-
Présidentielle: Glucksmann désigné dès le premier tour comme le candidat de la gauche sociale-démocrate
-
Trump annonce un "cessez-le-feu énergétique" entre l'Ukraine et la Russie
-
Nouvelle frappe contre l'aéroport de Ryad, au lendemain d'une attaque meurtrière
-
Judo : les Mondiaux des Bleus se concluent par une nouvelle déception
-
Pologne : un suspect arrêté en lien avec une tentative d'assassinat contre le Premier ministre (Tusk)
-
F1 : week-end en or pour Max Verstappen et Red Bull à Singapour
-
Au moins 139 migrants morts et 84 portés disparus après un naufrage au large de Djibouti
-
Colère d'associations après le décès en Espagne d'un dauphin du Marineland
-
F1 : Max Verstappen (Red Bull) remporte pour la première fois le Grand Prix de Singapour
-
Tennis: à Pékin, Zheng Qinwen s'offre un premier WTA 1000 et un retour au premier plan
-
Budget: Lescure "préfèrerait éviter" le recours aux ordonnances, "glissière de sécurité"
-
Triathlon : Vincent Luis champion du monde de l'Ironman à Kona (Hawaï)
-
A69: les opposants quittent progressivement le campement installé dans le Tarn
-
Pakistan : l'Etat fédéral prend le contrôle d'une province du Nord après des manifestations
-
MotoGP: Bezzecchi vainqueur en Indonésie, Martin et Marquez au coude-à-coude pour le titre
-
Pologne : réunion d'urgence après de "possibles tentatives d'assassinat" contre le Premier ministre et le ministre de la Défense
-
L’Ukraine n'a pas à intervenir dans les relations entre Moscou et le CIO, dit le ministre russe des Sports
-
Inde : les chefs du mouvement des "cafards", remis en liberté, appellent à poursuivre la fronde
-
L’Ukraine ne frapperait plus les raffineries russes si Moscou cessait ses attaques contre ses infrastructures énergétiques, affirme Zelensky
-
F1 : Red Bull veut être deuxième du Championnat des constructeurs en 2026, affirme son directeur technique
-
Le pape annonce qu'il va être opéré d'un nodule au poumon "dans les prochains jours"
-
Pologne: réunion d'urgence après "possibles tentatives d'assassinat" contre le Premier ministre et le ministre de la Défense
-
Les Houthis renouvellent leurs menaces contre les aéroports saoudiens, au lendemain de l'attaque meurtrière à Ryad
-
Un influent blogueur prorusse de retour en Russie, après avoir été expulsé du Monténégro, selon une chaîne russe
-
Cyclisme: Seixas, les promesses vertigineuses d'une saison "fantastique"
-
Marathon de Melbourne: première victoire de Kipchoge depuis trois ans
-
Le Pakistan impose des mesures d'urgence dans une province du Nord après des manifestations
-
MotoGP: Bezzecchi l'emporte en Indonésie, Martin reprend la tête du classement
-
Le Pakistan impose des mesures d'urgence dans une province du Nord après des manifestations (présidence)
-
Avant les midterms, les industriels américains malmenés par les guerres commerciales de Trump
-
A New York, on s'arrache pour chez soi les vestiges du métro
-
L'architecte au chevet du patrimoine indien
-
Primaire de la gauche : Glucksmann espère l'emporter dès le premier tour
-
ALEX BODI mise avec CRIF sur des investissements transparents et une prévention rigoureuse du blanchiment d’argent
-
Le cyclone Simon se renforce en s'approchant du Mexique
-
Masters 1000 de Shanghai: Arthur Gea s'offre le 4e mondial Ben Shelton
-
Inde: les chefs du mouvement des "cafards" remis en liberté, appels à de nouvelles manifestations
-
アレックス・ボディ、CRIFとともに透明性の高い投資と徹底した資金洗浄防止に注力
-
Carburant : les pêcheurs "coincés" par leur dépendance au gazole
-
NBA: Wembanyama encaisse une deuxième défaite d'affilée en préparation, Maxime Raynaud se blesse
-
Ο ALEX BODI δίνει έμφαση, σε συνεργασία με την CRIF, στις διαφανείς επενδύσεις και στη συστηματική πρόληψη της νομιμοποίησης εσόδων από παράνομες δραστηριότητες
-
ALEX BODI satsar tillsammans med CRIF på transparenta investeringar och ett konsekvent arbete mot penningtvätt
-
ALEX BODI sází ve spolupráci s CRIF na transparentní investice a důslednou prevenci praní špinavých peněz
-
ALEX BODI stawia wraz z CRIF na przejrzyste inwestycje i konsekwentne przeciwdziałanie praniu pieniędzy
-
Angleterre: Manchester City, dure reprise
-
Ligue 1: Pour l'OM et Genesio, il faut "gérer l'urgence"
-
Tennis: le Français Arthur Gea s'offre le 4e mondial Ben Shelton à Shanghai
-
एलेक्स बोदी क्रिफ के सहयोग से पारदर्शी निवेश और धनशोधन की कड़ाई से रोकथाम पर ज़ोर देते हैं
-
알렉스 보디, CRIF와 함께 투명한 투자와 철저한 자금세탁방지에 주력
-
ALEX BODI 攜手 CRIF,推動透明投資並貫徹洗錢防制
Taïwan: Kinmen, sur la ligne de front, se prépare à voter
Des plages hérissées de pointes anti-débarquement, des postes de contrôle militaire servant de rond-points, des bunkers devenus cafés à touristes: à Kinmen, archipel taïwanais voisin de la Chine communiste, les vestiges de la guerre civile restent visibles.
