, de la circulation et des villages.
Pour Joseph M'Eruaki, ancien directeur du développement social à l'ONG Caritas du comté de Meru, ces deux dernières années ont révélé une dangereuse dépendance à cette monoculture.
"Nous devons diversifier les sources de revenus si nous ne voulons pas que les gens restent vulnérables", estime-t-il, évoquant de possibles cultures de sorgho, de mangue ou d'avocats.
Cet entrepreneur aujourd'hui candidat à la députation prône aussi une régulation de ce commerce à la réputation parfois sulfureuse.
"Le commerce de la miraa est contrôlé par quelques personnes qui tirent la majorité des bénéfices, aux dépens des cultivateurs (...) Ils contrôlent le marché, les prix, les flux, c'est comme un monopole", affirme-t-il.
Selon lui, "c'est une culture légale, ça doit être organisé. Comme le secteur du thé ou du café".
M.AbuKhalil--SF-PST