-
JO-2026: Franjo von Allmen, le colosse au visage d'enfant
-
JO-2026: le Suisse Franjo von Allmen sacré champion olympique de la descente
-
ACC abandonne ses projets de gigafactories en Italie et Allemagne
-
Les Etats-Unis veulent la fin de la guerre en Ukraine d'ici juin, selon Zelensky
-
L'Iran espère une poursuite des négociations avec Washington, mais répète ses lignes rouges
-
Le Pakistan enterre les victimes de l'attentat meurtrier contre une mosquée
-
Jack Lang, visage immuable de la culture rattrapé par ses liens avec Epstein
-
NBA: les Pistons punissent les Knicks, les Celtics renversent le Heat
-
JO-2026: Miradoli et les descendeuses bleues en quête de magie olympique
-
Au Muséum d'Histoire naturelle, fossiles et squelettes déménagent
-
Une plateforme de cryptos sud-coréenne envoie accidentellement 620.000 bitcoins à des utilisateurs
-
"La partie continue !": malgré l'arrêt de Game One, l'animateur Marcus refuse le Game Over
-
Affaire Epstein: la pression monte sur l'ancien ministre français Jack Lang
-
"Des débris tombaient du toit": des témoins racontent l'attentat contre une mosquée d'Islamabad
-
Au Pakistan, journée de funérailles pour les victimes d'un attentat meurtrier contre une mosquée
-
"Don Colossus": une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier
-
A la frontière avec la Thaïlande, des Cambodgiens de retour "à la case départ"
-
Cuba adopte la semaine de quatre jours pour faire face à la crise énergétique
-
Trump se défend de tout racisme, après la vidéo montrant les Obama en singes
-
Trump salue de "très bonnes" discussions avec l'Iran
-
Pakistan: l'EI revendique un attentat-suicide qui fait au moins 31 morts dans une mosquée chiite
-
Affaire Epstein: Jack Lang pressé de démissionner, convoqué au quai d'Orsay et visé par la justice
-
Andiamo! L'Italie lance ses JO d'hiver avec une cérémonie qui célèbre l'harmonie
-
Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée
-
Le Liban et la Syrie signent un accord sur le transfert de prisonniers syriens
-
Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine
-
Pour les données de santé, le gouvernement renonce à Microsoft
-
Sonia Mabrouk démissionne de CNews, en pleine tourmente avec le maintien de Morandini
-
La Bolivie accélère son rapprochement avec Washington tout en maintenant ses liens avec Pékin
-
Fin de la grève à la Corsica Linea qui reprend ses liaisons maritimes
-
Pakistan: un attentat-suicide fait au moins 31 morts dans une mosquée chiite
-
Un journaliste du Parisien cyberharcelé, le journal met en cause Rima Hassan
-
Trump diffuse puis retire une vidéo raciste montrant les Obama en singes
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche aux Affaires étrangères
-
Sonia Mabrouk annonce à l'AFP sa démission de la chaîne CNews
-
Après un répit, Espagne et Portugal se préparent pour de nouvelles intempéries
-
Danone rappelle de nouveaux lots de lait infantile au Royaume-Uni et en Espagne notamment
-
MaPrimeRénov': "rendez-vous personnalisé" obligatoire pour les rénovations d'ampleur
-
La Bourse de Paris finit en hausse une semaine dominée par la thématique de l'IA
-
Grève dans les transports maritimes: la direction de Corsica Linea appelle à la reprise de l'activité
-
Affaire Epstein: la police britannique perquisitionne à deux adresses liées à Mandelson
-
Clonage de voix: une société d'IA visée par des doubleurs français a retiré ses contenus litigieux
-
Affaire Epstein: Macron ciblé par une opération de désinformation liée à la Russie
-
Cambodge : les stigmates de récents combats constellent les murs millénaires du temple de Preah Vihear
-
Nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour "tentative de corruption de mineurs", mais prescrite
-
Rapt d'une magistrate et de sa mère pour une rançon en cryptomonnaies à son conjoint
-
L'Iran dit qu'il va "poursuivre les négociations" avec les Etats-Unis
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, accusée de mener des essais
-
L'UE propose de nouvelles sanctions contre Moscou, ciblant énergie et secteur bancaire
-
L'Iran annonce qu'il va "poursuivre les négociations" avec les Etats-Unis
La stérilisation en Inde: une charge, potentiellement dangereuse, réservée aux femmes
Dans une clinique indienne rurale, des cris de douleur retentissent depuis le bloc opératoire tandis que Kajal, sous forte sédation, attend fébrilement son tour pour sa stérilisation, première méthode de planning familial dans le pays.
