-
Volkswagen: la moitié des 50.000 suppressions de postes supplémentaires toucheront l'Allemagne
-
La Syrie soulagée "d'un lourd fardeau" avec son retrait de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme
-
À l'ombre du Colisée, le curling convertit les curieux
-
Wall Street ouvre en hausse, profite du recul du brut et des taux obligataires
-
Et de deux! Nouvelle sortie spatiale pour Sophie Adenot
-
Droits de douane: le Canada va détailler sa réponse à Trump
-
Protection des données: lourde amende pour TikTok au Brésil
-
Cisjordanie: des journalistes de l'AFP agressés par des colons israéliens
-
Turquie: la CEDH ordonne la libération du mécène Osman Kavala
-
Afghanistan: un million d'enfants pourraient mourir de malnutrition, alerte l'Unicef
-
Angleterre: Tottenham recrute Savinho (Manchester City) contre 100 millions d'euros
-
Un touriste français décède en pleine canicule dans la Vallée de la Mort
-
"L'état de choc" à Pomas, village audois "bombardé par la nature"
-
Allemagne : face aux critiques, Merz réaffirme vouloir lutter contre le changement climatique
-
Le zoo de Beauval renonce à accueillir les dauphins du Marineland d'Antibes
-
Lego : le géant du jouet "plus fort que prévu" début 2026 (DG à l'AFP)
-
Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
-
Les "batailles d'aura" passent d'internet aux rues d'Amérique latine
-
Ukraine: dans la ville-garnison d'Izioum, faire société à tout prix
-
"Exceptionnel, traumatisant": Pomas, village des Corbières, dévasté par une tornade
-
Inquiètes, les familles de détenus chrétiens chinois se raccrochent à la foi
-
Gamescom: le salon phare du jeu vidéo ouvre ses portes en Allemagne, sans "GTA VI"
-
La Bourse de Paris légèrement dans le vert avant Nvidia et Jackson Hole
-
Trail: Théo Detienne, le pitre pas si désinvolte qui veut gagner l'UTMB
-
Alcaraz et Serena Williams en double mixte, Federer en exhibition: pluie de stars attendue mardi à l'US Open
-
Droits de douane: le Canada répondra à Trump mardi
-
Roger Federer de retour à l'US Open pour "dire merci", sept ans après
-
"Tant que le corps tient": le travail sans relâche d'un secouriste, deux mois après le séisme au Venezuela
-
Aude : le village de Pomas quasiment détruit par une tornade
-
Wall Street clôture sans direction claire avant d'importants rendez-vous
-
Un village de l'Aude dévasté par une tornade
-
Colombie : Facebook et TikTok favorisent l'enrôlement de mineurs dans les groupes armés, accuse HRW
-
Emploi de Bagayoko (LFI) à la RATP : la justice enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics
-
La Bourse de Paris en repli avant les grands rendez-vous de la semaine
-
Badminton: pourquoi le "Bad" français vit enfin son âge d'or
-
Tour d'Espagne: 3e étape annulée, la grêle plus forte que Pogacar
-
"Entartons les pompeux cornichons": le comique belge Noël Godin, roi de l'attentat pâtissier
-
Franchises médicales: le gouvernement maintient une hausse de la contribution des patients
-
Le prince Harry quitte une ONG africaine éclaboussée par un scandale
-
Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes
-
Trump durcit encore l'affrontement commercial avec le Canada
-
L'interdiction du portable au lycée "pourra être effective dès la rentrée", selon le gouvernement
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au début d'une semaine particulièrement chargée
-
Noosha Aubel: Hur mycket administrativt misslyckande tål Potsdam till?
-
Noosha Aubel: Πόση διοικητική αποτυχία μπορεί να αντέξει ακόμα το Πότσδαμ?
-
Porsche vend sa filiale de conseil MHP au groupe indien Tata
-
L'Iran "s'effondre complètement", affirme Trump, avant l'annonce de nouvelles sanctions économiques
-
Wall Street ouvre sans entrain, au début d'une semaine très chargée
-
Franchises médicales : le plafond porté à 140 euros contre 100 aujourd'hui, selon le projet de décret
-
Les océans mondiaux ont enregistré samedi un record de température moyenne journalière à 21,1°C
Biden se dresse contre le rachat d'U.S. Steel par le japonais Nippon Steel
Le rachat de l'aciériste américain U.S. Steel par le japonais Nippon Steel, pour près de 15 milliards de dollars, a buté jeudi sur un obstacle de taille: le président Joe Biden, en campagne pour un second mandat, s'y oppose au nom de la défense des "travailleurs" américains.
"U.S. Steel est une entreprise emblématique depuis plus d'un siècle, et il est vital qu'elle reste une société américaine, contrôlée et gérée depuis les Etats-Unis", a affirmé Joe Biden dans un communiqué.
"Il est important que nous maintenions des entreprises sidérurgiques américaines solides, opérées par des travailleurs américains", a-t-il ajouté.
