-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles endeuillées cherchent toujours à comprendre
-
À Paris, l'œil d'Elton John en collectionneur de photographies
-
Commerzbank : plainte pour soupçons de manipulation de marché dans l'offre hostile d'UniCredit
-
Mort de Nahel Merzouk: la Cour de cassation annule la requalification des faits pour le policier
-
Fibre Excellence: syndicats et régions déplorent un "début de renoncement" de l'Etat
-
L'OIT adopte un traité inédit pour les travailleurs des plateformes numériques
-
"C'était des calculs simples": les élèves en 1ère ont étrenné l'épreuve anticipée du bac en maths
-
Un fonds américain pourrait entrer au capital du groupe français Eramet, selon le FT
-
En France, l'arrivée d'énormes centres de données bouscule les territoires
-
Au Liban, des combattants du Hezbollah enterrés dans des tombes provisoires
-
La Chine confirme retenir un citoyen américain soupçonné d'espionnage
-
Ebola: l'épidémie continue de s'étendre en RDC, dit l'OMS
-
"Nous sommes tous des migrants", dit le pape au dernier jour de son voyage en Espagne
-
Séisme aux Philippines: le bilan révisé à 46 morts et 38 disparus
-
David Hockney, un hymne à la vie en couleurs
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Au large de Mayotte, des amas de "glace de CO2" découverts au fond de l'océan
-
"Pas de Suisse à 10 millions": les Helvètes partagés
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: avec Montella, la renaissance de la Turquie s'écrit en italien
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
-
IA, robots et souveraineté numérique au cœur des 10 ans de VivaTech
-
Les trottinettes en libre-service interdites à Bruxelles en 2027
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
-
Macron diplomate, l'intuition inaboutie d'une Europe puissance
-
À Marseille, une "slow fashion week" pour une mode accessible et durable
-
Eva Huault, l'actrice au naturel qui secoue le cinéma français
-
"Une batterie sur roues": en Suède, les voitures électriques d'une copropriété alimentent le réseau
-
En Afrique, les motos électriques inondent le marché, portées par la guerre au Moyen-Orient
-
En Roumanie, la quiétude de Sulina, sur la mer Noire, à l'épreuve de la guerre en Ukraine
-
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
-
A Rangoun, la jeunesse danse toute la nuit pour oublier la guerre
-
À Goussainville, la renaissance d'un village fantôme
-
Trump fête ses 80 ans dimanche avec un combat de MMA à la Maison Blanche
-
Drones, missiles: l'expertise ukrainienne s'impose au salon de défense Eurosatory
-
Combat à la Maison Blanche: les passionnés célèbrent un "essor incroyable" du MMA
-
Le New Jersey ouvre un musée célébrant son héros, Bruce Springsteen
-
Une colonie martienne et des datacenters spatiaux: les folles promesses de Musk aux investisseurs
-
Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné pour l'envoi de drones au Nord
-
Mondial-2026: à 15.000 km de Buenos Aires, un Indonésien fan inconditionnel de Messi
-
Téhéran dit ne pas avoir tranché sur un accord brandi par Trump après l'annulation de frappes
-
Thaïlande: la "princesse Bha", fille aînée du roi, s'éteint à 47 ans
-
Les obsèques de Bernadette Chirac à Paris avant un hommage en Corrèze
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
-
Iran: Trump annule des frappes, assure qu'un "très bon accord" a été trouvé
-
Mondial-2026: Le Mexico ouvre le bal par une victoire à l'Azteca
-
Mondial-2026: le Mexique démarre en beauté à domicile
-
Royaume-Uni: démissions en cascade au ministère de la Défense, Starmer sous pression
Changement climatique et vin: une étude jette un pavé dans le marc
Qu'est-ce qui fait une bonne ou mauvaise année pour le vin? La question taraude non seulement les producteurs, mais aussi les scientifiques, qui tentent depuis longtemps d'y répondre en observant de près les conditions météo.
Une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue iScience s'est penchée sur la question avec un nouveau degré de détail, et lance un pavé dans la mare en avançant que le changement climatique pourrait contribuer partiellement et jusqu'à un certain point à l'amélioration de la qualité du vin.
En analysant les évaluations des vins de Bordeaux par des critiques sur plusieurs décennies, l'étude montre que les bonnes années sont caractérisées par de forts écarts de températures, une température moyenne plus élevée, et une saison précoce et courte.
Or le changement climatique doit rendre ces conditions de plus en plus fréquentes. L'étude conclut donc qu'à mesure que la planète se réchauffe, la qualité du vin pourrait continuer à augmenter, jusqu'à une certaine limite.
"Je ne pense pas que le changement climatique soit une bonne chose", prévient ainsi Andrew Wood, auteur principal de l'étude.
En effet, le réchauffement génère dans le même temps de nombreux problèmes pour les vignes, notamment l'augmentation d'"événements extrêmes", dit-il à l'AFP.
Par exemple, le risque accru d'incendie est évidemment une menace. Le bourgeonnement précoce rend en outre les vignes plus vulnérables face à la grêle ou le gel au printemps.
Et même si les bonnes années sont caractérisées par un été sec et chaud, une sécheresse trop prononcée peut se révéler dévastatrice. Lorsqu'un certain seuil est atteint, les raisins peuvent aller jusqu'à "tomber des vignes", souligne-t-il.
Mais lorsque les vignes survivent, alors les chances de météo favorables à un bon vin sur l'année devraient se multiplier -- du moins pour l'instant.
"Il se pourrait que nous soyons très proches du moment" où le vin "arrête de devenir meilleur, et commence à être bien pire", nuance le chercheur à l'Université d'Oxford. "Nous ne savons simplement pas où se trouve le seuil."
- Vins "plus forts" -
Pour le moment, en analysant les notes attribuées au vignoble bordelais entre 1950 et 2020, les chercheurs ont observé une tendance à une amélioration de la qualité du vin.
Il s'agit ici des notes données notamment par les marchands de vin à l'ensemble du vignoble bordelais chaque année, au niveau régional.
L'amélioration observée est liée à une augmentation du nombre d'années présentant ces conditions favorables plus récemment, selon les auteurs, qui reconnaissent que les avancées technologiques ont toutefois aussi pu jouer.
L'augmentation des températures conduit à une photosynthèse accrue, et donc davantage de sucre, pour un taux d'alcool plus élevé, soit à des vins "plus forts".
Ces vins "vieillissent plus longtemps, et vous donnent des saveurs plus riches et intenses, davantage de sucre et moins d'acidité", commente Andrew Wood.
De précédentes études avaient depuis longtemps identifié l'effet bénéfique d'hivers pluvieux et de températures élevées en été.
Mais les chercheurs ont ici montré que les autres saisons jouent également un rôle important: un printemps humide et chaud, et un automne sec et frais, sont aussi associés à des vins mieux notés.
Pour aller dans ce niveau de précision, ils se sont penchés sur les notes attribuées par des critiques après la dégustation individuelle de vins d'Appellations d'origine contrôlée (AOC), et les ont comparé à la météo très localement.
Selon le chercheur cette "recette" météo pourrait s'appliquer à d'autres régions du monde. Mais il rappelle qu'il ne s'agit pas là d'un prétexte pour céder à l'ivresse.
"Le problème, dans les scénarios où il se met à faire très chaud, c'est l'eau. Si les plantes n'en ont pas assez, elles dépérissent", explique-t-il. "Le consensus, est que les vins continueront à s'améliorer, jusqu'au moment où elles dépériront."
H.Nasr--SF-PST