Située à quelques minutes de ferry de la ville chinoise de Xiamen, Kinmen a été le théâtre de féroces combats entre forces nationalistes et communistes en 1949, et la cible régulière de bombardements jusqu'en 1979.
Samedi, comme l'ensemble du territoire, ses habitants voteront pour leur prochain président, une élection suivie de près par Pékin et Washington. Taïwan est un de leurs principaux sujets de friction.
"Heureusement, le Kuomintang a tenu Kinmen", raconte à l'AFP Lin Ma-teng, un ancien combattant de 79 ans, en se référant au parti nationaliste longtemps au pouvoir à Taïwan.
M. Lin habite Lieyu, l'île de Kinmen la plus proche de la Chine continentale, distante de moins de cinq kilomètres.
Il a pu constater la montée des tensions avec Pékin ces huit dernières années, depuis l'élection de Tsai Ing-wen, du Parti démocrate progressiste (DPP), qui clame que Taïwan est "déjà indépendante".
En réponse, la Chine a envoyé un nombre sans précédent d'avions de chasse et de navires de guerre autour de Taïwan, lançant à deux reprises des manoeuvres militaires d'ampleur avec tirs de missiles et simulation d'un blocus de l'île de 23 millions d'habitants.
Pékin considère Taïwan comme l'une de ses provinces devant être rattachée au reste du pays, par la force si nécessaire.
- "Tensions élevées" -
De quoi alimenter les craintes d'un conflit, même si ce dernier reste "peu probable à court terme", explique Amanda Hsiao, du centre de réflexion International Crisis Group.
L'élection présidentielle taïwanaise survient "à un moment où les tensions entre les deux rives du détroit sont élevées et où il est plus difficile de préserver la paix", reconnaît-elle.
"La capacité à maîtriser ces tensions lors des quatre prochaines années dépendra de la manière dont le prochain président abordera la réforme de la défense et gérera les relations avec Pékin et Washington".
Favori de la présidentielle, l'actuel vice-président Lai Ching-te (DPP) a qualifié l'élection de choix "entre la démocratie et l'autocratie". Son principal adversaire Hou Yu-ih, du Kuomintang (KMT), a averti que le DPP rapprocherait Taïwan "de la guerre".
Car ironiquement, le KMT, opposant historique du Parti communiste chinois, prône aujourd'hui le rapprochement avec Pékin, notamment pour raisons économiques.
Les bombardements chinois sur Kinmen n'ont cessé qu'en 1979, quand les Etats-Unis ont établi des liens diplomatiques avec Pékin. Ce qui n'a pas empêché Washington de devenir le principal allié et fournisseur d'armes de Taipei.
En novembre, le président chinois Xi Jinping a exhorté son homologue américain à "cesser d'armer Taïwan", puisque la réunification est selon lui "inévitable". Joe Biden lui a demandé de "respecter le processus électoral" sur l'île.
A Kinmen, les liens profonds avec la Chine, ainsi que la proximité géographique, incitent la majorité des habitants à soutenir le KMT.
A l'échelle du pays, le DPP a généralement les faveurs des plus jeunes, qui ne se reconnaissent pas comme Chinois.
"C'est sûr que je ne vais pas soutenir le KMT", confie Angela Huang, 27 ans, venue à Kinmen depuis la ville de Tainan, située sur la côte sud-ouest de l'île de Taïwan.
"Les gens soutiennent plus le KMT ici à cause de tous les anciens soldats qui vivent là, alors que dans le reste de Taïwan, il n'y en pas tant que ça", dit-elle à l'AFP en passant devant de vieilles peintures de propagande dans la rue Yangzhai, sur l'île principale de l'archipel.
Angela n'a pas décidé si samedi elle votera DPP ou pour le Parti populaire de Taïwan (TPP), un petit parti d'opposition, mais elle affirme être sûre de participer au scrutin.
- "Démocratie florissante" -
Taïwan "reste la seule démocratie dans le monde de langue chinoise", souligne Wei-ting Yen, politologue à l'université américaine Franklin and Marshall College.
"L'élection à Taïwan a des implications pour l'avenir de la démocratie", assure-t-elle: "à une époque marquée par le recul de la démocratie (...), l'élection à Taïwan est cruciale car elle est l'exemple d'une démocratie florissante en Asie".
Pour les touristes visitant Kinmen, les vestiges de guerre sont une attraction populaire, avec des employés en uniformes jouant la reconstitution d'un tir de canon sur la Chine, des tanks abandonnés et des slogans anti-communistes sur certains murs.
"Notre existence, c'est l'espoir du peuple chinois", lit-on sur l'un d'entre eux.
De l'autre côté du rivage, dans la ville chinoise de Xiamen, un panneau lumineux est visible à la tombée de la nuit et clame "Un pays, deux systèmes, cela unifie la Chine".
A Kinmen, l'ancien combattant M. Lin plaide pour le maintien du statu quo: ni indépendance, ni rattachement à la Chine.
"Après tout, nous sommes deux systèmes politiques différents. Même si la Chine est devenue riche... on ne l'admire pas", dit-il. "On voudrait que les choses restent telles qu'elles sont".
I.Yassin--SF-PST