-
Foot: France-Brésil, une affiche de prestige comme un avant-goût de Coupe du monde
-
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
-
Travail dissimulé: Foodora plaide coupable et échappe à un procès au pénal
-
Ski: Mikaela Shiffrin remporte le classement général de la Coupe du monde pour la 6e fois
-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Le Sri Lanka mercredi au ralenti pour économiser sa précieuse énergie
-
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la communauté juive
-
L'Iran et Israël échangent des frappes, tractations en coulisses au Moyen-Orient
-
Dans un paysage politique très morcelé, le Danemark se cherche un gouvernement
-
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles
-
Tourisme, agriculture, luxe, ...: les secteurs les plus touchés par la guerre au Moyen-Orient
-
Le Hezbollah revendique des attaques contre les troupes israéliennes, nouveaux raids israéliens contre le sud du Liban
-
Le président bélarusse en Corée du Nord pour sa première visite officielle
-
Maybach : Entre splendeur et tournant
-
En Ukraine, la guerre en Iran suscite une ruée vers l'or, version drones
-
Pourquoi l'or et l'argent ont chuté avec la guerre
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses, selon une étude
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses (étude)
-
La Bourse de Paris en nette hausse avec les espoirs de fin de guerre au Moyen-Orient
-
Le coût des pique-niques sous les cerisiers en fleurs au Japon a augmenté de 25% depuis 2020, selon un économiste
-
Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
-
Liban: "assiégés" par Israël, les derniers habitants de Tyr résistent
-
La BCE dispose d'un "éventail d'options" face au choc énergétique, dit Lagarde
-
Finies les vidéos divertissantes de Sora, OpenAI se recentre sur des outils professionnels
-
A Manille, les conducteurs de minibus en peine face à la flambée du diesel
-
La guerre au Moyen-Orient scelle le rapprochement entre la tech et l'armée américaine
-
Recycler les couches: le Japon veut en remettre une couche
-
À Mayotte, le conflit au Moyen-Orient inquiète les commerçants qui se fournissent à Dubaï
-
Nouvelles attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
Au Kosovo, la quête des disparus dans l'espoir ténu de pouvoir fleurir une tombe
-
Le calvaire "le plus inhumain" des esclaves africains en quête de justice à l'ONU
-
Les Bourses européennes attendues dans le vert à l'ouverture
-
Objectif Lune: c'est reparti pour un tour
-
Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage "si nécessaire" après une demande du Japon
-
Russie: près de 400 drones ukrainiens abattus, un port touché
-
En Chine, la mode des animaux exotiques laisse le bien-être en suspens
-
Avant les barrages du Mondial-2026, des Azzurri devenus bien pâles
-
Nouvelles vagues d'attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
K-pop: le concert du retour de BTS vu par 18,4 millions de personnes
-
Au moins 9 morts dans des raids israéliens contre le sud du Liban
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Chili : le gouvernement Kast retire son soutien à la candidature de Michelle Bachelet à l'ONU
-
Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs par un tribunal du Nouveau-Mexique
-
Tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred : mère et fille "manipulées" par une avocate "engagée auprès des femmes"
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, le Liban sévit contre l'ambassadeur d'Iran
-
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
-
LR et PS autopsient leurs municipales avec 2027 en vue
-
Le Pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age
-
Le ministre de l'Economie français évoque "un nouveau choc pétrolier"
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux circonspects quant à la possibilité d'une trêve
Aux Philippines, le calvaire quotidien des habitants d'une île aux prises à la montée des eaux
Chaque matin, Maria Tamayo prend soin de se réveiller avant ses petits enfants et s'empare d'une pelle en plastique, pour tenter de retirer l'eau de mer qui s'infiltre dans sa maison du nord des Philippines.
C'est devenu une routine depuis que les marées de la baie de Manille ont commencé à engloutir les rues de son village sur l'île de Pugad, un îlot de sept hectares qui risque d'être submergé complètement.
"Ecoper l'eau prend beaucoup de temps. C'est pourquoi mes pieds ont commencé à me faire mal", déplore Mme Tamayo, qui dit consacrer jusqu'à trois heures par jour à cette tâche.
La femme de 65 ans est l'un des 2.500 habitants du seul village de Pugad, dans la province de Bulacan, qui s'enfonce de quelque 11 centimètres par an, le rythme le plus rapide de tout le pays, selon une étude dirigée par le géologue Mahar Lagmay.
L'affaissement du terrain, connu sous le nom de subsidence, est un phénomène "alarmant" causé par l'exploitation excessive des eaux souterraines, et aggravé par l'élévation du niveau de la mer induit par le réchauffement climatique, explique M. Lagmay.
"Le taux de subsidence (à Pugad) est assez élevé", soutient-il, ajoutant qu'aucune étude n'a été menée concernant la petite île en particulier, mais que les données existantes sur les zones environnantes sont révélatrices.
Avec des marées hautes inondant les rues au moins trois fois par semaine, la mer impose déjà son rythme sur la vie quotidienne des habitants de Pugad.
A l'école, les horaires des cours sont ajustés en fonction des marées pour éviter que les enfants ne contractent des maladies transmises par les inondations.
Des maisons ont été élevées sur pilotis, tandis que les petits commerçants utilisent désormais des tables plus hautes pour garder leurs marchandises au-dessus des eaux troubles qui peuvent monter jusqu'à 1,5 mètre lors des jours de fortes inondations.
- Impossible retour à la normale -
"Je pense déjà qu'il est impossible que nos vies redeviennent normales", observe Jaime Gregorio, chef du village de Pugad.
Si la moyenne mondiale de la montée des eaux est de 3,6 millimètres par an, les Philippines voient la mer monter trois fois plus vite, le Département de l'Environnement et des Ressources naturelles (DENR) estimant même que cela pourrait atteindre 13 millimètres par an.
Karlo Queano, le chef de ce département, prévient que certaines zones côtières du pays pourraient disparaître complètement si rien n'est fait.
Une étude gouvernementale comportant des préconisations est en cours, mais n'est pas attendue avant 2028, rapporte M. Queano.
M. Gregorio assure que les routes sont surélevées tous les trois ans pour que la communauté puisse maintenir une vie normale, mais reconnaît que les projets à long terme pour combattre les inondations ne sont pas mis en place de façon consistante, à cause des changements politiques.
Mme Tamayo, vendeuse de snacks, a vécu sur l'île toute sa vie, mais l'adaptation aux marées a épuisé le peu d'argent que sa famille avait réussi à économiser.
Chaque année depuis trois ans, sa famille fait des travaux pour surélever sa maison avec du gravier et du béton.
"J'aime cette île... Mais parfois je pense à partir", soupire-t-elle.
Son mari, Rodolfo, qui gagne sa vie avec son bateau, estime que rester est une question de survie: "On ne peut pas partir, nous n'avons aucune chance de trouver du travail là-bas, on va être affamés".
M. Lagmay, le géologue, soutient que l'affaissement des sols pourrait être réversible grâce à des politiques efficaces contre le creusement de puits trop profonds.
Cependant, combattre l'élévation du niveau de la mer sera impossible sans un effort concerté des pays les plus industrialisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, souligne-t-il.
N.AbuHussein--SF-PST