"L'anesthésie n'a pas dû encore faire effet", déclare un assistant médical devant la clinique du village de Bhoodbaral, dans le nord du pays, où des femmes aux têtes couvertes de foulards colorés attendent pour subir une ligature des trompes.
Cette procédure de stérilisation banale, qui n'est pas sans danger en Inde, dure une cinquantaine de minutes.
Kajal, 25 ans, et son mari Deepak peinaient à joindre les deux bouts avec leurs trois enfants, alors il a été décidé qu'elle se ferait stériliser. Il n'était pas question pour lui d'opter pour une vasectomie, pourtant une procédure de 10 minutes.
"Je pense que cela me rendrait faible", explique Deepak, ouvrier dans une usine.
L'Inde est en passe de devenir le pays le plus peuplé du monde, selon les estimations de l'ONU publiés mercredi. Au milieu de cette année, elle comptera plus d'habitants que la Chine dont la population a diminué, l'an dernier, pour la première fois depuis 1960.
L'Inde a été le premier pays à adopter la planification familiale comme politique officielle en 1952, mais à la suite d'une campagne de stérilisation des hommes dans les années 1970, notoirement impopulaire, l'accent a finalement été mis sur celle des femmes.
Bien que les hommes aient la possibilité de recourir à une vasectomie non invasive, les femmes comme Kajal sont souvent incitées par les personnels de santé gouvernementaux à subir une opération, avec rétribution financière en espèces, équivalent à 22 euros.
- Vasectomie égale "impuissance" -
Selon Poonam Muttreja de l'organisation non gouvernementale Population Foundation of India, les craintes avancées par Deepak sont monnaie courante dans cette "société très patriarcale".
"Le mythe (de la vasectomie) le plus répandu parmi les hommes et les femmes est qu'un homme perd sa virilité", déclare Mme Muttreja à l'AFP.
"C'est juste une croyance. Mais la croyance est la réalité pour les gens" en Inde, fait-elle valoir.
"Les gens croient à tort que la vasectomie sans scalpel conduit à l'impuissance", confirme le Dr Ashish Garg, surintendant médical du centre de santé de Bhoodbaral, "c'est tabou".
D'avril 2022 à mars de cette année, plus de 180 femmes et seulement six hommes ont été stérilisés dans ce centre.
Les centres de stérilisation sont nombreux en Inde, en particulier dans les vastes zones rurales où vivent les deux tiers de la population, et les actes de chirurgie bâclés.
L'année dernière, quatre femmes sont décédées et neuf autres ont dû être hospitalisées après une stérilisation dans l'État méridional de Telangana.
En 2014, au moins 11 femmes sont mortes après avoir été stérilisées dans un centre de santé dans l'État central du Chhattisgarh.
Selon Mme Muttreja, le gouvernement doit faire plus pour promouvoir la contraception. "C'est une pilule magique", dit-elle mais il faut aussi inciter les hommes à se faire stériliser.
Harbir Singh, habitant de Bhoodbaral, âgé de 64 ans, n'en démord pas: selon lui, la vasectomie prive les hommes de la "force" dont ils ont besoin pour travailler et nourrir la famille.
"L'homme doit sortir et rapporter de l'argent (...) Les femmes font à manger et restent à la maison", ajoute-t-il.
Les mentalités ne changeront qu'à la faveur d'une volonté politique et d'une meilleure éducation, estime Poonam Muttreja.
"Investir dans la santé et l'éducation réduit les coûts économiques pour la famille et mais aussi pour le pays".
D.Khalil--SF-PST