-
Thaïlande: la "princesse Bha", fille aînée du roi, s'éteint à 47 ans
-
Les obsèques de Bernadette Chirac à Paris avant un hommage en Corrèze
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
-
Iran: Trump annule des frappes, assure qu'un "très bon accord" a été trouvé
-
Mondial-2026: Le Mexico ouvre le bal par une victoire à l'Azteca
-
Mondial-2026: le Mexique démarre en beauté à domicile
-
Royaume-Uni: démissions en cascade au ministère de la Défense, Starmer sous pression
-
Mondial-2026: premier entraînement brièvement ouvert à la presse pour l'Iran
-
Wall Street termine en nette hausse, portée par l'Iran et la tech
-
SpaceX officialise son entrée en Bourse record pour vendredi
-
Mondial-2026: C'est parti à Mexico
-
Le stade Azteca et Shakira lancent le Mondial-2026
-
Iran: Trump annule des frappes évoquant la possible signature d'un accord imminent
-
Le Real Madrid rappelle José Mourinho, treize ans après
-
Échec pour la vente aux enchères du premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex
-
Mondial-2026: à Mexico, les fans fêtent le football malgré les manifestations
-
"Nous vivons cachés": des immigrés sous le choc après les violences à Belfast
-
Besançon: naissance "rarissime" d'un lémurien menacé
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran, qui le met en garde contre un "bourbier sans fin"
-
Tour Aura: Van Aert, par amour-propre
-
Cyclisme: au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, la folie Seixas
-
Suède: pas de smartphone avant 13 ans, recommande l'agence de santé publique
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré la hausse des taux de la BCE
-
L'arbitre somalien refoulé des Etats-Unis dirigera la Supercoupe d'Europe (UEFA)
-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
-
Le phénomène climatique El Niño a commencé, le pic attendu en fin d'année
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran et de s'emparer de ses sites pétroliers
-
Mort d'Elisa Pilarski: sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis
-
Wall Street ouvre en hausse, profite d'un nouveau rebond de la tech
-
La Mongolie rapatrie des fossiles de dinosaures, au terme d'une bataille juridique de 13 ans
-
"Faux départ" de la consigne du verre, déplore l'ONG Zero Waste
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
-
G7: un sommet sous haute sécurité en France... et en Suisse
-
L'Indonésie "peut gérer" les pressions économiques, objectif de croissance de 8% maintenu (vice-ministre des Finances à l'AFP)
-
Aux Canaries, le pape dénonce "l'indifférence" du monde face au sort des migrants
-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
Dans l'Est de la France, une forêt à manger pour sauver la planète
Feuilles d'acajou, salade d'égopode, fleurs de marguerite, pain d'épices à la farine de glands...: dans la Bresse (Est de la France), une forêt comestible offre tout ce dont l'humain a besoin pour se nourrir, tout en respectant la planète.
"Ici, qu'est-ce qui se mange ? Tout ce qui vous entoure": Fabrice Desjours balaie de la main un luxuriant chaos végétal fait d'enchevêtrements de lianes, de plantes et d'arbustes, dominés par des arbres aux surprenantes origines.
"Ce cornouiller du Japon fait des fruits assez étonnants, qui vont se consommer", explique Fabrice Desjours en montrant un arbre aux magnifiques fleurs blanches étoilées. "Eh oui, ça tient à -20°C", ajoute le fondateur de la Forêt gourmande.
"Ça, c'est un bambou sasa. On mange les petites pousses. Sauté, c'est juste délicieux... Ça, c'est un acajou de Chine, on en fait des super pestos", dit-il en faisant déguster au visiteur dubitatif des feuilles vert rouille qui donnent effectivement l'impression délicieuse de croquer dans un oignon légèrement noisetté.
Puis, pointant le doigt vers le sol tapissé de plantes: "C'est de l'orpin reprise, un super légume. Et là, l'aralia, un légume asiatique. Les restaurateurs aiment beaucoup".
Plus de mille espèces sont cultivées sur les 2,5 hectares de la "FoGo" (Forêt gourmande), plantée dans la Bresse bourguignonne à la seule initiative de Fabrice Desjours.
Chapeau de paille usé et mains de jardinier, cet ancien infirmier passionné de plantes "depuis tout petit" appréciait de retrouver dans la forêt le "calme" que son métier lui refusait.
Globe-trotter, il découvre, au cours de ses pérégrinations, que des agroforêts nourrissent encore des populations de Sumatra, du Costa Rica, des Comores... "Les habitants partaient en forêt et revenaient dix minutes après avec des paniers pleins de choses succulentes. C'était l'abondance de nourriture", se souvient-il.
- Aucune irrigation -
"J'avais moi aussi envie de créer mon oasis": en 2010, après avoir été formé à l'agro-foresterie, il rachète quelques hectares de prés désolés et plante sa forêt gourmande à la force de ses seuls bras et finances.
"L'idée était vraiment de faire une forêt à manger, sans érosion des sols et sans traitement", explique-t-il à l'AFP.
Outre les premières années de plantation, aucune irrigation n'est nécessaire. Car la FoGo est plantée "avec des variétés qui résistent à la sécheresse" mais aussi parce qu'elle "conserve l'eau dans le sol" grâce à un assemblage de plantes spécifiques qui renforcent la biodiversité, explique Fabrice, la voix couverte par les chants d'oiseaux.
D'abord rêve d'un seul homme, la FoGo est devenue un laboratoire des "jardins-forêts" que "tous" veulent imiter. En Normandie, à Lille, à Toulouse. En altitude ou en plaine. En zones inondables ou sèches, l'association à but non lucratif créée en 2018 pour soutenir la forêt gourmande conseille aujourd'hui une cinquantaine de projets par an et forme "5 à 600 personnes".
"Il y a énormément d'engouement", confirme Geneviève Michon, marraine de la FoGo et experte des agroforêts à l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
"Ça nous est venu des tropiques", explique la chercheuse. "C'est arrivé en Europe il y a trente ans, au Royaume-Uni d'abord. En France, cela a pris du temps: quand j'ai voulu faire des recherches là-dessus, dans les années 80, on m'a répondu: l'agroforêt n'a aucun avenir!", se souvient-elle.
"Aujourd'hui, on redécouvre l'idée qu'on peut manger la forêt. Ça fait tache d'huile car on réalise le coût énorme de l'agriculture industrielle".
Soudain, dans sa jungle comestible, Fabrice Desjours lance un appétissant "à table !", les bras chargés d'une "super-salade" de gaillet blanc, orpin reprise, gléchome..., assortie d'une purée d'igname de Chine et, pour finir, d'un pain d'épices de farine de glands. Le tout arrosé d'une tisane de roses du Japon.
"Entrée, plat, dessert", lance-t-il avec satisfaction. "Oui, avec la forêt, on peut faire un repas complet".
Y.AlMasri--SF-PST