-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
-
Le phénomène climatique El Niño a commencé, le pic attendu en fin d'année
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran et de s'emparer de ses sites pétroliers
-
Mort d'Elisa Pilarski: sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis
-
Wall Street ouvre en hausse, profite d'un nouveau rebond de la tech
-
La Mongolie rapatrie des fossiles de dinosaures, au terme d'une bataille juridique de 13 ans
-
"Faux départ" de la consigne du verre, déplore l'ONG Zero Waste
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
-
G7: un sommet sous haute sécurité en France... et en Suisse
-
L'Indonésie "peut gérer" les pressions économiques, objectif de croissance de 8% maintenu (vice-ministre des Finances à l'AFP)
-
Aux Canaries, le pape dénonce "l'indifférence" du monde face au sort des migrants
-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, riposte et promet de refermer Ormuz
-
E-commerce: amende record pour Coupang en Corée du Sud après une fuite de données
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, promet de refermer Ormuz
-
Mondial-2026: et maintenant, place au foot et à la fête à Mexico !
-
Ingérences: Lecornu présente les risques et réponses avant la présidentielle
Polluants "éternels" PFAS: premier pas vers une interdiction dans l'UE
Vers une interdiction des polluants dits "éternels" PFAS dans l'UE après 2026? Un régulateur européen va évaluer une proposition de cinq pays, dévoilée mardi, visant à bannir ces composants omniprésents et nocifs pour la santé.
Les autorités sanitaires allemande, danoise, néerlandaise, norvégienne et suédoise avaient déposé mi-janvier auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ce projet appuyé par d'autres pays dont la France qui a récemment présenté son propre "plan d'action".
La proposition, qui cible 14 secteurs d'activité, vise à interdire la production, l'utilisation, l'importation et la mise sur le marché de quelque 10.000 composants perfluorés (PFC) et polyfluoroalkylés (PFAS) dans l'UE comme dans l'Espace économique européen.
"Cette approche groupée est plus efficace" que de cibler des composés individuels, elle "permet d'éviter que des PFAS interdits soient remplacés par d'autres PFAS", a observé Frauke Averbeck, de l'autorité sanitaire allemande (BAuA).
Ces composés chimiques de synthèse ont été développés depuis les années 1940 pour résister à l'eau et à la chaleur: dotés de propriétés anti-adhésives et imperméables, ils sont utilisés dans l'industrie et présents dans des objets de la vie courante: produits en téflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles...
Quasi-indestructibles, les PFAS (une famille regroupant plus de 4.700 molécules) s'accumulent avec le temps dans l'air, le sol, les eaux des rivières, la nourriture et jusqu'au corps humain, d'où leur surnom de polluants "éternels".
Les cinq pays ont affirmé que leur proposition "serait l'une des plus grandes interdictions de substances chimiques jamais imposées en Europe (...). Elle réduirait à long terme les quantités de PFAS dans l'environnement et rendrait les produits et processus (industriels) plus sûrs pour les humains", dans une déclaration commune.
-Période transitoire-
Entre 140.000 et 310.000 tonnes de PFAS ont été introduites en 2020 sur le marché européen. Si aucune restriction n'est adoptée, les initiateurs du projet estiment qu'au moins 4,4 millions de tonnes de PFAS s'échapperont dans l'environnement au cours des 30 prochaines années dans l'UE.
Affaiblissement du système immunitaire, cancers, diabètes, obésité: le coût annuel de l'exposition aux PFAS pour la santé publique européenne est estimé entre 52 et 84 milliards d'euros.
En pratique, la proposition décrit deux scénarios vers l'interdiction. Le premier accorderait aux entreprises un délai de 18 mois pour se passer des PFAS. Le second prévoit une durée de transition variable selon les usages et la disponibilité de substances alternatives, d'un an et demi en général (pour les cosmétiques, emballages alimentaires...) mais pouvant aller jusqu'à 12 ans (pour les dispositifs médicaux, par exemple).
"Dans de nombreux cas, il n'existe pas encore d'alternative, et dans certains cas, il n'y en aura peut-être jamais", reconnaissent les cinq pays.
Des dérogations illimitées sont envisagées pour certains secteurs soumis à des réglementations spécifiques (produits phytopharmaceutiques, biocides, médicaments).
-"Historique"-
L'ECHA va entamer des consultations sur cette proposition. Ses commissions scientifiques évalueront son impact environnemental mais aussi économique et social.
L'agence transmettra ensuite une recommandation à la Commission européenne qui élaborera une réglementation soumise in fine à l'approbation des 27 Etats membres de l'UE. Ces derniers pourraient se prononcer courant 2025 pour une éventuelle mise en oeuvre après 2026.
Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a appelé l'UE "à avancer aussi vite que possible sans abaisser le niveau d'ambition" du texte.
L'ONG environnementale Générations Futures a salué une proposition "historique" mais "qui doit être renforcée", s'inquiétant notamment des dérogations envisagées.
De son côté, l'organisation des producteurs de PFAS (la FPP4EU) estime qu'il sera difficile de se passer de ces substances, vantant leurs nombreuses propriétés (résistance, lubrification, durabilité...) et leur rôle central dans les chaînes d'approvisionnement de secteurs tels que la pharmacie ou l'automobile.
Mais l'industrie chimique se prépare déjà. Epinglé pour les émissions polluantes de ses usines en Belgique et aux Etats-Unis, le conglomérat américain 3M a annoncé fin décembre qu'il arrêterait d'ici fin 2025 la production des PFAS et cesserait d'en intégrer dans ses produits.
O.Mousa--SF-PST