L'inquiétude est particulièrement forte en Pennsylvanie (nord-est), Etat dans lequel se trouve le siège d'U.S. Steel et qui sera décisif lors de l'élection présidentielle en novembre.
Les deux groupes ont réagi dans un communiqué commun, affirmant avoir "confiance dans le fait que (leur) partenariat (serait) un succès" pour l'emploi et la chaîne d'approvisionnement aux Etats-Unis, "tout en renforçant la compétitivité de l'économie américaine et en forgeant une résistance contre les menaces de la Chine".
Ils ont rappelé que le groupe japonais avait "clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de suppressions d'emplois, pas de fermetures d'usines ni de transferts de production du fait de cette transaction".
- "Sécurité nationale" -
"Nous continuerons à défendre cette opération et nous sommes confiants dans le fait qu'un examen impartial et réfléchi aboutira à son approbation", ont-ils conclu.
L'action U.S. Steel a terminé jeudi en baisse de 3,36% à la Bourse de New York.
Cette annonce, susceptible de froisser Tokyo, intervient à l'approche d'une visite d'Etat du Premier ministre japonais Fumio Kishida à la Maison Blanche, prévue le 10 avril.
"L'alliance avec le Japon est plus solide que jamais", a assuré jeudi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "Nous avons hâte de cette visite."
Pour Thibault Denamiel, du Centre des études internationales et stratégiques (CSIS), "il serait compréhensible" que Tokyo "soit contrarié par le manque de soutien réciproque" à cause de "pressions politiques internes".
Joe Biden, qui se présente en défenseur de l'industrie américaine, s'était déjà inquiété pour la "sécurité nationale" et la "fiabilité" de l'approvisionnement en acier à l'annonce du mariage en décembre.
Le républicain Donald Trump --qui, sauf surprise, sera son adversaire en novembre-- a promis qu'il le bloquerait s'il retournait à la Maison Blanche, selon des propos rapportés par la presse américaine.
MM. Biden et Trump "cherchent le soutien des syndicats puissants qui pourraient faire la différence dans les cruciaux +swing states+", pouvant basculer le vote dans l'un ou l'autre camp, relève Thibault Denamiel.
Les protestations syndicales et politiques se sont multipliées.
Face à ces craintes, les deux groupes ont soumis, dès fin décembre, leur projet à l'agence gouvernementale chargée d'évaluer le risque des investissements étrangers pour la sécurité nationale des Etats-Unis, le CFIUS.
Si le CFIUS considère qu'il existe un risque, il en réfère au président des Etats-Unis, qui prend la décision finale (validation, interdiction, feu vert sous conditions).
U.S. Steel avait lancé une revue stratégique en août 2023 après avoir reçu plusieurs offres non sollicitées pour un rachat partiel ou total.
- "Soutien infaillible" -
L'entreprise avait rejeté, à l'époque, une offre de son concurrent américain Cleveland-Cliffs (CLF), qui voulait une union totale pour former le seul sidérurgiste américain du Top 10 mondial en volume de production (31 millions de tonnes).
Cette offre était validée par le syndicat des métallurgistes USW, qui avait même affirmé qu'il ne soutiendrait personne d'autre.
Le syndicat "se réjouit" désormais de la déclaration de Joe Biden, a indiqué David McCall, président pour l'international.
Selon lui, la détention d'U.S Steel par un groupe étranger rendrait "vulnérables" la défense et les infrastructures cruciales américaines.
"Les déclarations du président devraient mettre un terme au débat", a-t-il estimé, se disant "reconnaissant" envers Joe Biden "pour son soutien infaillible".
D'après la Maison Blanche, ce dernier a téléphoné jeudi matin à M. McCall pour l'assurer que les métallurgistes pouvaient compter sur lui.
Sollicité par l'AFP, CLF n'a pas réagi.
Son patron Lourenco Goncalves a indiqué à l'agence Bloomberg qu'il pourrait envisager une nouvelle offre, avec le soutien de l'USW, mais à un prix bien plus bas que celui du Japonais.
Pour Matthew Miller, analyste de CFRA Research, le risque d'une telle opération en année électorale était élevé.
"Il est très surprenant et décevant qu'U.S. Steel ait ignoré les risques" en optant pour Nippon Steel au lieu de CLF, dont l'offre était "très proche" à 54 dollars par action, a-t-il expliqué.
Le géant japonais compte débourser 55 dollars par action, soit 14,9 milliards de dollars au total (dette incluse). La finalisation était attendue, au plus tard, au troisième trimestre 2024.
L'attrait d'U.S. Steel découle, d'après des observateurs, en particulier du fait qu'il a achevé en 2023 un coûteux plan d'investissement comprenant notamment l'installation de fours à arc électrique au lieu de hauts-fourneaux au charbon, pour réduire son empreinte carbone.
G.AbuGhazaleh--SF-PST