-
L'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie d'Ebola qui frappe la RDC
-
Guatemala: des centaines de personnes fêtent le départ de la procureure générale sous sanctions
-
A New York, Gucci investit Times Square pour un défilé croisière
-
La Bulgarie remporte la 70e édition de l'Eurovision, Israël deuxième
-
La Bulgare DARA remporte l'Eurovision avec son hymne entraînant "Bangaranga"
-
Venezuela: Alex Saab, de vendeur de porte-clés à monnaie d'échange diplomatique
-
La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant
-
Mondial-2026: à Dallas, une lumière violette pour faire pousser le gazon
-
Top 14: en tête, le rythme ne faiblit pas
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
-
La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite mobilisés
-
Une opération de vente de montres Swatch-Audemars Piguet tourne au chaos
-
Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer
-
"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP
-
Signature d'un contrat entre ASML et Tata Electronics sur les semi-conducteurs, sous l'égide de Modi
-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué par Israël à Gaza
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Taïwan rappelle les Etats-Unis à leur engagement sur les ventes d'armes, après la mise en garde de Trump
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un duo finlandais et une diva australienne favoris de l'Eurovision boycotté comme jamais
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
Après le passage de l'ouragan Melissa à Cuba, le difficile travail de reconstruction
Trois semaines après le passage de l'ouragan Melissa dans la localité d'El Cobre, dans l'est de Cuba, Rosa Cintra, 80 ans, vient tout juste de retrouver sa maison, une cabane qu'elle a reconstruite en récupérant des planches et des tôles.
Mais beaucoup reste à faire pour que les habitants des provinces orientales de l'île retrouvent un semblant de normalité après le passage de l'ouragan qui a frappé un pays déjà affaibli par une grave crise économique, des pénuries chroniques et une épidémie de chikungunya.
"En cherchant des morceaux de tôle et des petites choses, j'ai reconstruit ma petite cabane. Et me voilà", raconte Rosa Citra, devant sa modeste habitation au sol en terre battue.
Avant le passage de Melissa, qui a touché Cuba le 29 octobre en catégorie 3 (sur 5) avec des vents soufflant à 195 km/h, l'octogénaire s'était réfugiée chez sa petite-fille, avec quelques habits et son téléviseur.
"Le reste, je l'ai laissé ici parce que je ne pensais pas qu'il allait arriver ce qui est arrivé (...) La plupart des choses ont été perdues", explique-t-elle, contente cependant d'avoir pu enfin passer une première nuit chez elle.
Aucune perte humaine n'a été déplorée par les autorités cubaines qui avaient mis 735.000 personnes à l'abri dans cinq provinces, alors qu'au moins 76 personnes ont perdu la vie dans l'ensemble des Caraïbes à cause de Melissa.
Mais 150.000 habitations ont été endommagées et quelque 50.000 personnes n'ont toujours pas regagné leur maison, selon les dernières évaluations de l'ONU. Près de 160.000 hectares de culture ont été dévastés.
A El Cobre, dans la province de Santiago de Cuba, environ la moitié des 7.000 habitants n'ont toujours pas d'électricité, raconte par téléphone à l'AFP le prêtre Rogelio Dean, en charge du sanctuaire de la ville.
"L'approvisionnement en eau de la localité fonctionne, même si la qualité de l'eau n'est pas encore optimale", ajoute le religieux qui, au beau milieu des travaux de reconstruction, souffre du chikungunya, comme de nombreux autres habitants.
"Nous avons des médecins (...) qui font un travail admirable pour soigner les personnes qui ont été contaminées, même après avoir terminé leur service", souligne-t-il, alors que l'épidémie de cette maladie virale transmise par le moustique, survenue en juillet, s'est propagée à l'ensemble du pays.
Environ 30% des 9,7 millions de Cubains ont déjà été touchés par ce virus ou par la dengue, selon les autorités sanitaires.
- "Beaucoup pleuré" -
Outre le rétablissement progressif du courant et le dégagement des routes, le gouvernement a distribué des tôles pour aider à la reconstruction des habitations, même si la quantité n'est pas suffisante.
"On m'a donné seulement vingt-trois tôles, il m'en faut quarante-neuf pour couvrir toute la maison (...) on espère qu'ils auront la gentillesse de (...) nous donner ce qu'il faut", explique Moraima Lopez, 56 ans.
En parallèle, la paroisse a organisé des groupes de volontaires pour aider aux travaux.
"Nous avons reconstruit quatre maisons, dont une depuis zéro. Nous y avons laissé un monsieur qui vit seul, dans sa maison, bien à l'abri", raconte Yoismel Correa, qui mène de front son travail de chirurgien orthopédique et cette action volontaire.
La province de Santiago de Cuba, la deuxième la plus peuplée du pays après La Havane, reste à ce jour celle qui connaît la récupération électrique la plus lente. En début de semaine, 58% des foyers avaient retrouvé du courant, contre la quasi-totalité dans les autres provinces de l'est, selon le ministère de l'Énergie.
L'aide internationale continue d'arriver, notamment en provenance de l'ONU, de l'Union européenne, de Chine, du Venezuela, du Mexique et d'autres pays de la région. Deux avions d'aide humanitaire, affrétés par l'archidiocèse de Miami, sont par ailleurs arrivés à Santiago et Holguin.
Le représentant des Nations Unies à Cuba, Francisco Pichon, a toutefois rappelé la semaine dernière à l'ONU que Cuba, en raison de l'embargo américain, faisait face à "une véritable inégalité dans l'accès aux financements pour répondre aux urgences".
Exclue des institutions financières internationales, l'île communiste a moins d'outils "par rapport à d'autres petits États insulaires en développement de la région, qui peuvent accéder à des mécanismes d'assurance contre les catastrophes", souligne-t-il.
Pour le père Rogelio, "le plus grand obstacle" pour la reconstruction reste aujourd'hui le moral des habitants. "Les gens ont beaucoup pleuré, ils sont très démoralisés", constate-t-il.
J.Saleh--SF-PST