-
Attaque à l'épée dans un lycée en Suède: au moins trois blessés
-
Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux
-
La Bourse de Paris met fin à huit séances de baisse consécutives
-
Entre William et Harry, une réconciliation toujours hors d'atteinte
-
Influenceuse tuée dans le Gard : le suspect est un homme au lourd profil judiciaire
-
La forêt de Fontainebleau, en partie ravagée en juillet par le feu, rouvre au public samedi
-
Bronchiolite des bébés: deux traitements préventifs mieux remboursés
-
Tennis: trahi par un genou, Sinner renonce à l'US Open
-
Budget: le gouvernement en mode déminage et ballons d'essai avant un automne laborieux
-
Finale du Mondial-2026: l'Argentin Leandro Paredes suspendu dix matches par la Fifa
-
Le président iranien veut mettre fin à la guerre, jugeant l'Iran "en position de force"
-
Influenceuse du Gard: un suspect mis en examen pour assassinat
-
Wall Street repart en hausse grâce au retour de l'appétit pour le risque
-
"Il paraît que je vous ai manqué": Mélania Trump de retour après un mois à l'écart du public
-
Euro de volley: lancement réussi pour les Bleues
-
Délinquance: le Japon met fin à son partenariat avec une émission controversée de Netflix
-
"Bouclier oriental": des soldats polonais et allemands sécurisent la frontière entre l’Otan et la Russie
-
Norvège: toujours hospitalisé, le roi Harald, 89 ans, annule des engagements
-
Grèce : capture d'une louve recherchée pour avoir attaqué un enfant
-
Trump veut plus de 1.000 lancements spatiaux par an depuis les Etats-Unis
-
"Merci pour tout, Loulou": les Grands Tours saluent Alaphilippe
-
L'épidémie d'Ebola en RDC "progresse de façon exponentielle", alerte l'ONU
-
Le Japon proteste contre des essais de missiles russes au large d'îles disputées
-
L'automne à Paris: pourquoi sécheresse et canicule font tomber les feuilles
-
A l'ère des drones, l'entraînement à l'ancienne de recrues ukrainiennes
-
El Niño: le canal de Panama réduit son trafic face à la baisse des précipitations
-
Dans les logements inadaptés aux canicules, des morts de chaud par milliers
-
Présidentielle: Gabriel Attal de nouveau ciblé par des opérations de désinformation russes
-
Tour d'Espagne: Pogacar a une nouvelle page à écrire en complétant sa trilogie
-
Renards, fouines, corbeaux: le gouvernement publie la liste des "nuisibles" pouvant être tués
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe va mettre un terme à sa carrière, selon des médias
-
La cheffe de la CPI met en garde contre la "disparition de l'État de droit international" après les sanctions américaines
-
Présidentielle: Gabriel Attal de nouveau ciblé par des opérations de désinformation prorusses
-
La Bourse de Paris en légère hausse, mais prudente
-
En vogue, les marques de distributeurs peaufinent leurs recettes
-
Angleterre: Arsenal se rêve en nouvelle puissance hégémonique
-
Ligue 1: le PSG seul au monde
-
Après CNews, Sonia Mabrouk promet "une conversation saine" sur BFMTV, sans se renier
-
Rentrée des radios et télés : cap sur la présidentielle
-
Italie: à la poursuite de l'Inter Milan
-
Hong Kong: deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"
-
Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU
-
Futur chef de l'ONU: les cinq femmes et les trois hommes en lice
-
Les conséquences d'un phénomène El Niño record pour le monde
-
Dans la Hongrie post-Orban, la liberté retrouvée au festival de musique de Sziget
-
Dans les Appalaches, la "maladie du poumon noir" ronge de plus en plus les mineurs
-
"On s'aimait bien pourtant": sur les îles turques, l'incertain pari du retour pour les exilés grecs
-
Gamescom 2026: l'industrie du jeu vidéo se réunit à Cologne en attendant "GTA VI"
-
En Syrie, l'administration kurde désormais intégrée dans celle de l'Etat
-
Washington menace les pays qui ne rejoindraient pas sa guerre économique contre l'Iran
Après le passage de l'ouragan Melissa à Cuba, le difficile travail de reconstruction
Trois semaines après le passage de l'ouragan Melissa dans la localité d'El Cobre, dans l'est de Cuba, Rosa Cintra, 80 ans, vient tout juste de retrouver sa maison, une cabane qu'elle a reconstruite en récupérant des planches et des tôles.
Mais beaucoup reste à faire pour que les habitants des provinces orientales de l'île retrouvent un semblant de normalité après le passage de l'ouragan qui a frappé un pays déjà affaibli par une grave crise économique, des pénuries chroniques et une épidémie de chikungunya.
"En cherchant des morceaux de tôle et des petites choses, j'ai reconstruit ma petite cabane. Et me voilà", raconte Rosa Citra, devant sa modeste habitation au sol en terre battue.
Avant le passage de Melissa, qui a touché Cuba le 29 octobre en catégorie 3 (sur 5) avec des vents soufflant à 195 km/h, l'octogénaire s'était réfugiée chez sa petite-fille, avec quelques habits et son téléviseur.
"Le reste, je l'ai laissé ici parce que je ne pensais pas qu'il allait arriver ce qui est arrivé (...) La plupart des choses ont été perdues", explique-t-elle, contente cependant d'avoir pu enfin passer une première nuit chez elle.
Aucune perte humaine n'a été déplorée par les autorités cubaines qui avaient mis 735.000 personnes à l'abri dans cinq provinces, alors qu'au moins 76 personnes ont perdu la vie dans l'ensemble des Caraïbes à cause de Melissa.
Mais 150.000 habitations ont été endommagées et quelque 50.000 personnes n'ont toujours pas regagné leur maison, selon les dernières évaluations de l'ONU. Près de 160.000 hectares de culture ont été dévastés.
A El Cobre, dans la province de Santiago de Cuba, environ la moitié des 7.000 habitants n'ont toujours pas d'électricité, raconte par téléphone à l'AFP le prêtre Rogelio Dean, en charge du sanctuaire de la ville.
"L'approvisionnement en eau de la localité fonctionne, même si la qualité de l'eau n'est pas encore optimale", ajoute le religieux qui, au beau milieu des travaux de reconstruction, souffre du chikungunya, comme de nombreux autres habitants.
"Nous avons des médecins (...) qui font un travail admirable pour soigner les personnes qui ont été contaminées, même après avoir terminé leur service", souligne-t-il, alors que l'épidémie de cette maladie virale transmise par le moustique, survenue en juillet, s'est propagée à l'ensemble du pays.
Environ 30% des 9,7 millions de Cubains ont déjà été touchés par ce virus ou par la dengue, selon les autorités sanitaires.
- "Beaucoup pleuré" -
Outre le rétablissement progressif du courant et le dégagement des routes, le gouvernement a distribué des tôles pour aider à la reconstruction des habitations, même si la quantité n'est pas suffisante.
"On m'a donné seulement vingt-trois tôles, il m'en faut quarante-neuf pour couvrir toute la maison (...) on espère qu'ils auront la gentillesse de (...) nous donner ce qu'il faut", explique Moraima Lopez, 56 ans.
En parallèle, la paroisse a organisé des groupes de volontaires pour aider aux travaux.
"Nous avons reconstruit quatre maisons, dont une depuis zéro. Nous y avons laissé un monsieur qui vit seul, dans sa maison, bien à l'abri", raconte Yoismel Correa, qui mène de front son travail de chirurgien orthopédique et cette action volontaire.
La province de Santiago de Cuba, la deuxième la plus peuplée du pays après La Havane, reste à ce jour celle qui connaît la récupération électrique la plus lente. En début de semaine, 58% des foyers avaient retrouvé du courant, contre la quasi-totalité dans les autres provinces de l'est, selon le ministère de l'Énergie.
L'aide internationale continue d'arriver, notamment en provenance de l'ONU, de l'Union européenne, de Chine, du Venezuela, du Mexique et d'autres pays de la région. Deux avions d'aide humanitaire, affrétés par l'archidiocèse de Miami, sont par ailleurs arrivés à Santiago et Holguin.
Le représentant des Nations Unies à Cuba, Francisco Pichon, a toutefois rappelé la semaine dernière à l'ONU que Cuba, en raison de l'embargo américain, faisait face à "une véritable inégalité dans l'accès aux financements pour répondre aux urgences".
Exclue des institutions financières internationales, l'île communiste a moins d'outils "par rapport à d'autres petits États insulaires en développement de la région, qui peuvent accéder à des mécanismes d'assurance contre les catastrophes", souligne-t-il.
Pour le père Rogelio, "le plus grand obstacle" pour la reconstruction reste aujourd'hui le moral des habitants. "Les gens ont beaucoup pleuré, ils sont très démoralisés", constate-t-il.
J.Saleh--SF-PST